Duë sunt nativitates, una de terra, alia de eœlo
Renaître ainsi, c’est déjà une grande chose, mais, sije m y arrêtais, Messieurs, vous n’auriez qu'une idée imparfaite du renouveau spirituel de l’homme pécheur. Dieu le purifie par le Bapilème, non seulement pour qu'il lui devienne agréable,mais encore pour qu'il soit prêt à entrer dans la carrière des bonnes œuvres, par lesquelles la justice et la sainteté de sa régénération évoluent et progressent : « Ut mundaret 5101 populumacceptabilem, sectatorem bonorum operum".» 11 lui faut donc un organisme en rapport avec sa nouvelle vie. Cet organisme, c'est le mystérieux plerus des verlus infuses, habitudes divines, qui inclinent l’âme humaine aux actes surnaturels qu'elle ne pourrait produire par sa propre énergie, contrebalancent les forces de la concupiscence et préviennent sa domination. C'est la foi, qui nous dispose à adhérer aux vérités incompréhensibles que la una de carne, alia de spiritu ; una de mortalitate, alia de æternitate; una de masculo et fœmina, alia de Deo et Ecclesia : [la facit filios carnis, hæc spiritus ; illa filios mortis, hæc resurrectionis ; 1lla filios sæculi, hæc filios Dei ; illa filios iræ, hæc filios misericordiæ :
ac per hoc illa peccato originali obligatos, ista omni vinculo peccati liberatos. (Tract. ΧΙ, in Joannem.)