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CHAPITRE IV

Application de la photographie aux sciences physiques et naturelles.

Celte notice serait incomplète si , après avoir exposé l’histoire et l’état présent de la photographie, nous ne faisions connaître les applications principales que cette belle découverte a reçues jusqu’à ce jour. Nous allons donc rappeler, comme complément de cette étude , les applications les plus importantes que les procédés daguerriens ont trouvées dans les sciences et les beaux-arts. Occupons-nous d’abord de ce qui touche aux sciences.

I ne des parties importantes de la physique, la photometrie , qui traite de la comparaison de l’intensité des diverses sources lumineuses, a emprunté aux procédés photographiques de précieuses ressources d’expérimentation. Avant la découverte du daguerréotype, les physiciens ne pouvaient déterminer avec rigueur l’intensité comparée de deux sources lumineuses, que lorsque celles-ci brillaient simultanément. Les moyens de mesure perdaient la plus grande partie de leur valeur, quand les deux lumières n’étaient pas \ i si blés à la fois. C’est ainsi que l’intensité relative de la lumière solaire et de la lumière des étoiles ou de la lune n’auait pu jusque-là être fixée avec exactitude. L’emploi des moyens photographiques a permis de procéder avec rigueur à cette détermination délicate. I ne plaque daguerrienne étant exposée à l’influence chimique de l’image ’onnée au foyer d’une lentille par un objet lumineux , le degré l’altération subie par la couche sensible sert de mesure à l’intensité de la lumière émise. On a pu comparer ainsi avec une entière précision les rayons éblouissants du soleil et les rayons

it.

Vi DÉCOUVERTES SCIENTIFIQUES,

trois cent mille fois plus faibles de la lune. MM. Fizeau et Foucault ont eu recours aux mêmes moyens pour étudier comparativement les principales sources lumineuses naturelles ou artificielles en usage dans l’industrie, dans les arts et dans l’économie domestique.

Les procédés empruntés à la photographie ont été employés pour enregistrer d’une manière continue les indications de quelques instruments météorologiques , tels que le baromètre et l’aiguille aimantée. Aujourd’hui, grâce à cet admirable artifice, dans quelques observatoires de l’Europe, les instruments de météorologie enregistrent eux-mêmes leurs propres observations. L’aiguille indicatrice de l’instrument vient se peindre sur la surface d’un cylindre qui tourne sur son axe d’un mouvement uniforme et exécute une révolution clans l’espace de vingt-quatre heures. Le cylindre, étant recouvert d’un papier photographique préparé à la manière ordinaire, conserve, dans une sorte de traînée continue, la trace de l’indicateur, et présente ainsi une courbe dont chaque ordonnée indique l’état de l’instrument h l’heure marquée par l’abscisse correspondante.

Dans l’observatoire de Greenwich, en Angleterre, des instruments fondés sur ce principe sont mis en usage depuis quelques années : le gouvernement a honoré d’une récompense de 300 livres sterling le docteur Brooke, auteur de cette belle application des procédés photographiques. Cette méthode d’observation a fait renoncer à la surveillance de jour et de nuit «à laquelle on était soumis depuis si longtemps pour relever l’indication des instruments météorologiques; elle a permis, de plus, de réduire de quatre à deux h; nombre des surveillants de l’observatoire magnétique.

C’est surtout, en effet, pour enregistrer les obsërvations magnétiques , c’est-à-dire l’inclinaison et la déclinaison de l’aiguille aimantée, que l’appareil de 31. Brooke est en usage à Greenwich. Voici, en quelques mots, le principe de sa dispo-

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sition. L’extrémité de l’aiguille aimantée porte un miroir, et l’on fait réfléchir à ce miroir la lumière d’une petite lampe. Lorsque ce miroir se meut, par suite des mouvements divers que subit l’aiguille aimantée dans les différentes variations qu’il s’agit de noter, la lumière de la lampe réfléchie dans ce miroir décrit, sur l’écran où on la reçoit, un arc d’autant plus grand que cet écran est plus éloigné. Or, cet écran, placé dans un lieu obscur, porte un papier photographique. Ou obtient donc ainsi, sur une surface impressionnable, la trace du mouvement angulaire accompli dans un certain intervalle par l’aiguille aimantée. Maintenant, si l’écran formé par le papier sensible est fixé à un cylindre tournant horizontalement sur son axe une fois en vingt-quatre heures, la marche du point lumineux réfléchi sera indiquée par l’espace influencé sur le papier. 11 n’y a donc plus qu’à rendre permanente, à l’aide des procédés ordinaires, l’impression laissée sur la surface sensible; les papiers ainsi obtenus conservent et représentent l’indication des différents mouvements de l’aiguille magnétique pendant le cours de vingt-quatre heures.

