LE CONCILE NATIONAL
346. — Anciennement, il y avait, outre les Gonciles Provinciaux, d'autres conciles plus grands, qui représentaient toute une contrée, ou tout un pays.
Ges conciles étaient appelés parfois pUniers ou même wiiverseU.
Tel fut, par exemple, le troisième Goncile de Garlhage, tenu en 397, pour l'Afrique.
Ges conciles donnèrent naissance aux Gonciles Nationaux, surtout pour les états de l'Allemagne. Thomassin parle de ces conciles, dans son livre de l'ancienne et de la nouvelle discipline de l'Église, part. II, livre III, chap. xv-lvi.
Les conciles n'ont jamais été considérés comme un élément nécessaire au gouvernement de l'Église. Aussi, lorsque le pouvoir des Primats commença à déchoir, la célébration des Gonciles Nationaux finit par tomber aussi en désuétude. (rest pour cela que le Goncile de Trente, dans sa session XXIV, chapitre II, de Reform. n'en fait pas mention : il
u04 PREMIER LIVRE DES DÉCRÉTALES
y parle seulement du Concile Provincial et du synode diocésain.
Les Conciles Nationaux ne peuvent être convoqués ni se tenir sans la permission du Pontife Romain.
Cette règle a été constamment suivie dans l'Église, depuis les temps les plus anciens. — Voir can. 1 , seq.,.Dist. /7.
La convocation de ces assemblées se fait ordinairement par le Patriarche et le Primat de la contrée ou du royaume.
La présidence appartient à ces Prélats. Parfois, on a vu des Légats du Saint-Siège présider des Conciles Nationaux.