CHAPITRE m
les procédés galTanoplasUques à la dorure et à Targenture K. — M. de Ruolzet ses travaux. — M. Elkington. — Dorure •Moo. -. Dorure par la pile YoUaîque. — Emploi industriel lés de la dorure chimique. — Orfèvrerie argentée et dorée leédés Elkington et de Ruols.
ission de doreur sur métaux était autrefois conbon droit, comme Tune des plus insalubres des s industrielles. Voici le procédé qui était suivi 3nire du bronze ou du cuivre. On dissolvait de ine certaine quantité de mercure, et Pamalgamc é servait à barbouiller la pièce métallique; en îDsuite le bronze amalgamé à l'action du feu, le 'évaporait et laissait à la surface du métal une or, qu'il ne restait plus qu'à polir à l'aide du '. La nécessité de tenir les mains constamment t avec le mercure, et surtout la présence de ce rapeurs dans l'atmosphère des ateliers, altéraient nt la santé des ouvriers doreurs. Le résultat onstant de ces opérations dangereuses était la onnuc sous le nom de tremblement mercuriel^ aud'ouvriers pouvaient se soustraire, et qui comt leur existence de la manière la plus grave. A poqueB, on avait essayé de parer à l'insalubrité industrie. Eu 1816, un ancien ouvrier, devenu ricant de bronzes, M. Havrio, avait institué un 000 francs pour l'assainissement de l'art du docadémie des sciences décerna ce prix au chimiste ui construisit, pour les ateliers de la dorure «lW
180 DicOUTEETES SCIENTIFIQUES.
mercure, des cheminées de forme et de dimensions ticuiières, calculées pour augmenter considérablement tirage et entraîner au dehors toutes les vapeurs. Ce dant cette amélioration apportée à la disposition des liers n'avait qu'imparfaitement remédié au mal, car lesori vriers, avec leur insouciance ordinaire, ne tenaient aoo^compte des précautions recommandées, et les fabriciiK eux-mêmes, bien que contraints par l'administratif construire leurs fourneaux dans le système de Da se dispensaient de les faire fonctionner dans leur habituel. La statistique n'avait donc pas eu de peine démontrer que la profession de doreur sur métaux une de celles qui apportaient le contingent le plus au martyrologe de l'industrie.
La découverte de la galvanoplastie arriva sur ces entre» faites ; de toutes parts on s'occupait de chercher et d'étea* dre ses applications. Il vint donc naturellement à l'esj^ des industriels et des savants la pensée d'employer l'ageÉt galvanique comme moyen de dorure. Dès l'année 1831^ on commença à tenter les applications de la galvanoplastie à l'art du doreur, et dès ce moment il devint probableque le succès couronnerait ces efforts. Mais ce qu'il était difficile de prévoir, c'est que l'application des moyens électrochimiques pût donner immédiatement de si beaux résnlt tats, que l'industrie de la dorure au mercure en fût totale* ment ruinée, et qu'à la place de ces pratiques si nuisibki à la santé des ouvriers, on vit s'élever en quelques annéei une industrie nouvelle, plus économique dans ses procédés, plus prompte dans ses opérations et tout à fait exemple de dangers. Ce résultat remarquable estdû principalement aux travaux de M. de lluolz, dont la persévérance et le talent ont écrit une page des plus brillantes dans l'histoire de l'industrie contemporaine.
La dorure galvanique occupe aujourd'hui une si grande
9 novembre 183i, on donnait, au lliéillre Saint- y
de.Vaples, la première représentation d'an opéra 1. intitulé Lara, C'était l'oeuvre d'un jeune Français 'outant les lenteurs et les difficultés que rencontre la représentation des ouvrages lyriques, était venu son talent sur le théâtre de Naples. La pièce fut ^ |jar les premiers artistes de Tltalie, par Duprez, 'éputation avait déjà grandi sur différentes scènes ininsulc ; par madame Persiani, qui ne s'appelait ue la Tachinardi, ce qui nVnlevait rien à l'étendue x; parRonconi, qui, fort jeune encore, commenomoins à être apprécié de ses compatriotes. I/o- :int le plus grand succès. Suivant Tusage italien, fut rappelé à la chute du rideau, et Duprez vint r sur la scène le jeune compositeur.