On a réussi à Greenwich à employer des moyens semblables pour enregistrer les indications barométriques; maison n’a pu parvenir encore à les appliquer à l’observation do la marche du thermomètre.

L’éclipse de soleil du mois de juillet 1851 a fourni une preuve intéressante du secours que la photographie peut apporter à l’étude des phénomènes astronomiques. Un grand nombre d’opérateurs ont fixé sur une plaque daguerrienne les différentes phases de cette éclipse. L’une des épreuves les plus remarquables en ce genre, obtenue à Home en moins d’une seconde par M. Secchi, au moyen d’une lunette astronomique, fut mise sous les yeux de l’Académie des sciences de Paris. Ses dimensions étaient considérables ; les bords du disque de la lune s’\ trouvaient nettement accusés. En présentant cette

épreuve à l’Académie , M. Faye fit remarquer que de semblables reproductions de l’image solaire par les moyens photographiques pourraient rendre de grands services à l’astronomie. Obtenues par séries à des intervalles de temps égaux, elles permettraient, selon ce savant académicien, de calculer le diamètre de l’astre autour duquel gravite notre système planétaire, aussi bien que la position exacte des Ntaches qu’il présente et sur la nature desquelles taut de discussions se sont élevées. Il serait facile d’avoir dans les cabinets d’astronomie des images c)u soleil prises dans toutes les saisons; on pourrait ainsi, ajoute M. Faye, déterminer plus exactement qu’on ne l’a fait jusqu’ici, par l’action chimique de ses rayons, la nature de cet astre et son état solide ou gazeux.

Plusieurs physiciens ont cru reconnaître que la lumière solaire émise deux ou trois heures avant midi, diffère, par quelques caractères, de celle qui est émise aux périodes correspondantes après le passage au méridien. Il était donc utile de chercher à apprécier les caractères propres à la lumière solaire aux différentes heures du jour. M. Herschel, M. Edmond Becquerel et quelques autres physiciens, ont construit divers instruments nommés actinographes, qui permettent d’arriver h ce résultat. Le degré d’altération d’une couche de bromure d’argent sert de mesure à l’intensité d’action chimique de la lumière émanant du soleil à chaque période de la journée.

L’étude de l’action chimique de la lumière est devenue, dans ces dernières années, l’objet des recherches et des travaux assidus de nos physiciens. M. Edmond Becquerel en France, M- Herschel en Angleterre, M. Moser en Allemagne, M. Draper en Amérique, ont ouvert dans cette direction une voie toute nouvelle, et qui doit aboutir un jour aux découvertes les plus intéressantes sur la nature de l’agent lumineux , sur ses effets physiques et chimiques, sur sa constitution intime , questions qui se rattachent aux parties les plus élevées et les plus délicates

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do la physique des corps. Les plaques du daguerréotype, et les papiers sensibles préparés avec les composés chimiquement impressionnables , ont été les moyens et les instruments naturels de ces importantes recherches, qui méritent d’être encouragées et secondées de toutes manières.

Tels sont les services que la photographie a déjà rendus au\ sciences physiques; les applications de cette découverte à l’histoire naturelle sont plus variées et plus générales. La possibilité d’obtenir en quelques instants des dessins parfaits d’animaux, de plantes et d’organes isolés, donne aux naturalistes voyageurs la faculté d’accroître indéfiniment les richesses de leurs collections d’études. Les procédés daguerriens constituent donc une des ressources les plus efficaces offertes à l’avancement des sciences naturelles. L’étude si intéressante, mais si peu avancée encore des races humaines, trouvera surtout, dans l’usage de la photographie, la source de ses progrès. L’imperfection de l’anthropologie tient surtout à l’absence d’un musée de types authentiques. On conçoit dès lors l’utilité que présenterait, pour cette science, une collection ethnologique obtenue par la photographie. Les portraits daguerriens des Bolocudes, ou naturels de l’Amérique du Sud, apportés en France en 1846 par M. Thiesson, et les études de types africains recueillies par le même artiste dans un voyage postérieur, enfin les spécimens semblables obtenus à Paris par M. Rousseau, en 1854 et 1855, ont montré tout ce que l’anthropologie peut attendre de l’emploi des procédés daguerriens. Le Muséum d’histoire naturelle de Paris a commencé de recueillir une collection de ce genre.

\joutons qu’un médecin de la Salpêtrière, en publiant une série de types d’idiots et de crétins, recueillie au moyen de la photographie, a donné un exemple des avantages que peut offrir la photographie pour la description et l’étude de ces tristes affections de l’espèce humaine.

ii. 7.

