‹ Exposition du dogme catholiqueChapitre 47 sur 65 · Cuvier · texte numérisé non relu

Cuvier

le grand jeu de ses perfections : puissance plus merveilleuse, sagesse plus profonde, amour plus magnifique, couronnées par l'étroit embrasseraient de la miséricorde et de la justice. Si l'on s'étonne que le Rédempteur n'entre d'abord dans l'histoire humaine que par une promesse dont l'accomplissement doit être longtemps retardé, l'enseignement catholique nous apprend que Dieu devait ce retard à notre orgueil, qu'il fallait briser par une longue expérience de notre impuissance et de nos misères, et auquel il fallait faire sentir le besoin d'un sauveur ; à la majesté du Verbe incarné, dont il fallait prévenir l'avènement par une préparation en harmonie avec la dignité de sa personne et la grandeur de l'œuvre qu'il devait accomplir1. Telle est, Messieurs, la loi providentielle et historique des temps anciens,, où tout gravite vers ce dogme dont la doctrine

Page 1