liom., cap. v
212 AMi:\ DE LA vu: SOCIALE.
Dans notre propre nature, un Dieu s'est incarné. L'humanité l'a vu de ses yeux, touché de ses mains, entendu de ses oreilles, et, entre toutes les paroles tombées de ses lèvres, il en
est une qui a remué le cœur humain plus profondément et plus violemment que ne sont remués les flots de la mer sous le souffle des tempêtes, les montagnes par les poussées du feu qui couve mystérieusement en leurs entrailles, ce Aimez-vous les uns les autres, a-t-il dit, aimez-vous comme je vous ai aimés; c'est mon commandement : Hoc est prseceptum meumutdiligatis invicem sicut dilexi vos1. » Et il nous a aimés du plus pur, du plus tendre, du plus généreux, du plus dévoué, du plus constant, du plus parfait des amours. Il nous a aimés plus que l'ami n'aime ses amis, plus que le père et la mère n'aiment leurs enfants, ce II nous a aimés jusqu'à se livrer pour nous, dit l'Apôtre : Christus dilexit nos et tradidit semetipsum pro nobis~. » Les touchantes faiblesses de son enfance qui nous