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» quod est de necessitate sacramenti, non solum opor- » tet suppleri quod fuerat omissum, sed oportet tota- » liter innovari. Est autem de necessitate baptismi » Christi quod fiat non solum in aqua, sed etiam in » Spiritu Sancto,secundum illudJoan., 11. 5. Nisiquis » renatus fuerit ex aqua, et Spiritu Sancto, non po- » test introire in regnum Dei. Unde illis qui tantum > in aqua baptizati erant baptismo Joannis, non SO- » lum erat supplendum, quod deerat (ut scilicet dare- » tur eis Spiritus Sanctus per impositionem manuum » sed erant iterato totaliter baptizandi in aqua et Spi- »ritu. » (Summ. Theol., 111 P. quaest. 58, de D: δὴ
La seconde opinion attribue au Baptème de Jean le même caractère et la même valeur qu'aux sacrements de l’ancienne loi. Mais saint Thomas fait remarquer justement que c’était plutôt un sacremental qu’un sacrement, qu’il disposait au Baptème du Christ et appartenait, en quelque sorte, à la loi nouvelle, mai: nuilement à la loide Moise : Baptismus Joannis non eral per se sacramentum, sed quasi quoddam sacramentale disponens ad baptismum Christi : et ideo aliqualiter pertinebat ad legem Christi, non autem ad legem Moysis.(Summ., Theol., TL P. quaest. 35, 8, 1. ad 1. cf. Totam quaest. 38. De Baptismo Joannis) Les sacrements de l’ancienne loi, dit Bellarmin, ont commencé avec elle, et ont duré autant qu'elle. I Baptême de Jean n'apparait qu’à la fin des temj:: anciens et n’a duré qu’un an. (De Baptismo. Lib. 1. cap. 19.) à :
(Voyez 919 partie : L'eau matière du Baptème).
Les Manichéens prétendaient qu'on ne devait pas baptiser dans l’eau, parce que l’eau, comrne toutes les choses corporelles, vient d’un mauvais principe.
Les Marcionites. tout en professant la même
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croyance que les manichéens sur l’origine de l’eau, admettaient son usage pour le mystère de la régénération à cause du précepte de Jésus-Christ.
Les Séleuciens excluaient l’eau du Baptême, et ne baptisaient que dans l’Esprit-Saint. Telle était l'erreur des Jacobites qui, prenant à la lettre ces paroles de Jean-Baptiste : « Celui qui viendra après moi doit baptiser dans l’Esprit-Saint et 16 feu », imprimaient Je signe de la croix avec un fer rouge sur le front des néophytes. (Berna'd de Luxembourg. Catalog. hæreticorum.)
Les Pauliciens substituaient à la matière du Baptème ces paroles : « Je suis l’eau vive : Ego sum aqua viva. » (Euthym., Il part. Panopliæ, Tit. 21.)
Quant à Luther, il affirme dans ses Propos de table (cap. 17.), que tout liquide, lait, vin ou bière, est propre au Baptême.
Les Protestants,pour justifier leur erreur touchant la nécessité du Baptême, ont interprété dans un sens figuré ces paroles 51 claires et 51 expresses de Notre- Seigneur : « 51 quelqu'un ne renait de l’eau, il ne peut entrer dans le royaume des cieux : — Mist quis renatus fuerit ex aqua, ete... » L'eau c’est la mortification, l’eau c’est la foi, l’eau c’est la pénitence. 5.11 faut entendre les paroles ἃ 1 Christ dans le sens littéral, elles s'appliquent à l’eau qui coula de son côté quand il fut percé d’une lance. Misérable interprétation, refutée par la tradition universelle et constante de l’Église et condamnée, ainsi que toutes les erreurs qui précèdent, par cette définition du Concile de Trente : « Si quelqu'un prétend que l’eau vraie et naturelle n’est pas de nécessité dans le Baptême, etqu'il faut entendre métaphoriquement ces paroles de Notre-Seigneur Jésus-Christ : Si quelqu'un en renait de l’eau etc... qu’il soit anathème ! St quis
dixerit aquam veram et naturalem non esse de necessitate baptismi, atque ideo verba illa Domiri nostri Jesu Christ : Nist quis renalus fuerit ex aqua etc. ad metaphoram aliquam detorserit; anathema sit. »
(Voyez 1bid: Forme du Baptéme.)
Du temps même des Apôtres, il y eut des hérétiques qui baptisaientau nom des trois êtres sans principe, c’est-à-dire au nom des trois pères, au nom des trois fils et des trois paraclets. Cette erreur est condamnée par le 48% ou 49% canon dit des Apôtres.
Les Gnostiques, au témoignage de saint Irénée, baptisaient au nom du père inconnu, de la vérité, mère de tous, et de Jésus-Christ.
Les Cataphrygiens et les Paulianistes corrompaient dans l’administration du Baptême la formule traditionnelle. Le pape Innocent I, ies Conciles de Nicée (can. 19.) et de Laodicée (can. 8.) ordonnèrent de rebaptiser ceux qui avaient reçu le sacrement de ces hérétiques.
