‹ Exposition du système du monde (volume 2)Chapitre 42 sur 65 · DE LA THÉORIE DE LA PESANTEUR UNIVEESELLE · texte numérisé non relu

DE LA THÉORIE DE LA PESANTEUR UNIVEESELLE

Après avoir exposé dans les livres préo^deiu , les lois des mouTemens cëlestes , et celles de l'action des causes motrices ; il reste à les comparer , pour reconnaître les forces ^li animent les cot^ du système solaire , et pour a'Âeyer sans hypothèse «t par une snîte de raisonBemeas giiomëtriques ,' an principe général de le pesanteur, dont elles dérÎTent. C'est dans l'espace céleste , ^e les lois de la mécanique s'observent avec le plus de précision : tant de circonstances en compliquent les résultats sur la terre , qu'il est difficile de les démêler et plus difficile encore de les asanjetlif an calcul. Mais les coi^s dn système solaire , séparés par d'immenses distances , et soumis k l'action d'une force principale dont il est facile âe calculer les effets , ne * sont troublés duis leurs mouvemens respectifs , que par des forces assez petites , pour que fou ait pu embrasser dans des formules générales , tons les changemens que la suite des temps a produits et doit amener daos ce système. Il ne s'agit point ici de causes vagues, impossibles à soumettre à l'analyse, et que rîmagination modifie i son gré , pour expliquer les phénomènes. La loi de la pesanteur universelle a le précieux avantage de pouvoir être réduite an calcul ,

et d'olFrir dans U comparaison de aet résultats aux observations, le plus sûr moyen d'en constater l'existence. On verra que cette grande loi de la nature , repràente tous les pliënomènes c^estes , jusque dans leurs plus petits détails; qu'il n'y a pas une senle de leurs inégalités, qaî n'en dtfconle avec une précision admirable, et qu'elle a souvent devancé les observations, en nous dévoilant la cause de plusieurs mouvemens singuliers, entrevus par les astronomes, mais qaî , vu leur complication et leur extrême lenteur , n'auraient pu être déterminés par l'observation seole, qu'après un grand nombre de siècles. Par sou moyen, l'empirisme a été banni entièrement de l'Astronomie, qnî, maintenant, est un grand problème de mécanique, dont les élémens du mouvement des asti-es , leurs flgures et leurs masses sont les arbitraires , seules données indispensables que cette science doive tirer des observations. La plus profonde Géométrie a été nécessaire pour la solution de «e problème , et pour en déduire les théories des divers phénomènes que les cieut nous présentent. Je les ai ra^emblées dans mon Traité de Méeanùiue Céleste : je me bornerai ici  exposer les principaux résultats de cet ouvrage , en indiquant la route que les géomètres ont suivie pour y parvenir, et en essayant d'en faire sentir les raisons, autant que cela se peut , sans le secours de l'analyse.

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