‹ Exposition du dogme catholique (volume 2)Chapitre 22 sur 89 · Psalm. XXXII · texte numérisé non relu

Psalm. XXXII

f<i\ VIE DE JK-l<.

sépaio les aslres, les gioupc |jarsyslèiJies,(()nsolirLi notre globe, dirige ses évolutions, superpose les règnes, et termine par un chef-d'œuvre : i'homnne, intelligent, libre, immortel, vivante image et ressemblance de son créateur. Tout cela dure six jours, c'est-à-dire six époques, dont la science, malgré ses calculs, n'a pas encore déterminé la durée ; six époques qu'on ne peut mesurer qu'avec des siècles ; six époques qui, réduites à la division hebdomadaire du temps, doivent servir de type et régler, jusqu'à la fin des âges, l'emploi des forces de l'homme.

Car, entendez-le bien. Messieurs, il faut que l'homme exerce ses forces : les forces de son intelligence et les forces de son corps. Dieu Ta sacré roi du monde et l'a solennellement investi du commandement universel par ces paroles: Dominaminij subjicite; mais il est bien entendu que l'homme ne sera pas un roi fainéant. En le faisant roi, Dieu l'a fait ouvrier. Ouvrez le livre de ia Genèse : vous y lirez, au second chapitre, un texte significatif qui nous indique clairement le dessein du créateur et le devoir du monarque auquel il donnait l'empire de l'univers : — c L'homme fut placé dans le paradis de délices,

L'OLVIUEH. 8*

alin qu'il travaillât ; ut operarctiir*, )) Sans doute, ce premier travail de l'homme ne devait être ni difficile ni ingrat ; mais il était la loi primordiale de son activité, la condition d'un progrès dont Dieu avait préparé tous les éléments. L'œuvre de Dieu était bonne en toutes ses parties. Chaque phase de la création, chaque arrangement des êtres, chaque explosion de la vie se termine par un témoignage que Dieu se rend à lui-même : « C'est bon : d Et vîdU Deus quod esset bonum. Et, quand l'homme est créé, quand la famille humaine est établie sur ses inébranlables fondements, tout est « très bon, parfaitement bon : )) Viditque Deus cuncta quœfecerat et erant valde bona ^.

Quel est le sens de ce témoignage, Messieurs? Dieu avait-ilmis la dernièremain à son ouvrage? — Non, il laissait au travail de l'homme le soin d'en obtenir encore des perfectionnements. Des forces immenses étaient comme emmagasinées dans l'univers: la pesanteur, l'air, la lumière,

1. Tulit ergo Domiiius Deus hominem et posuit eum io paradiso voluptatis, ut operarelur et custodiret illuni. (Gènes., cap. II, 15.)

Page 1