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Le seul lait inti-rossant pour tous, aussi hien pour It's Flanian que pour les l'rancais, c'est quil y eut, à ce moment, un ellort commun vers une expression plus vivante, plus libre et plus précise clans les mouvements et les physionomies des figures, et que cet etTort ne se produisit pas sans une certaine afTecfatinn dans le
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DESSIN SDR SAMIT, PAR JEAN d'oKLÉANS (?), VERS 13Tt
(Musée du Louvre.)
réalisme des gestes et des vêtements, all'ectation plus uu moins accentuée, suivant les mœurs et les tempéraments de chaque race. Des œuvres bien nettement flamandes, comme le tableau des Drapiers, dans l'église Saint-Sauveur à Bruges, et les broderies de la chapelle des ducs de Bourgogne, dans la collection Ambras au Musée impérial de Vienne, nous montrent plus d'exagération encore dans la iiizarrerie des ajustements et des coilTures, dans la coquetterie
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mignardo des attitudes féminines. Les peintres allemands vont bien plus loin encore du côté de la laideur caricaturale. Un peu plus tard, nous allons assister à une autre évolution, décisive et définitive, à un retour marqué vers une élude plus libre et plus profonile de la nature vivante, et, cette fois, par suite de communications et d'échanges dont le détail nous échappe encore, l'évolution naturaliste sera commune à la France, aux l'Iandres, à l'Italie, à l'Allemagne. Les frères de Limbourg, Hubert et Jean van Eyck, Gentile da Fabriano, Viltore Pisano, Stephan Lochner, Masaccio, Fra Angelico, Rogier de la Pasture, Jehan Fouquet, apparaîtront ensemble, ou à quelques années de dislance, pour tirer les conclusions triomphantes de ce travail collectif et latent en des termes parfois presque idenli(|ues. Si l'on pouvait interroger ces grands artistes dans quelque entrevue d'outre-tombe, ils seraient bien surpris sans doute d'être pris pour des nationalistes systématiques et bornés. Tous ont aimé le vrai d'un amour chaleureux et large; tous l'ont cherché partout, sans souci de frontières ni de temps; tous, en cherchant le vrai. ont réalisé le beau. Ne soyons pas plus français, plus llamands, plus italiens, plus allemands qu'ils ne l'ont été eux-mêmes. Admirons-les et aimons-les tous, d'un même amour, comme ils ont admiré et aimé eux-mêmes la nature et la vie, pailout où ils ont pu les observer.
Tous ces dessins de l'école parisienne, après tout, sont délicieux. La gracilili' nerveuse et agile des membres amaigris, l'accent rude ou délicat des profils aigus, la hardiesse de l'exactitude dans les laideurs, l'intensité d'expression, calme ou pathétique, dans les élégances, y sont autant de traits caractéristiques et attirants. On y sent partout une extrême bonne foi, un désir si vif et si na'if jusqu'à la [)uérilité, de nous enchanter, de nous émouvoir, de nous etîrayer! Les vieux soudards camus, chauves, édentés, à têtes de coloquintes, du Parement de Narùonne; les jouvenceaux elFéminés, à visages poupins, aux génuflexions minaudières, de la chasuble nous amusent, comme ils ont amusé nos ancêtres; ou les retroiivci-a longtemps encore dans les tapisseries ou miniatures du siècle suivant. Et dans ce Parement de Narbonne. quelle intelligence, bien française cellelà, de la composition expressive et concentrée, sans hors-d'œuvre, sans distractions d'aucune sorte, ni par des comparses, comme en Italie, ni par des accessoires, comme au Nord! Et dans cette chasuble, quelle grâce, quelle hardiesse aussi de sentiment dans les colloques de toutes ces figurines, aux bras trop émaciés, mais aux visages si
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