Dès les premières années de la découverte de Daguerre , MM. Donné et Foucault réalisèrent une autre application de la photographie à l’histoire naturelle, aussi curieuse qu’utile. Ils eurent l’idée de daguerréotyper l’image amplifiée des objets microscopiques, et de rendre ainsi permanentes les images éphémères formées par la lentille de l’instrument. L’image que donnent, au microscope solaire les globules du sang, par exemple, était reçue sur une plaque indurée, et y laissait son empreinte, qu’il ne restait plus qu’à rendre fixe par les moyens ordinaires. Les épreuves ainsi obtenues sert irent de modèle aux dessins de l’allas microscopique de M. Donné.

Ces résultats intéressants n’étaient cependant qu’un prélude, car les nouveaux perfectionnements récemment apportés à la photographie sur papier vont permettre de donner beaucoup d’extension à l’emploi dos procédés daguerriens dans les études relatives aux sciences naturelles. Le moment n’est pas éloigné où le naturaliste confiera presque exclusivement à la photographie l’exécution de ses dessins. Au lieu de se condamner à relever péniblement au crayon les détails principaux dès objets qu’il étudie, il en obtiendra en quelques instants, sur le papier, une image rigoureuse, sans même, dans la plupart des cas, avoir recours au microscope solaire. Le travail du graveur deviendra ainsi inutile, car les épreuves positives tirées sur papier avec l’épreuve négative fourniront un grand nombre de reproductions du premier type cpii rendront superflue toute intervention de la gravure.

La publication qui a été entreprise d’un ouvrage destiné à reproduire , au moyen de la photographie , une partie des collections du Muséum d’histoire naturelle de Paris (1), est de

(1) Photographie zoologique, ou Représentation des animaux rares des collections du Muséum d'histoire naturelle, par L. Rousseau, aidenaturaliste au Muséum d’histoire naturelle, et A. Devéria, peintre, conservateur-adjoint. au département des estampes de la bibliothèque im périale.

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nature à mettre dans tout son jour l’utilité de la photographie pour les représentations d’objets d’histoire naturelle. Dans un rapport présenté à l’Académie des sciences à propos de cet ouvrage, M. Milne Edwards a si bien fait, ressortir tous les avantages delà photographie dans les études zoologiques, qu’il nous suffira, pour les mettre en évidence, de citer une partie de ce rapport.

« Les résultats obtenus par les auteurs de la Photographie zoologique sont de nature, dit M. Milne Edwards, à intéresser si vivement les zoologistes, que nous croyons devoir y appeler l’attention de l’Académie. En effet, ces essais, bien qu’incomplets encore, réalisent en partie les avantages que nous espérions obtenir de l’application de la photographie aux éludes zoologiques, et suffisent pour montrer que, dans certains cas , cet art nouveau est susceptible de rendre aux sciences naturelles des services plus grands que ne sauraient le faire ni le dessin ni la gravure.

j> Ainsi , les corps que le zoologiste a besoin de représenter offrent le plus souvent une multitude de détails qui échappent à l’œil nu, et qui sont cependant nécessaires à montrer. Pour les mettre en évidence, le dessinateur est obligé de les grossir comme si c’était à travers une loupe qu’il les voyait, et les figures amplifiées ainsi obtenues ont rarement l’aspect de ces objets tels qu’ils se présentent d’ordinaire dans la nature. Pour en donner une idée exacte et suffisante, le zoologiste a donc presque toujours besoin de deux sortes d’images : de figures d'ensemble non grossies et de figures de certaines parties caractéristiques plus ou moins amplifiées.

» Dans des planches photographiques bien faites, telles que les planches de VÈuryales, de YAgaricie et des Fongies , présentées à l’Académie par MM. bousseau et Devéria, on n’aperçoit, pas plus que dans la nature, les détails de structure lorsqu’on les regarde à la vue simple, et les objets représentés conservent alors leur aspect ordinaire ; mais lorsqu’on vient à examiner ces planches à l aide d’une loupe, on y voit tous les détails que cet instrument ferait voir dans l’objet lui-même, et, par conséquent, ici une seule et même image peut tenir lieu des deux sortes de ligures dont nous venons de parler, comme étant généralement nécessaires dans les ouvrages exécutés au pinceau ou au burin. Pai

exemple, dans les figures de Fongies données par MM. Rousseai et Devéria, ces polypiers sont moins grands que dans la naturel et cependant en les examinant à la loupe, on peut non-seulemefd compter toutes les lames dont chacun de ces corps se compose! mais distinguer les denticulations et les autres caractères de strucj ture que chacune des lames elle-même présente. Le dessinateu le plus habile n’aurait ni la patience ni la légèreté de main néces saires pour reproduire fidèlement tous ces détails; or, non-seu: lementla photographie nous les donne, mais elle nous les donn: à bas prix.

