Ibid., troisième partie : L'îmmOTt&Ittè, chap. n
liS AMK.v ni] SENS RELIGIEUX.
Hélas ! Messieurs, le divin intermédiaire n'a pas toujours parlé ainsi de l'être des ('1res et de nos rapports avec lui. Il ne manque pas de systèmes dans lesquels la raison s'autorise de ses propres lumières pour conclure à la suppression de Dieu et de toute religion. Mais n'en tenons pas compte, et mettons le sens religieux en présence du Dieu de la religion naturelle, tel que la raison nous le montre au sortir de ses plus pures élucubrations.
Ce Dieu créateur et providence on peut le connaître et l'adorer de loin, mais « il ne faut pas rêver de se mettre en communication avec lui ; c'est un rêve désespéré et ambitieux l. » On peut définir tant bien que mal sa nature et ses perfections, mais il ne faut pas attendre de lui, bien qu'il sache tout, la révélation de mystères qu'on ne peut démontrer et qui humilient la raison. Il a fait la nature et la gouverne, mais il n'y a ni vérités, ni êtres, ni opérations surnaturelles. — On doit lui rendre hommage, mais il ne faut pas lui demander des interventions directes de sa providence