Les lois des Douze Tables. (in Cic., De legibus III
2. Bonorum ig'tur infantes, opinor, accipientes in septum portabunt ad nutrices quasdam seorsum in urbis parte aliqua habitantes, deteriorum vero, et si quid ex aliis mancum nascetur,in secreto et occulto ut decet abscondent. Siquidem, inquit, purum custodum genus futurum est.
Τὰ μὲν δὴ τῶν ἀγαθῶν, δοκῶ, λαξοῦσαι εἰς τὸν σηκὸν viσουσι παρά τινας τροφοὺς χωρὶς οἰκούσας ἔν τινι μέρει τῆς πόλεως, τὰ δὲ τῶν χειρόνων, καὶ ἐάν τι τῶν ἑτέρων ἀνάπη-
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seul moyen, dit-il, de former un excellent troupeau. C'est un Aristote qui établit en principe qu'on ne doit conserver, dans une république, aucun enfant débile et mal constitué; et qui, après avoir supputé le nombre des naissances, cherche le moven de débarrasser la société de son excédantf. Ce sont les historiens qui racontent sans indignation la manière dont on s'y prend, dans les familles, pour limiter le nombre des enfants. C'estun Tacite quis’étonne
ρον γίγνηται, ἐν ἀπορῥήτῳ TE καὶ ἀδήλῳ κατακρύψουσιν ὡς πρέπει. Εἴπερ μέλλει, ἔφη, καθαρὸν τὸ γένος τῶν βυλάκων ἔσεσθαι.
Platon., De Republiea, dial. V, p. 236. (Firmin-Didot.)
1. Abolendis alendisque fœtibus esto lex, ut nihil alatur mancum et debile. Propter multitudinem autem liberorum fœtus abolere oportet, nisi gentis instituta id prohibeant : definitum enim esse oportet procreandorum liberorum numerum. Quod si quibus fuerit aliquid præterea genitum, abortionem facere conveniet, antequam sensus et vita fœtui accesserit.
Περὶ δὲ amvbécews καὶ τροβῆς τῶν γιγνομένων, ἔστω νόμὸς μηδὲν πεπηρωμένος τρέφειν. Διὰ δὲ ὡλῆθος τέκνων, ἐὰν ἡ τάξις τῶν ἐθνῶν κωλύ ,μηδὲν ἀποτίθεσθαι τῶν γιγνομένων ὡρίσθαι γὰρ δεῖ τῆς τεκνοποιίας τὸ σλῆθος" ἐὰν ὃς τισι γίγνηται παρὰ ταῦτα συνδυασθέντων, πρὶν ἄισθησιν ἐγγύεσύαι καὶ wyv, ἐμποιεῖσθαι δεῖ τὴν ἄμδλωσιν.
Aristote. — Politique (πολιτικων), livre VII, ch. χιν" ancien xvi°. (Firmin-Didot.)
que les Juifs ne fassent pas comme tout le monde *.
Les Juifs, vous lesavez, Messieurs, avaient des sacrements sanclificateurs de l'enfance et protecteurs de leur race. Mais, ces sacrements, de privilège et d'exception, n'étaient que la figure du sacrement universel qui devait entièrement bouleverser les idées et les coutumes de l’ancien monde. C’est à toutes les nations que le Christ envoya le Baptême, et, par la divine vertu de ce sacrement, l'enfant devint tout à coup un être vénérable. Les apologistes chréliens, en reprochant aux païens feurs cruautés homicides, eurent bientôt le droit de vanter le respect dont les fidèles entouraient leurs nouveau-nés. Îls ne voyaient plus en eux l’espérance d’un troupeau de bêtes saines et robustes, mais des recrues prédestinées de l’armée céleste. Les calculs intéressés d’un matérialisme brutal cédaient aux intuitions de la
1. Augendæ tamen multitudini consulitur. Nam et necare quemquam ex agnatis nefas. (Lib. V. Æistorlarum n. à).
Tacite ditla même chose des Germains. Numerum liberorum finire, aut quemquam ex agnatis necare
flagitium habetur. (De mor. Germ. XIX.) 13,
226 | LE BAPTISÉ grâce. Qu'importent le corps et ses infirmités, lorsque l'âme est si pure et si grande ! Qu'importe la place que l'enfant occupera dans le monde, puisqu'il est le fils de Dieu, une dépendance du Christ, le temple de l’Esprit-Saint et l'héritier de la gloire éternelle ! IL est infirme, 11 souffre : vite, le respect appelle l'amour à son aide, et le cher petit membre du Christ est d'autant plus honoré et aimé qu'il ressemble mieux à celui dont les souffrances ont racheté le genre humain. Tout le monde comprend que c’est son droit. La foi et la charité s’empressent autour de son berceau, et, si elles ne peuvent prolonger sa vie, elles se consolent par la ferme confiance que la famille chrétienne ἃ donné un ange à l’armée céleste et possède un protecteur auprès de Dieu. Parents chrétiens, j'en appelle à vos cœurs. Lorsque vous contemplez la charmante créature que le Baptème à transfigurée, n'est-il pas vrai que les mystères de sa vie intime se reflètent en son limpide regard, et que c'est votre foi respectueuse, bien plus que l’instüinct de la nature, qui vous fait l'appeler : Mon ange ! Oui, le Baptème commande l’amoureux