CHAPITRE IV
Principes du télégraphe aérien. — Mécanisme des signaux. — Vocabulaire. — înconTénienls de la télégraphie aérienne. —Télégraphie de nuit.
« Le télégraphe de Chappe, dit M. Jules Guyot^ » homme fort compétent sur cette matière, est le plus » parfait de tous ceux qui ont été inventés soit mvant, » soit après son étabUssement. Non seulement il est » plus parfait, mais il dépasse encore d'une perfec-
» tien infinie tous ceux qu'on a essayé d*établir ou » qu'on a établis après lui tant en France qu'en » Europe (1). »
, Essayons de faire comprendre le mécanisme du télégraphe deChappe et les principes sur lesquels repose le vocabulaire dont il fait usage. Il est d'autant plus utile d'entrer à cet égard dans quelques détails^ que la télégraphie est encore aujourd'hui un art fort peu connu. On s'imagine en eflet qu'elle constitue un des secrets de l'État ; c'est une erjeur : les principes de la télégraphie n'out rien, de mystérieux ; le gouvernement ne réclame que le secret de ses dépêches, qui n'est en rien compromis par la publicité donnée aux règles de cet art.
Le télégraphe proprement dit , ou la partie de la machine qui forme les signaux , se compose de trois branches mobiles : une branche principale de quatre mètres de long, appelée régulateur^ et deux petites branches longues d'un mètre , appelées indicateurs ou ailes. Le régulateur est fixé par son milieu à un mât qui s'élève au-dessus du toit de la maisonnette où se trouve placé le stationnaire. Ces branches mobiles sont disposées en forme de persienne, c'est-à-dire composées d'un cadre étroit, dont l'intervalle est rempli par des lames minces, inclinées les unes au-dessus des autres. Cette disposition a l'avantage de donner aux pièces une grande légèreté ; elle leur permet aussi de résister aux vents et de. combattre les mauvais effets de la lumière. Les branches mobiles sont peintes en noir,*afln qu'elles se détachent avec plus de vigueur
(1) De ta télégraphie dejxmr et de nuit ^ par le docteur Jules Giijol, pngeSl.
sur le fond du ciel. L'assemblage de ces trois pièces formé un système unique , élevé dans Tespace et soutenu par un seul point d'appui , l'extrémité du mât , autour duquel il peut librement tourner. Les pièces du télégraphe se meuvent à Taide de cordes de laiton. Ces cordes communiquent, dans la maisonnette; avec les branches d'un autre télégraphe , qui est la reproduction en petit du télégraphe extérieur. C'est ce second appareil que le guetteur manœuvre ; le télégraphe placé au-dessus du toit ne fait que répéter les mouvements imprimés directement à la machine intérieure.
Le régulateur est susceptible de prendre quatre positions : verticale — horizontale — oblique de droite à gauche — oblique dé gauche à droite. Les ailes peuvent former avec lui des angles droits, aigus ou obtus; ces signaux sont clairs , faciles à apercevoir , faciles à écrire, jl est impossible de les confondre.
Voici maintenant les conventions et les principes qui règlent la formatioades signaux. Les frères Chappe ont décidé qu'aucun signal ne serait formé sur le régulateur placé dans la situation horizontale ni perpendiculaire; les signaux ^ ne sont valables que quand ils sont formés sur le régulateur placé obliquement. Ils ont encore décidé qu'aucun signal n'aurait de valeur et ne devrait par conséquent être écrit et répété que lorsque, étant formé sur ufie des deux obliques, il serait transporté tout formé soit à l'horizontale, $oit à la verticfile. Ainsi le guetteur qui voit former le signai le remarque pour se préparer à le répéter, maî6 il ne récrit point ; aussitôt qu'il le voit porter a l'Jiorizontale ou à la verticale > il est certain que le signal est bon ,
alors il le répète et le note. On appelle cette manœuvre cbssurer un signal. Cette manière d'opérer a pour but de bien marquer au stationnaire quel est , au milieu de tous les mouvements successifs des pièces du télégraphe , le signal définitif auquel il doit s'arrêter pour le reproduire.
