M . LE D O Y K N V
pour trois ans, en apprentissage comme dessinatcurlitliographe.
Leur inspiration fut doublement lieureuse. Outre que, plus tard, la lithographie allait permettre au jeune homme non seulement de vivre, mais d'amasser le petit pécule qui devait lui donner toute latitude de suivre, sans soucis immédiats, les cours de l'Ecole de la rue Bonaparte, j'estime qu'il doit à l'exercice, pendant plusieurs années, de ce métier minutieux et difficile, beaucoup des qualités de précision, d'exactitude, qu'accuse cette série de petits portraits d'une technique si parfaite, si solide, que vous allez voir, — et aimer, j'en suis sur.
Quand il eut cueilli, dans sa ville natale, tous les lauriers qu'on y pouvait bien moissonner, sans plus attendre de quelques bons plaisirs plus ou moins capricieux la bourse qu'on attribue, à leur tour de liste, aux disciples dociles, James Lignier, impatient, s'embarqua résolument pour Paris, a3'ant en mains la lucrative profession que je viens de vous dire, et, surtout, très riche d'espérances. C'était en octobre
Il vécut, comme l'avaient désiré ses prévoyants auteurs, en produisant des dessins industriels, des titres de morceaux de musique, un peu tout ce qui se présentait : si bien, même, qu'au bout de deux ans, en 1S78, il pouvait abandonner l'art industriel et entrer dans l'atelier de M. Cabanel, ayant amassé les économies suffisantes pour assurer son entretien, tandis qu'il allait parfaire ses études artistiques. La ville de Dijon, d'ailleurs, lui fut bienveillante, et
quand on sut, là-bas, son application au travail, les promesses que déjà donnait son talent naissant, on lui vota une bourse municipale.