QC compositeur s'appelait Henri de Ruolz. B moment, la carrière lyrique, avec toutes ses séet ses périls, lui était ouverte, car il avait réussi r pour son début un succès éclatant auprès du pulus difficile de l'Europe. Cependant, avant de ren- ^
182 DECOUVERTES SGISNTl PIQUES.
rable, se trouvaitdésormaisà peu près dénué de ressources.
Si rude que fût le coup, M. de Ruolz ae se seutit pu aballu. 11 venait de paraître avec éclat dans une carrièn qui pouvait lui rendre avec usure ce que la fortune lui efr levait ; il se hûla donc de revenir eu France pour y tirei parti de son talent de compositeur.
M. de Ruolz avait toutes les qualités nécessaires pou réussir à Paris dans la carrière qu'il embrassait. Son saooèi de Naples avait eu en France un certain relentissemenl ; il était jeune, il était spirituel et de manières charmantei. Outre cela, il était vicomte. Toutes les portes du fauboori Saint-Germain s'ouvrirent à deux battants devant le jeaie compositeur, qui, selon le style en usage dans ces régions, pouvait faire ses preuves de i399, et avait eu un aïeul mt* ternel tué au combat des Trente. Il commença donc i suivre, dans les salons du noble faubourg, cette existence brillante où il espérait retrouver un jour sa splendeni éteinte et sa fortune évanouie. D'abord, tout commeoçi par lui sourire. Sa réputation sufQsamment établie par dei succès de salon, il put songer au théâtre. 11 écriril uo opéra, la Vendetta^ qui fut joué à l'Académie royale, et obtint un brillant succès.
Cependant M. de Ruolz comprit bientôt qu'il n'était pas assez riche pour avoir d'autres succès au théâtre. Si les travaux du compositeur lui promettaient la gloire, ils ne lui assuraient pas laforlune, et malheureusement il en était à ce point qu'avant tout il devait songer à vivre. 11 se décida donc à changer de cai'rière.
Aux beaux temps de son éclat et de sa fortune, M. dt! Uqolz, poussé par un goût naturel, s'était occupé par intervalles de l'étude des sciences. Malgré les tentations d( la richesse, il avait eu une jeunesse studieuse. Dans le: laboratoires, il avait étudié la physique et la chimie ; dan: les écoles, il avait pris ses grad<*&dc médecin et d'avocat
Ht: ijuc iu. ut: iiuuiA icduiui uc a t'ii^a^t;! . c ii mijii- li" -~
: ses amis, M. Chappée, rétablit dans sa maison et î
^ea de perfeclionner certains procédés de teinture. icant avait un frère joaillier. Or, le joaillier arriva chez M. de Ruolz, portant sous son bras un paquet ges en filigrane de cuivre. On appelle filigrane^ ) commerce de la bijouterie, ces petits objets de jon en cuivre^ fabriqués à l'estampage, et qui, h mode du jour, ornent les étagères et les chemi- : DOS salons. Le joaillier demanda à M. de Ruolz s'il rrait parvenir à dorer ce filigrane par un procédé D, la dorure au mercure ne pouvant s'appliquer «'i tes de pièces à cause de leurs anfractuosités et du de leur dessin; l'industriel ajoutait qu'il y aurait qoe argent à gagner.
ueslion avait cependant beaucoup plus d'impor- [ue l'industriel ne l'avait pensé. Si l'on parvenait à 5 filigrane de cuivre, on pouvait évidemment dorer *e sous toutes ses formes ; si l'on dorait le cuivre, vait espérer de dorer aussi la plupart des autres
qucs aunées avant celle époque, tenter la solution de ce probiërae eût paru une témérité ; mais en présence de la découverte et des progrès de la galvanoplastie, la difficulté était devenue très-abordable.
En effet, comme on Ta vu plus haut, la science s'était déjà occupée de la dorure galvanique. En Angleterre et en Allemagne^ cette question était devenue Tobjet d'importants travaux. M. de la Rive, à Genève, était entré le premier dans cette voie qui devait conduire un jour à des résultats si remarquables.
