Quando honor Dei vel utilitas proximi hocexposcit
AMEN DE i/lNTELLIGENOE. 41
telligents, plus votre témoignage a de force pour protester contre l'indifférence, les cloutes, les erreurs, les blasphèmes qui menacent la sainte cause de Dieu et de la vérité. « Dès que Dieu est en question pour nous, disait saint Basile, dès qu'il est en péril, rien ne nous arrête, nous ne voyons plus que lui l. » Et le moins que nous puissions faire pour lui c'est de confesser les dogmes sacrés qu'il nous a enseignés. — « Malheur à ceux qui se taisent lorsque l'impiété parle si haut2 ! » Bénis soient ceux qui étouffent ses clameurs par un retentissant Amen!
non débet esse contentus homo ut per fidem suam ipsi veritati divinre conjungatur, sed débet fidem exterius confîteri. (Summ. Theol., II' II* Part., quœst. 3, a. cl, ad 1.)
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<ppovouvT£ç, Trpoç ocùtov jxovov [iX£7roacv. (Apud S. Greg. Naz., Orat. IJII, 50.)
2. Vre tacentibas de te! (S. Auç., Confess., lib. I, cap. iv.)
CENT QUATRIÈME CONFÉRENCE
CENT QUATRIEME CONFERENCE
Éminentissime Seigneur,
Messeigneurs1,
Messieurs,
L'homme est un être raisonnable que tourmente le besoin de connaître ; le vrai est l'objet propre de son intelligence. Il le cherche d'instinct, ainsi que nous l'avons vu, et le dogme catholique vient au-devant de lui, marqué du plus haut caractère d'autorité, afin de répondre aux premiers desiderata de sa nature,
1 . Etaient présents : Son Éminence le cardinal Richard, archevêque de Paris, Mgr Cœuret-Varin, évoque d'Agen, et Mgr Bouvier, évêque de Tarentaise.
ci. de populariser, par une affirmation nette et précise, les vérités fondamentales dont l'humanité ne peut pas se passer. Il y a plus : le dogme catholique transporte l'intelligence humaine dans des régions supérieures où elle ne p^ut s'élever par ses propres forces, et l'agrandit, en grandissant les principaux objets de sa connaissance.
Le plus sublime objet de cette connaissance, le plus haut degré où elle puisse atteindre, le faîte cle toutes les recherches humaines, c'est Dieu1, dit saint Thomas. Or, l'homme ne se contente pas de connaître Dieu ; il veut avoir avec lui un commerce positif et efficace, mettre sa vie en rapport avec l'être souverain qui le tient sous sa dépendance, et qui, après lui avoir donné l'existence, peut lui communiquer encore de sa plénitude. En toute nature humaine, l'instinct intellectuel est accompagné du sens religieux, ou, si vous l'aimez mieux, de la religiosité : besoin et faculté de se mettre en rapport avec Dieu d'une manière positive et efficace.