Les diverses positions que peuvent prendre le régulateur et les ailes donnent quarante-neuf signaux différents; mais chaque signal peut, prendre une valeur double , selon qu'il est transporté à l'horizontale, ou à la verticale : ainsi quarante -neuf signaux peuvent recevoir quatre-vingt-dix-huit significations , en partant de Toblique de droite, pour être affichés horizontalement ou verticalement; de même pour l'oblique de gauche : ce qui donne en tout cent quatre-vingt-seize signaux. Les frères Chappe ont arrêté que la moitié de ces cent quatre-^ingt-seize signaux serait consacrée au service des dépêches, et l'autre moitié à la police de la ligne, c'est-à-dire aux avis et indications à donner aux stationnaires. Les quatre-vingt-dix-huit signauxformés sur l'oblique de droite servent à la composition des dépêches, leçquatre-vingt-^ix-huit signaux formés sur l'oblique de gauche sont destinés au règlement de la ligne.
Maintenant, comment ces différents signaux peuvent-ils transmettre l'expression de la pensée? C'est ici que le génie de l'inventeur va se montrer avec toute'*la simplicité qui le distingue. Les frères Chappe ont consacré quatre-viogt-douze des signaux primitifs de l'oblique de droite à représenter la série des quatrevingt-douEe nombres., depuis un jusqu'à quatre-vingtdouze; ensuite ils ont composé un vocabulaire de
quatre-vingt-douze pages, dont chaque page contient quatre-vingt-douze mots. On est convenu que le premier signal donné par le télégraphe indiquera la page du vocabulaire , et que le second signal indiquera le numéro porté dans cette page répondant m mot de la dépêche. On peut ainsi, par deux signaux, expri* mer huit 'raille quatre cent soixante-quatre mots. C'est là le vocabulaire des mots.
Cependant huit mille quatre cent soixante^uatre mots seraient insuffisants pour traduire toutes les pensées et pour répondre aux cas imprévus; d'uu autre côté, il est des idées qui doivent revenir fréquem» rnent dans le cours de la correspondance ; on a donc composé un second vocabulaire, que Ton nomme' vocahulaire des phrases. Il est formée comme le précédent, de quatre-vingt-douze pages, contenant chacune quatre-vingt-douze phrases ou membres de phrases, ce qui donne huit mille quatre cent soixante-quatre idées reproduites. Ces phrases s'appliquent particulièrement à la marine et à l'armée. Il est bien entendu que, pour se servir de ce vocabulaire , le télégraphe doit donner trois signaux : le premier, pour indiquer qu'il s'agit du vocabulaire phrasique; le second, pour indiquer la page du vocabulaire, et le troisième, pour le numéro de cette page.
On a créé enfin sur les mômes principes un a^tre vocabulaire , nommé géographique , qui porte la désignation des lieux. ^
Depuis 1830, on a refondu en un seul les trois vocar bulaires de Chappe , que l'on a d'ailleurs fort étendus. Les phrases et les mots sont disposés dans un ordre plus simple qui facilite considérablement la composi^
lion et la traduction des dépêches. Il est inutile de dire que l'administration a soin de changer très souvent, pour dérouter les observations indiscrète^, la clef du vocabulaire.
Quant aux signaux destinés simplement à la police de ta ligne , on comprend que l'emploi de tout vocabulaire serait superflu. Les cçnt quatre-vingt-douze signaux formés sur l'oblique de gauche , qui ont cette destination , sont connus de tous les employés. Ils expriment les avis que l'administration transrtietaux stationnaires : l'urgence , le but , la destination 'de la dépèche, les congés d'une heure, d'une demi-heure, accordés aux guetteurs , l'erreur commise dans un signal , l'absence d'un employé , en un mot tous les cas qui peuvent être prévus, depuis l'absence ou le relard d'un stationnaire , jusqu'à la destruction d'un télégraphe par le vent ou la foudre. Ces sortes d'avis parcourent la ligne avec la rapidité de l'éclair, et l'administration est instruite en un clin d'œil de la nature de l'obstacle qu'a rencontré la dépêche et du lieu précis où elle s'est arrêtée.