Les Ariens conféraient le Baptème au nom du Père, par le Fils et dans l’Esprit-Saint.
Les Eunomiens, dans la mort du Seigneur.
Luther, Zwingle et Brentius, tout en enseignant qu’on devait se servir de la formule traditionnelle, ont prétendu qu’elle n’était pas nécessaire à l’essence du. Baptême, et qu'il suffisait qu'il fut administré au nom de Dieu.
Les Apôtres ont-ils administré le Baptème au nom du Christ, sans désignation des autres personnes ? Les Actes (cap, vin. 12) semblent l'indiquer : « Zn nomine Christi baptisabantur viri et mulieres. » Εἰ, en cela, dit saint Thomas, ils agissaient d’après une révélation spéciale du Sauveur. (Summ, Theol., ΠΡ,
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quæst 66. 8. 6. ad. 1.) « Du moment que vous nommez le Christ, dit saint Ambroïse, vous désignez le Père qui donne l’onction, le Fils qui estoint, et l’Esprit- Saint qui est l’onction même: St Christum dieas, et Patrem a quo unctus est, et ipsum qui unctus est F1lium, et Spiritum Sanctum,quo unetus est, designasti.» Quoi qu'il en soit, le Baptème donné maintenant au nom seul du Christ devrait être réitéré au moins sous condition.
Au lieu de dire comme les Latins : « Je te baptise, etc...» les Grecs, dans leur formule, disent: Le serviteur de Dieu est baptisé (1) etc. Cette formule est valide, parce qu’elle exprime suffisamment l’action du ministre. Aussi ce n’est point elle que le Concile de Latran, tenu sousInnocent III, (cap.IV.)a condamnée, mais les Grecs qui rebaptisaient les Latins comme si la formule de leur baptême eût été mauvaise.
(Voyez ibid. Ministre du Baptême.)
Le P. Cellot, dans son ouvrage de Hierarchia et Hierarchis, (Lib. vi. cap. 13.) interprète à la lettre ces paroles du pontifical: « Le Diacre doit servir à l’autel,
baptiser et prêcher: Diaconum oportet ministrare ad altare, baphsare et prædicare. » Il en conclut que Padministration du Baptême est l'office propre du Diacre. Toute l’antiquité, dit le P. Péronne, proteste contre cette interprétation. Les constitutions apostoliques disent expressément: Le Diacre ne baptise pas Δίακονος... où βαπτίξει. (Lib. vir. cap. 28.) Et saint Epiphane : « Il n’est permis au Diacre d’admimisirer aucun sacrement dans l’Église, mais seulement de
1. βαπτίξζεται et non βαπτιξέσθω, baptiselur, comme disent quelques théologiens. |
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servir ceux qui les admimistrent : Καὶ γὰρ dure διάκονοι ἐν τῇ ἐκκλησιασήικῇ τάξει ἐπισΊεύθησαν τι μυστήριον ἐπιτελεῖν ἀλλὰ μόνον διακονεῖν τὰ ἐπιτελούμενα. »
Ce n’est donc que par délégation que les Diacres peuvent administrer solennellement le Baptême. Dans le cas de nécessité, 115 doivent être préférés, par respect pour leur ordre, à tout autre ministre.
Calvin,dans son Institution, (Lib. rv., cap.15 220,21 et 22.) enseigne que, même dans le cas de nécessité extrême, il n’est permis de baptiser qu’à ceux quisont, dans l’Égtise, les ministres ordinaires des sacrements. Cet enseignement est contraire à toute la tradition. Nous voyons, dans les Actes des Apôtres, le Diacre Philippe baptiser l’eunuque vers lequel l’Esprit-Saint l’envoie, le laïque Ananie baptiser saint Paul. Tertullien affirme le droit des laïques: « Alioqui el laïcis jus est baptisandi.» (Lib. De Baptismo.) Saint Jérôme dit formellement que, dans le cas de nécessité, tout laïque peut baptiser : «Baptisare, st necessitas cogat, seimus etiam licere laicos.» (Dialog. Cont. Lucrferianos.) Dans ce cas, la femme elle-même n’est point exclue : « Mulier baptisare non præsumat, nisi necessitate cogente. » (Concul. Carthag. 1v. can. 100.)
Les Rebaptisants voulaient qu'on donnât de nouveau le Baptème à ceux qui l'avaient reçu des hérétiques. Cette erreur fit grand bruit au troisième siècle. Firmilien, évêque de Césarée, en Cappadoce, et quelques évêques d'Asie, saint Cyprien, à la tête d’un assez grand nombre d’évêques d'Afrique, la soutinrent avec opiniâtreté. Elle avait été introduite en Afrique par Agrippin, un des prédécesseurs de saint Cyprien, dont saint Vincent de Lerins dit’: « Ce fut le premier des mortels qui pensa que l’on devait rebaptiser: Primus omnium