‹ Exposition du dogme catholiqueChapitre 4 sur 65 · Littré, Conservation, révolution, positivisme · texte numérisé non relu

Littré, Conservation, révolution, positivisme

être extérieur l. — Celui-ci affirme que Dieu est un pur esprit, une intelligence souveraine, une puissance indépendante, une nature parfaite, principe, type et fin de toute existence et de toute perfection ; celui-là, que Dieu est mêlé à tous les êtres et qu'il en suit fatalement les infinies vicissitudes; celui-ci, que Dieu n'a jamais été; qu'il se fait tout doucement; un autre, que Dieu est un pur idéal, et qu'il n'est parfait qu'à la condition de ne pas exister. — Pour les uns, l'homme est, ici-bas, le couronnement de l'œuvre d'un Dieu créateur, un abrégé du monde, un composé harmonieux d'esprit et de matière, et son âme simple est comme une réduction de l'intelligence divine; pour les autres, l'homme est le produit d'une série de transformations, un composé de molécules organiques, et son âme n'est que la résultante des fonctions de la matière. — Le spiritualiste nous promet l'immortalité; le matérialiste prétend que tout finit à la tombe, a Caria science n'a pu constater un fait de vie

i. Renan, Revue des Deux-Mondes, 15 octobre 1863.

quelconque après la mort1. » — Des homme graves nous enseignent que la félicité d l'autre vie consiste dans l'éternelle contem plation du vrai et du beau; des rêveurs noi condamnent à des transmigrations indéfinie*

Est-ce assez de contradictions, Messieurs Et encore, j'en ai abrégé la nomenclature Sollicité par ces affirmations discordante.' l'esprit humain ne sait à qui dire Amen; < bien loin de croire, comme on Ta prétend orgueilleusement, que ce la philosophie est 1 dernière explication de toutes choses2, » voit se vérifier autour de lui cette sentenc de l'Apôtre contre les sages de ce monde ce Semper discentes et nunquam ad scientiai veritatis pervenientes* : Ils étudient sans cess et n'arrivent jamais à la science de la vérité.

N'y aurait-il donc aucune affirmation doc matique capable d'éclairer l'intelligence hu maine sur les vérités fondamentales qu'eL

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