La France est couverte aujourd'hui d'un vaste réseau de télégraphes aériens , dont la principale artère, partant de Paris, traverse Dijon et descend jusqu'à Lyon et Avignon, puis, prenant à l'ouest, passe par Montpellier et Toulouse , remonte vers le nord-ouest pour gagner Bordeaux et de là revient à Paris par Poitiers et Tours. Grâce à cette continuité non interrompue , les dépêches d'un point quelconque de cette ligne peuvent atteindre Paris par deux routes diflerentes, disposition qui peut devenir d'une grande utilité lorsque , par «uite d'obstacles ou d'accidents particuliers,
la communication se trouve arrêtée sur l'un des points du trajet
La vitesse de transmission des dépêches varie sui* vant les lignes. On reçoit à Paris les nouvelle^ de Calais (68 lieues) en trois minutes, par trentetrois télégraphes; celles de Lille (60 lieues) en deux minutes, par vingt-deux télégraphes; celles de Strasbourg (120 lieues) en six minutes et demie, par quarante -quatre télégraphes; celles de Brest (150 lieues) en huit minutes, par cinquante-quatre télégraphes ; celles de Toulon (267 lieues) en vingt minutes, par cent télégraphes.
Cinquante ans d'expérience ont suffisamment montré toute rétendue des services que l'on retire de la télégraphie aérienne ; cependant cette télégraphie a ses imperfections, et nous devons les signaler. Les signaux se transmettent à travers l'atmosphère, par conséquent ils sont soumis à tous les accidents , à, toutes les vicissitudes atmosphériques. Les brouillards, les pluies abondantes , la fumée , le mirage , les brumes du matin et du soir, paralysent le jeu du télégraphe aérien. Claude Chappe avait constaté que de son temps le télégraphe ne pouvait bien fonctionner que deux mille cent quatre-vingt-dix heures durant l'année, c'est-à-dire six heures par jour, terme moyen. Aussi affirmait-il que sur douze dépêchés envoyées par les ministres et les autorités à l'administration télégraphique ou aux directeurs du télégraphe en province , six restaient dans les cartons ou étaient envoyées par la poste ; trois ne parvenaient à leur destination que six, douze ou vingt-quatre heures f. io.
ilà DÉCOUVERTES MODERNES.
après avoir été remises, et trois seulen^ent arrivaient aussi promptement que possible. Cependant , par suite des perfectionnements apportés dans le service depuis cette < époque , ces observations de Chappe ont beaucoup perdu de leur vérité, et la pratique démontre que le télégraphe aérien suffit, dans la généralité des cas , à tous les besoins de l'administration.
