‹ Exposition du système du monde (volume 2)Chapitre 58 sur 65 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Des mouv&nens propres des étoiles.

AF«^ avoir conaidér^ les Tooûy^meta deixo^a dn sj*tlme soUire , il neu* reste à exaimser >caiix dea Anîles ^i toutei, es vertu delà pesàotesTiutiVeneUe, doïire&t ^aviter lea ânes vers Ufe antres et décrire des orbes. immenses. IMji les obserratioiu. oat fait recomuttre ces ■ grands monvemeiis q^ probablement sont en partie , des àpparenciM dues an monvement de tran^tion du ^stème solaire , mohremâat c[ne d'aptes led lois de l'Opti^e f noQS transportons en sens contraire au étoiles. Xj(»aqiie l'on en coosïdire un grand nombre, lenn mbuvemens réels ajaat Uen dans tons les sens , ils doivent disparaître duis l'expretsion du mouvement dn soleil , conclu àe- l'ensemble de lenrs monvemens propres observés. C'est ainsi qiie l'on - a recoiiDU qne le système du soleil et de tout ce qui l'environne, est eutporté vers la constellation d'Hercule avec une vitesse au moins égale à c^é de la terre dans son orlnte. Maïs des observations très précises et tris multipliée», faites i un on deux siècles d'intervalle , détermineront exactement ce point important et délicat du rfrtème dn monde.

Oittre ces grands mouvemens du mieil et) des étoiles, on en observe de particulier dans j^nsieui'S étoiles tbutUt: on nomme ainsi deux étoiles extrêmement rapprocbéesqui paraissent n'en former qu'une , dans les

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lunette* dont le grossusement est pea considérable. Leur proximité apparente peut tenir i ce qu'elles sont à fort pen près sur le même rayon visuel. Maïs Due disposition semblable est Aéjk. an indice de lenr proximité rëelle ; et si de plus , elles ont des mouTemens propres considérables et fort peu difFëreus en ascension droite et en déclinauon; il devient alors extrêmement probable qu'elles forment un système de deux corps très rapprochas', et que les petites diETérences de leurs mouTemens propres sont dnes à' un mouvement de révolution de chacune d'elles , aatonr de leur centre commun de gravité : sans cela, l'existence simultanée de ces trois choses , la proximité apparente des deux étoiles et leurs monvemens presque égaux, soit en ascension droite , soit en déclinaison , serait totalement invraisemblable. La 61'*^ dnC^neetsa suivante, réunissent ces trois conditions , d'une manière remarquable : l'intervalle qui les sépare, n'est que de 6 " ; leurs monvemens propres annuels depuis Bradley juaqu'i noos , ont été ■ 5", 75 et 16", o3 en ascension droite ; 10", ^^etQ", 56 en déclinaison ; il est donc extrêmement probable que ces deux étoiles sont très rapprochées , et qu'elles tournent autour de lenr centre commun de gravité, dans une période de quelques siècles. Plusieurs autres étoiles doubles ol&entdes résultats semblables. Si l'on parvient tk reconnaître une parallaxe , dans quelques-unes de ces étoiles, on aura par le temps de la révolution des deux astres qui les forment, l'un autour de l'autre , I* somme de leurs masses rapportées à la masse du soleiL

Le spectacle du ciel nous oSre encore plusieurs groupes d'étoiles brillantes resserrées dans au petit espace : tel est celui des Pléiades. Une disposition semblable indique avec beaucoup de vraisemblance , que

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les ébnie» de chaque groupe , sont fort rapprocb^es relatÎTement i U distance qnî les sépare des antres étoiles, et qu'elles ont aatonr de leur centre commun de gravite, des mouTemens que la suite des siècles fera connaître.

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