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2 10 A.M8N DB LA VIB BOCIALE.
misères du corps, beaucoup plus que des misères de l'âme. Bref, elle n'est pas et ne peut pas être ce surnaturel amour que, dans le langage chrétien, nous appelons la charité et dont saint Paul a dit qu'elle est le lien de la perfection : Cliaritatcra habete quod est vin~ culum jperfectionis1.
La charité, en effet, ne germe, ne s'épanouit et ne fructifie que dans le rayonnement des vérités sublimes que nous révèle le dogme catholique. Il nous en montre le type éternel dans la vie divine elle-même, le législateur et le modèle clans notre propre nature, la source et le but surnaturel, et nous provoque ainsi à des œuvres d'amour et de dévouement qui comblent les vides, suppriment les distances, atténuent la rudesse des contrastes de la vie commune, et font concourir toutes les saintes énergies au rapprochement, à la fusion intime et cordiale de tous les membres du corps social.
Dans la vie divine, le Père inascible se contemple et, par cet acte transcendant, il engen-