Le vice fondamental de la télégraphie aérienne ne réside donc paa, à proprement parler, dans le trouUe accidentel que les vauriations de l'atmosphère introduisent pendant le jour dans le passage des signaux; elle présente un inconvénient plus sérieux, et que, depuis trente ans, on essaie inutilement de combattre. On devine qu'il s'agit de l'absence des signaux pendant la nuit. Le repos forcé du télégraphe pendant toutes les nuits laisse dans le service une lacune funeste , puisqu'il diminue de moitié le temps de la correspondance. Pendant seize heures sur vingtquatre en hiver, le télégraphe aérien est condamné à l'immobilité. En mai et en septembre, il ne peut fonctionner que pendant douze heures, çt durant les jours les plus longs de l'été, il doit encore se reposer huit heures. Aussi toutes les dépêches que l'on apporte au ministère après le coucher du soleil sont-elles forcément renvoyées au lendemain. Alors, le salut d'une armée dût-il en dépendre, l'état fût-il en péril , li^ révolte eût-elle arboré son étendard triomphant dans nos rues ensanglantées , nulle puissance humaine ne pourrait arracher le télégraphe à son fatal repos. Aux premières ombres du soir il a replié ses ailes ; comme un serviteur paresseux , il dort jusqu'au lever de ia
prochaine aurore. Et cependant de quelle importance n'aurait pas été, en tant d'occasions de notre histoire, l'existence d'une bonne télégraphie nocturne! La bataille ou l'émeute sont suspendues aux approches de la nuit; dans ces heures de silence et de trêve, l'autorité publique a le temps d'organiser ses mesures. Les masses dorment, les chefs doivent veiller; par leurs soins, sous l'ombre protectrice de la nuit, les ordres s'élancent dans toutes les directions avec la rapidité de la pensée, et le lendemain, quand le soleil monte sur l'horizon , la défense est prête ou l'attaque concertée. Les données fournies par la science montrent sous un autre aspect les avantages de la télégraphie nocturne. La météorologie nous apprend que les nuits linvpides sont plus fréquentes que les jours sereins. Presque tous les phénomènes atmosphériques qui, dans le jour, contrarient la transmission des signaux, perdent leur influence pendant la nuit. Jusqu'au lever du soleil, les fleuves, les bois, les marais, cessent dp fournir des vapeurs. Le mirage est nul, les brouillards tombent avec le crépuscule. La nuit abaisse les vapeurs que le soleil avait élevées ; la nuit, les villes, les villages, les usines sont sans fumée. Le refroidissement du soir précipite, il est vrai, l'eau répandue en vapeur dans l'atmosphère, et la résout en un brouillard léger ; mais ce phénomène ne se passe qu'à quelques pieds du sol, et n'atteint jamais la hauteur des régions télégraphiques. Il faut remarquer de plus que presque toujours des nuits sereines succèdent à des jours pluvieux, et réciproquement. En supposant donc la télégraphie nocturne établie conjointement avec la télégraphie de jour , il serait difficile que l'intervalle de
116 DÉCOLVERTES MODERNES.
vingt-quatre heures s'écoulât sans laisser quelques moments favorables au passage des signaux.
Ces considérations ont été si bien appréciées par toutes les personnes qui ont mis la main à Tadministration des télégraphes , que depuis trente ans on a fait de continuels eflbrts pour arriver à créer la télégraphie nocturne. Les frères Ghappe n'ont jamais perdu de vue cet objet capital. De leurs recherches assidues, il est résulté que le problème de la télégraphie nocturne ne peut se résoudre que par ce moyen : éclairer pendant la nuit les branches du télégraphe ordinaire. Malheureusementles essais pour cet éclairage Ont presque tous échoué, et il est aisé de le comprendre, caries conditions à remplir sont aussi nombreuses que dîBBciles. Il faut que le combustible employé donne une lumière assez intense pour que la dislance des postes télégraphiques ne lui fasse rien perdre de son éclat (cette distance est en moyenne de trois lieues) ; il faut que, sans entretien et sans réparation, cet éclat reste invariable pendant toute la durée des nuits ; il faut que la flamme résiste à l'impétuosité des vents et des courants atmosphériques qui balaient les hauteurs; il faut enfin qu'elle suive sans vaciller les branches du télégraphe mises en mouvement par les manœuvres.
La plupart des combustibles essayés ont présenté chacun des inconvénients particuliers. Les graisses, les résines, la bougie, donnent peu de lumière et une fumée abondante qui masque et offusque les branches du télégraphe. Le gaz employé a l'éclairage de dos rues donnerait une lumière d'une intensité convenable, mais il serait impossible de le distribuer à tous les postes télégraphiques. Selon M. Jules Guyot, l'hoile
ne soutient pas la flamme dans les mouvements de l'appareil, la lumière vacille et disparait par intervalles. Le gaz tonnant, c'est-à-dire le mélange explosif des gaz hydrogène et oxygène, fut essayé à l'époque où Napoléon armait le camp de Boulogne et préparait sa descente en Angleterre. Les expériences faites sur la côte de la Manche eurent les plus beaux résultats : le voîume de lumière était énorme ; au milieu de l'obscurité des nuits, le télégraphe brillait comme une étoile détachée des cieux ; mais le maniement de ce mélange explosif pouvait causer de terribles accidents, et l'on dut renoncer à en faire usage.
