‹ Exposition du système des vents Lartigue, Capitaine de corvetteChapitre 7 sur 8 · àl’0. N. O. etàl’O · texte numérisé non relu

àl’0. N. O. etàl’O

On a supposé que les vents tropicaux , lorsqu’ils commencent à souffler à la limite N. des vents alisés, prennent la direction de l’E. S. E.; celle du S. E. un peu plus au N.; ensuite celle du S. S. E., du S. , du S. S. O, , du S. O.

et de l’O. S. O. à mesure qu’ils approchent du pôle.

riables de. la zone torride est indiquée d’après la supposition qu’ils tournent, à mesure qu’ils avancent vers le

N. , d’abord au S. S. E. , au S.

et au S. S. O. , ensuite au S.

O. , à l’O. S. O. etàl’O.

On a supposé que les vents tropicaux * lorsqu’ils commencent à souffler à la limite S. des vents généraux prennent la direction de l’E. N. E.; celle du N. E. un peu plus au S. ; ensuite celle du N. N. E. , du N., du N. N. O., du N. O.

et de l’O. N. O. à mesure qu’ils approchent du pôle.

Il nous eût été impossible d’indiquer les diverses variations auxquelles sont sujets tous les vents dont nous parions; mais nous allons citer les plus remarquables.

HÉMISPHÈRE BORÉAL

Les vents polaires peuvent varier du N. O. au N. E.

Les vents alisés, duN.E.à l’E.

Les vents variables de la zone torride, du N. à l’O.

Les vents tropicaux éprouvent des variations plus considérables. Près de la limite N. des vents alisés , ils commencent, avons-nous dit, à l’E. S. E. ; ils deviennent en-

HÉM1SPHÈRE AUSTRAL.

Les vents polaires peuvent varier du S. O. au S. E.

Les vents alisés, du S. E.

Les vents variables de la zone torride, du S. à l’O.

Les vents tropicaux éprouvent des variations plus considérables. Près de la limite S. des vents alisés , ils commencent, avons-nous dit, à l'E. N. E.; ils deviennent en-

suite S. E. ; plus tard ils viennent au S. , ensuite au S. 0. , pour sauter quelque temps après au N. ou au N. E. ; mais les variations deviennent d’autant moins grandes que l’on s’éloigne de cette limite; car, au milieu de la zone tempérée , les vents ne varient, à peu près, que du S. S. O. au S. O. ; plus près des pôles , ils peuvent ne varier que du S. O. à l’O. 1 /é S. 0.

suite N. E. ; plus tard ils viennent au N. , ensuite au N. O. , pour sauter quelque temps après au S. ou au S. E. ; mais les variations deviennent d’autant moins grandes que l’on s’éloigne de cette limite ; car, au milieu de la zone tempéré, les vents ne varient , à peu près, que du N. N. E. au N. O.; plus près des pôles , ils peuvent ne varier que du N. O. à l’O. î \lx N. O.

A cause de ces diverses variations , nous ne nous sommes pas appliqué à donner exactement aux flèches, qui sont preque toutes courbes , les directions que nous avons indiquées; c’eût été un travail trop long et de peu d’utilité. Dans quelques cas même , nous n’avons pas suivi la règle générale, parce que les localités occasionnent quelques exceptions, qui se trouveront naturellement expliquées lorsque nous développerons le système, et que nous en ferons l’application à chacune des parties du globe en particulier.

Pour pouvoir apprécier quels sont les vents réglés qui peuvent souiller dans les diverses parties du globe, il faut supposer que les lieux occupés par les vents polaires le sont ensuite par les vents tropicaux , lesquels sont bientôt remplacés par les vents polaires, et ainsi de suite, en remarquant toutefois que les vents polaires doivent s’arrêter plus longtemps sur une des côtes, tandis que ce sont au contraire les vents tropicaux qui s’arrêtent plus longtemps sur la côte opposée.

Il faudra aussi supposer que, dans chaque saison, les limites des vents alisés des deux hémisphères peuvent se rap-

procher ou s’éloigner de l’équateur, selon l’intensité des vents polaires , et que l’espace occupé par les vents variables de la zone torride diminue ou augmente dans le rapport que nous avons indiqué dans le cours de ce mémoire.

Les courants d’air polaires et tropicaux ne se déplacent pas d’une manière uniforme. L’irrégularité de leur déplacement occasionne dans l’atmosphère des perturbations qu’il est impossible d’indiquer sur les cartes.

Nous ferons une autre observation, indispensable pour ne pas être induit en erreur, sur la limite N. des vents alisés du N. et la limite S. des vents alisés du S. : c’est que ces limites sont beaucoup plus rapprochées de l’équateur au large des côtes qu’à l’occident et près des continents.

Le tableau suivant , extrait des journaux de a 38 bâtiments qui ont navigué dans l’océan Atlantique septentrional, entre 1 8 ° et 3o° de longitude O. , indiquera quelles sont les variations que les limites des vents alisés des deux hémisphères peuvent éprouver.

Nous avons tiré ce tableau de l’ouvrage de Horsburg.

Décembre 5* & T N. 3’ à 6° N. 5'± 1” N. à 4'

Nous ajouterons que le système ne s’applique pas aux vents qui régnent sur les continents, sur les îles et près des côtes. Il existe, entre ces points et la limite des vents réglés dont nous avons parlé, d’autres vents, qui sont eux-mêmes d’autant plus réguliers qu’ils soufflent plus près de la zone torride, mais qui dépendent de ceux qui régnent au large.

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