‹ Exposition du dogme catholique (volume 2)Chapitre 16 sur 89 · Luc, cap. II · texte numérisé non relu

Luc, cap. II

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parole profonde où vibraient les accents de la sagesse éternelle, cL l'enfant se taisait pour leur laisser leloisir de méditerce qu'ils venaientd'entendre.

Un jour, pourtant, un jet de lunriière d'un éclat plus vif et plus soutenu traversa les ténèbres de la vie cachée. On pouvait croire que l'heure des grandes manifestations était arrivée. Laissons l'Évangéliste raconter, en son simple langage, cette scène adorable.

« Les parents de Jésus, dit saint Luc, allaient tous les ans à Jérusalem pour la solennité de Pâque. L'enfant avait douze ans, lorsqu'ils montèrent selon leur coutume à la ville sainte pour célébrer la fête. Quand lesjours furent écoulés, ils s'en retournèrent. L'enfant Jésus demeura à Jérusalem, et ses parents ne s'en aperçurent pas. Ils cheminèrent pendant une journée, croyant qu'il était dans la compagnie des pèlerins, et, le soir venu, ils le cherchèrent parmi leurs parents et ceux de leur connaissance. Ne le trouvant point, ils retournèrent à Jérusalem, cherchant toujours. Et il arriva que, trois jours après, ils le trouvèrent dans le temple, siégeant au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ;

l'ouvrier. 7M

et tous ceux qui reiitendaient étaient frappés de stupeur à cause de la sagesse de ses réponses. Ses parents furent étonnés de le voir là, et sa mère lui dit: — Mon fils, pourquoi nous avezvous fait cela? Voici que votre père et moi nous vous cherchions pleins de douleur. — Et il leur dit : — Pourquoi me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas qu'il faut que je sois aux affaires de mon Père. — Et ils ne saisirent point ce qu'il voulait dire* . d

Ce récit est plein de leçons. Messieurs; on peut y apprendre le respect de la loi de Dieu, l'amour de la vérité, la simplicité et la droiture, qui font écouter humblement et interroger avidement ceux qui enseignent. Mais je n'y veux voir présentement qu'une seule chose : c'est que Jésus est mûr pour son ministère public et qu'il peut enseigner le monde, puisque déjà il étonne les docteurs. Du reste, il semble nous indiquer que sonheure est venue : «Il faut que je sois, dit-il, aux aifaîres de mon Père : )) In his quœ Patris wei sunt oportet me esse. Par ces paroles il publie lemystèredesa divine filiation. Pourquoi se cacher plus longtemps? Pourquoi ne pas

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