‹ Exposition des principes du gouvernement républicain, tel qu'il a été perfectionné en AmériqueChapitre 17 sur 39 · CHAPITRE lî · texte numérisé non relu

CHAPITRE lî

DU POUVOIR LÉGISLAT

J'ai tâché de montrer les attributioiis qui devaient appartenir aux difierens gouvememeus dans lesquels l'analyse nous a conduits à décomposer le pouvoir; mais tous ces gouvememens doivent toujours rester démocratiques et représentatifs , afin d'être fidèles aux grands principes que nous avons établis en commençant. A l'exception des coi*porations^ dont les membres n'ont pas besoin de se faire représenter^ parce qu'ils so|||| trop peu nombreux, et dont les constitutions peuvent varier à l'infini, suivant l'objet qu'elles se proposent, les foi*mes de tous les autres gouvememens doivent être les mêmes. Nous allons donc maintenant examiner séparément l'organisation de chacum des poivroirs sociaux, et ce qw

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j'en dirai s6t*a également applicable a tous les gouvernemcns, quels que soient leurs degrés. Ce ne sont cependâht éftùd Àèi fôJrmules générales que je donne, et c'est k Tintelligence du lecteur à substituer les valeui^. Si j'écrivais pour un p^ en particulier^ et non pour mettre au jour un grand principe que je crois^ nouveau en EurcngNe, la tâche serait beaucoup plus facile : car il^st plus aisé de résoudre un problême particulier^ que de ti*ouver une formule qui s'applique à tous les problèmes du même genre. Il y a aussi beaucoup de choses qui choquent^ présentées comme elles s'offrent aux yeux de l'analyse; tandis qu'en pVatique, el avec Un autre nom, l'œil et î*bl*éille y sont actcôùtuniés.

Quels que soient les ikiférêts des homiftes , its sont toujours ou Iràlisîtoii-es ou permaneilis, et cela l*elàtivé](tiént à l'espace de teiïips que Vàn considère. Aih^, ]^ar l'apport à la vie d'mîe dation, l'iritérêl penhâïient de quelques géhéîrâtfôtas ii'est que trahsiloii'e ; tahdis cju'il devient permanent par rapj^brt à là vie des hommes qui lés composent. L'un de ces deux intérêts ne ik>ft point être sacrifié à l'autre : car, dans un cas, on sâcrifiei^it le bonheur des générations à vtenîr au caprice du Moment ; et, dàiis l'antre , là tace présente ne jouirait pas deS biens qù^elle possède, dàtts la crainte d'éVenWiâKtés ^lî peut-être ne

he réaliseî*aîetot jamais. La route à stfiVre ^t Ùbe iAeyènne prOportioDtnéllé ^Ire ces deux inDérêts^ diatigeant conïSiiiellement d'après les deu^: termes d'6& elle dépend : llhtérêt J^irésent^ d'un côté, et celui des sîèdes à venir a mestirè que la raison nous les dévoile, de Vautré.

Si le pouvoir législatif li'était confié qu'à une seule chambre , elte nous représenterait tèiacte- MKnt l'ntérét du moment oii elle aurait été élue, fe't jugerait de toti#aVec les passions qui en dêrrvent. Rîfen rfe sei-ait stable dans un gouvernement 1^ cbaAgeirtt k chaque élection ; il abandonneirait les plàiàs à peine conçus, et perdl*ait là plus gp^nde partie de sa force et de son éiiergie k déftnre ce qu'il aurait fait l'année d^àvant. Il est dcûc nécess^re fi^voir une sieconde chambre > pour rteprésentèrjroitérêt permanent. Mais cômnient la former sans donner des privilèges à une classe de citoyens et détruire l'égalité? ^^

Si nous analysons la société , noi0 y verrons que le gouvernement le plus simple et le plus prftnitif est celui de la famille; l'intérêt transitoire y est représenté par l'enfant qui veut niangfer d'un fttut vert ; et l'intéîrêt peiinanent, par sa mère qui le lui reMie, et l'ettvoie à l'école bien omtre son ^gré. L'intérêt penmanenl se trouve ici du i^é du gouvemeUnent , et, en effet , il en doit

toujcÀrr» iêtre aiitei. Le jemie homme ëâiprunte u

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usure ; le père amasse pour ses enfaus. Le peuple veut que tout cède à sa volonté, et veut s'élancer dans une guerre de sympathie ; le gouvemenuent se ti*ouve lié psfr des tpdtés , et calcule les chances futures que les différentes suites de cette guefre pourraient amener pour la nation.

Dans le prunier degré de gouvernement ^ il n'est pas difficile de trouver ceux qui ont en vue rintérét local permanent. Ce sont les polM^serito d*immeubles. Le commerçant^'homme de lettres ou l'ouvrier , quitteront la ville, si leur talent n^ trouve plus d'encouragement, et por|||^ont ailleurs leur industrie, sans qu'elle perde le moins du monde en valeur. Mais il n'en est pas de même du propriétaire. Si la ville se dépeuple, sa^jj^^ropriété perd sa valeur : il a doi|A intérêt, non seulement à ee que la ville prilpèrc cette année, mais à ce que cette prospérité continu^. En général, d'ailleurs, le propriétaire est chef de famille, et y .sous ce impart, nous représente encore, sous un autre point de vue , l'intérêt permanent de l'individu qu'il gouverne. D'ailleurs, il est clair que les intérêts que son vote exprime sont complexes , et que l'opinion de sa famille et de ses locataires réagit beaucoup, j^ la sienne. Voilà donc l'élément permanent trouvé pour la commune et la cité : c'est le propriétaire d'immqibles. Si cest une femime et qu'on ne la laisse pas yoter,

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