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vraisemlilance, à Londres, pour le nuble caj)!!!' ( l)Jo6 à Kf.j9 ou 13G4), par Girard d'Orléans, son peintre favori, son volontaire compagnon d'exil, est un document extraordinairemcnt précieux. On peut même supposer qu'il fut fait, du 3 janvier au 8 avril 1364, lorsciue, après l'évasion honteuse de son lils et otage le duc d'Anjou, ce -prince chevaleresque, libre sur parole, alla loyalement se remettre aux mains de son vainqueur pour succomber quelques jours après à sa douleur. On sait combien ce pauvre roi Jean, assez court d'esprit, qui coûta si cher à la France par ses prodigalités vaniteuses et sa présomptueuse bravoure, avait l'allure pesante, le veri)e rude, le geste brutal. Son portrait le rend te! que l'ont jieint les chroniqueurs. Vu les circonstances, nous ne saurions être surpris d'y trouver, en plus, dans les accents durs et résolus de son prolil massif, cette expression d'hébétement navrante et de résignât iim désespérée, cette physiojiomie accablée, éteinte et morne. Voilà bien l'implacable sincérité à laquelle tant d'imagiers et de miniaturistes nous avaient déjàaccoulumés. Cette sincérité sans fausse honte, loyale et franche, de plus en plus avisée et perspicace, sera désormais l'honneur liéréditaire des portraitistes français et la sauvegarde constante de leur talent, même aux époques les plus troublées par des conceptions exotiques sur l'idéal et la beauté. Cependant, on trouve quelque chose de plus encore dans ce portrait, muni de son modeste cadre, fragment probable d'un quadriptyque conservé, sous Charles YI, à riiùtid Saint-Pol : on y possède l'aflirmation matérielle que le peintre n'était pas un simple enlumineur, car, dans ce cas, il eût, sans nul doute, en ce petit espace, fait preuve d'une délicatesse et d'une iinesse mieux appropriées. Non, c'était un homme habitué aux grands coups de brosse, larges, puissants, violents même et brutaux, un peintre d'histoire, et qui se trouvait là mal à l'aise, et qui ne fait nul elfoi't pour s'en cacher.