Lessing, Ges. Werke, cap. v, p. 16i
2rJ VIK I»£ JÉSUS.
les miracles que l'Évangile allribue h Jésus- Christ sont vrais, parce qu'il a annoncé et fait l'Église. Voir si sùrennent et de si loin la formation de ce grand corps social, dans la composition duquel n'entrent que des âmes libres, le créer au sein de l'universelle corruption selon la parole qu'on en a donnée, le vivifier sans cesse, le protéger contre toutes les forces ennemies qui conspirent sa perte, c'est plus que se transfigurer soi-même pendant quelques heures, transformer et multiplier des substances qui ne résistent pas à l'action divine, guérir les malades, ressusciter les morts et apaiser les tempêtes. Le miracle permanent garantit l'authenticité de tous les miracles transitoires ; et la parole du Christ revient ici dans toute sa force : « Si vous ne croyez pas à ma parole, croyez à mes œuvres, et sachez, par là, que le Père est en moi, et que, moi, je suis dans le Père. y>
Salut, divin thaumaturge! Salut, divin prophète! Il faut s'aveugler à plaisir pour ne pas croire à ta doctrine. En la méditant, on se persuade qu'elle vient des rivages de l'éternité; mais, en voyant la double auréole de prodiges
LE THAUMATURGE ET LE PROPHÈTE. 2ii
et a oracles dont ton front de docleirr est couronné, on s'écrie avec le prophète : « La vérité surabonde dans ton témoignage : » TQStimonia iiia credihilia facta sunt nimis * .