CHAPITRE XI
laisseiitpasser les guêpes et les taons, et je cvaios bien que, quoique fassent les hommes , cela ne soit toujours plus ou moins vrai. 11 ue faut donc pas aller s'attaquer au puissant, lorsqu'on peut faire la même chose eu s'en preuant au faible. Les différentes sources d'un fleuve sont plus aisément détournées qu'il ne l'est lui-mèiiie pvès de son embouchure. C'est ainsi qu'il faut trouver \m moyen depreudi'e la responsabiUté eu détail, au lieu de la prendi'e en gros. Ce moyen est facile, c'est de rendre chaque agent du pouvoir responsable de la légaUté de ses actes , sans admettre en justiûcation les ordres qu'il aurait reçus. Ainsi que nous l'avons vu, c'est aux tribunaux à juger ces questions. Chaque partie lésée par une loi iucoustilutiounclle, ou par une ordonnance executive illégale, peut prendre à partie l'officier qui l'exécute, et le jjouvoir exécutif doit se soumettre à la décision des tribunaux. Si l'acte dn pouvoir, sans blesser aucun individu en particulier, blesse poui'tant le peuple en général, c'est au grand jury k l'accuser et à le faire pom-suivre par son avocat partout au nom du peuple. Si c'est un particulier qui intente l'action , c'est b l'avocat du gouvernenieut à défendrcl'agent exé- i cutif, si le chef du pouvoir croit devoir le sou-^ tenir. Mais, outre la faculté de destituer ses ageus, il faut que le gouvernement puisse les faire ti.