» Ces avantages de la photographie sur la gravure ne laisser pas que d’être considérables, lorsqu’il s’agit de la représentatio de corps d’une structure très complexe , comme les polypiers e) les échinodermes ; dans beaucoup de cas, il faut tenir compt! aussi d’un autre fait qui, à mon avis, est plus important, et qu est une conséquence de la nature même de l’opération photogra phique.

» Quand le zoologiste fait un dessin, il ne représente que ce qu’i remarque dans son modèle, et, par conséquent, l’image tracé'! par son crayon ne traduit que l’idée plus ou moins complète qu’ij s’est formée de la chose à reproduire, et il est bien rare que 1. ligure ainsi obtenue montre nettement, des caractères dont l’an teur n’aura pas tenu compte. Aussi, lorsque, par les progrès di la science , un de ses successeurs fait intervenir, dans la solutioi des questions zoologiqucs, des caractères dont le premier icono graphe n’aurait pas fait usage, il est bien rare qu’il les trouv» fidèlement représentés dans les dessins de celui-ci; pour constate] la présence ou l’absence de ces particularités de structure, il ni peut donc se contenter de l’examen des figures déjà publiées, e il est obligé d’observer à nouveau les objets en nature.

» Ces considérations, et quelques autres raisons qu’il serai trop long d’exposer ici, nous ont fait vivement désirer que la photo graphie pût devenir d’un emploi usuel pour les zoologistes, e c’est avec satisfaction que nous avons vu un naturaliste zélé e un artiste distingué réunir leurs efforts pour arriver à ce résultat. :

Est-il nécessaire d’ajouter que les opérations photographique peuvent se combiner non moins utilement avec les travaux d< la cosmographie, de l’archéologie, de l’architecture? « Pou

PIIOTOGRAPHIF..

copier les millions et millions d’hiéroglyphes qui couvrent , môme à l’extérieur, les grands monuments de Thèbes , de Memphis, de Karnak, a dit Arago dans son rapport à la chambre des députés, il faudrait des vingtaines d’années et des légions de dessinateurs. Avec le daguerréotype, un seul homme pourrait mener à bonne fin cet immense travail. Munissez l’Institut d’Égypte de deux ou trois appareils de AI. Daguerre, et, sur plusieurs des grandes planches de l’ouvrage célèbre, fruit de notre immortelle expédition, de vastes étendues d’hiéroglyphes réels iront remplacer des hiéroglyphes fictifs ou de pure invention, et les dessins surpasseront partout en fidélité , en couleur locale, les oeuvres des plus habiles peintres; et les images photographiques , étant soumises dans leur formation aux règles de la géométrie, permettront, à l’aide d’un petit nombre de données, de remonter aux dimensions exactes des parties les plus élevées, les plus inaccessibles des édifices. »

M. le baron Gros, qui se délasse de ses fonctions diplomatiques par ses travaux de photographie sur métal, où il compte peu île rivaux, a eu par-devers lui une preuve assez curieuse de l’utilité des arts photographiques en matière d’archéologie. Ku 18Ù9, AI. Gros, alors ministre plénipotentiaire en Grèce, avait fixé, au moyen du daguerréotype, un point de vue de l’acropole d’Athènes. I)c retour à Paris à la fin de sa mission, il eut la fantaisie d’examiner à la loupe les détails de cotte épreuve. Or, à sa grande surprise, la loupe lui fil reconnaître sur cette image une particularité qu’il n’avait point aperçue sur la nature. Sur une pierre située au premier plan, et parmi les débris antiques amoncelés et jonchant le sol, se trouvait, esquissé en creux, un lion dévorant un serpent; le dessin de cette figure était d’un âge si reculé, que ce monument dut être rapporté à l’époque égyptienne. Ainsi, à sept cents lieues de la Grèce et hors du théâtre de l’observation, la photographie avait révélé l’existence d’un document utile, inaperçu jusque-lit, et

qui apportait quelque éclaircissement à la connaissance d’un

fait historique.

Auxiliaire de la physique, de la chimie, de l’histoire naturelle, de la cosmographie et de l’archéologie, la photographie a donc trouvé dans les sciences plusieurs applications utiles. Cependant les services qu’elle a rendus jusqu’à ce moment à l’étude des sciences sont probablement peu de chose relativement à ce qu’elle leur promet encore. La photographie est aux mains des savants depuis si peu d’années, qu’il est difficile aujourd’hui de prévoir et de fixer avec certitude le parti que l’on pourra en tirer dans l’avenir. « Quand les observateurs, a; dit Arago, appliquent un nouvel instrument à l’étude de la nature, ce qu’ils en ont espéré est toujours peu de chose relativement à la succession de découvertes dont cet instrument devient l’origine. »

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