Il était appelé KvSponpdatiiMcoç
2. Aristote, Politique, J 1 1 , 7. (Cité par l'abbé Méric, Les erreurs sociales du temps présent, chap. vu.)
3. Cicer., De officiis, I, 42, — Pro Flacco, 18, — Pro Domo, 33 — (Cit. op. et loc. sup.)
4. Credidit ingens pauperics esse vitium. (Hor., lib. III, od. 18.) — Magnum pauperics opprobrium {Ibirf., lib. II, sat. 3.)
5. Non ira,sed ratio est a sanis inutilia secernere. iSenec, De ira, lib. XIV.
Il était grand temps, Me8« ieurs, qu'une doctrine divino vint rappeler à l'homme le devoir
du respect social. C'est précisément ce qu'a
fait le dogme catholique, en al'l in nanti solennellement les vérités fondamentales de notre création à l'image et à la ressemblance de Dieu, de notre responsabilité devant un commun juge, de notre avenir éternel, de notre communauté d'origine, de nature et de destinée. Les prédicateurs de la foi n'ont pas manqué d'en tirer immédiatement les conséquences. — « Sachez, disaient-ils, grands et petits, maîtres et esclaves, riches et pauvres, que vous avez dans le ciel un commun maître qui n'aura point d'égards à la condition des personnes1. » «Je ne saurais mépriser l'homme, n'y en eût-il qu'un, c'est toujours un homme, cet être si cher à Dieu ; fût-il esclave, je ne le dédaignerais pas, car je cherche en lui, non la dignité, mais la vertu ; non la domination ou la servitude, mais une âme2. »
1. Scientes quia et illorum et vester Dominus est in cœlis : et personarum acceptio non est apud eum (Ephes., cap. vi, 9.)