Plus récemment, M. le docteur Jules Guyot a mon* tré que Vhydrogène liquide, combustible nouveau qu'il a découvert , brûlé dans des lampes de son invention, suffirait à toutes les exigences de la télégraphie nocturne. On a trouvé cependant que la pose de ces lampes serait peut-être, par les mauvais temps, très difficile ou môme impossible, et, par suite de ce déplorable système qui consiste à exiger qu'une découverte atteigne du premier coup la perfection absolue, le projet de M. Guyot, qui aurait pu offiîr à l'état de se* rieuses ressources , a été abandonné. Le problème de la télégraphie nocturne est cependant bien loin d'être insoluble. Il est résolu en Russie depuis plus de dix ans , puisque la ligne télégraphique de Varsovie à Cronstadt, établie par M. Chatau , fonctionne de nuit aussi bien que de jour (1).
(i) «Dans sa petite ;broelmre publiée en SShîf sous le titre de Télégraphe de Jour et de nuit , M. Chatau donne les détails sèivants sur la disposition quMI a adoptée en Russie potir éclairer le télégraplie peu* dant la nuit :
Toutefois , il faut le dire , les essais de télégraphie nocturne auraient été poursuivis avec plus de persévérance par les inventeurs ,.ÇMîCueillis avec plus de faveur par le gouvernement et les chambres, si des conditions capitales et toutes nouvelles n'étaient venues apporter dalis la question un élément d'une irrésistible influente» Pendant que la télégraphie aérienne cherchait péniblement à accomplir de nouveaux progrès, la télégraphie électrique avançait à pas de géant dans la carrière. Longtemps délaissée, elle grandissait tous les jours en puissance, et un jour vint où il fallut sérieusement compter avec cette rivale à moitié vaincue et presque oubliée.
6 Mes lanternes et mes feui[ ne laissent rien à désirer. L^huilc est ie seal combustible employé. Les réserroirs sont à l'abri des'froids tes pkn intenses* Les lampes. sont à nifeau constant, à m^e plate. Le foyer lumineux ne craint ni la plaie , ni le vent le plus violent, ni les mouvements les plus rapidee du télégraphe. Ce foyer se maintient à un degré d*éclat suffisant durant vingt heures, saiis demander aucun soin, pourvu qu*oii^ emploie de Pbuile bien épurée et de bonnes mèches* Bien que la largeur des mèches ne soit que de 12 millimètres , tous les signaux sont distingués à la distance de 30 kilomètres ; ainsi on obtient une très bonne transmission à 12 kilomètres , la (il us grande distance qui doive exister «ur une ligne télégraphique.
9 Si une lanterqe s*éteinl, le stationupire lésait à Tinstant, et celte lanterne est bientôt rallumée; mais un pareil accident est extrêmement rare avec mon télégraphe , et je doute qu*il arrive trois fois par an sur une ligne de cent cinquante postes. Les hintemes portent un signe qui indique le côté de Varsovie ; chacune d'elles a, excepté aux postes extrêmes, deux réverbères, deux réservoirs et deux foyers.
Si un verre se casse (ce qui arrive très rarement), il faut'quinie
secondes pour enlever la porte dont le verre est cassé, et quinze secondes pour mettre une nouvelle porte, qui est toujours prête ; mais les verres sont à Tabri de tout accident, une fois que mes lanternes sont posées au télégraphe. Quelle que soit la rapidité des mouvements du tél^raphe, aucune lanterne ne peut s*ouvrir, ni se détacher, ni donner contre ua poteau. B