Comme tous les esprits élevés, M. de la Rive affectionne particulièrement les travaux scientifiques dont les applications peuvent servir au bien-être derhumanité. C'està ce titre qu'il entreprit, en 1825, des recherches ajaut pour but de substituer à la dorure au mercure la dorure par les courants électriques. Mais la science n'était pas encore assez avancée pour permettre une entièce réussite. M. de la Rive ne résolut que fort imparfaitement le problème. H ne put dorer que le platine, résultat d'un^ mince utilité. Son insuccès provenait surtout de l'insuffisance des piles voltaïques que l'on connaissait alors, et qui ne permettaient pas d'obtenir les courants constants et réguliers que l'on produit si facilement aujourd'hui.
Cependant, quinze ans après cette époque, guidé parles beaux résultats obtenus par M. Becquerel au moyen decourants électriques d'une faible intensité, encouragé aussi par les premiers succès de Spencer et de Jacobi, qui commençaient à faire dans le monde savant une certaine seasation, M. de la Rive reprit ses premières tentatives. Il fui plus heureux cette fois, bien qu'il ne pût résoudre encore qu'une partie du problème. 11 parvint seulement à dorer l'argent, le cuivre et le laiton ; le procédé qu'il imagii^^ était loin d'ailleurs d'off'rir toute la précision et tous les avantages désirables.
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loven d'un fil de cuivre, avec le métal a dorer, procédé était fort imparfait. La première couche d'or assez épaisse et assez adhérente, mais les autres coudevenaient pulvérulentes ; il fallait alors retirer la î, la frotter de manière à enlever la couche pulvéru- (, pois la remettre dans la dissolution, et répéter ainsi (ration un certain nombre de fois avant d'avoir une ;he d'or sufGsammeiit épaisse. En outre, on ne réussispas toujours à obtenir un ton de dorure convenable. "ent le chlore, rendu libre par la décomposition du rare, venait attaquer et noircir la pièce, malgré la he d'or dont elle était revêtue. Enfin, une grande porde l'or se déposait sur la vessie, ce qui amenait une e notable de ce métal précieux.
» essais de. M. de la Rive n'eurent donc pas de suite oint de vue industriel. Cependant les succès croissants I galvanoplastie faisaient aisément comprendre qu'il îrait pas impossible d'en tirer, en les perfectionnant, >arli a^'antageux. En effet, ce que Jacobi et Spencer
»nf AT^.riiti^ 4¥An 1p r.nivrA. on nnnvait esnerer \(k re-
l'application h ces liquides de ces piles à courant eonslant < et régulier, qui donnaient, dans les expériences galvano- ; plastiques, de si favorables résultats. .:
Pour un chimiste de fratcbe date, roccasion était mi* ; gnifiqne. Il ne s'agissait ici ni de grands principes à dé-', couvrir, ni de combinaisons nouvelles à pi*oduire, ni d'appareils coûteux à installer. Il suffisait, en se guidant sur des principes 'parfaitement connus, de chercher, au milieu de la série des composés chimiques en usage dans les laboratoires^ ceux qui obéiraient le mieux à l'actioa décomposante de la pile, ceux qui présenteraient lei conditions les plus avantageuses pour l'opération indostrielle de la précipitation des métaux. C'était donc une œuvre de patience et de sagacité plutôt qu'un travail de haute portée scientifique. Seulement il allait se hâter, car cette question fixait en ce moment toute i'attentîoB des industriels. Déjà un chimiste allemand, M. Bœtger, en perfectionnant l'appareil de M. de la Rive, et substituant au chlorure d'or simple le chlorure double d'or et de sodium, avait réussi à dorer les objets de fer et d'acier. Un autre chimiste, M. Elsner, avait reconnu la fâcheuse influence qu'exerce sur la dorure la présence de liqueurs acides; en ajoutant à la dissolution de chlorure d'or un alcali, le carbonate de potasse, il avait fait pressentir les avantages des liquides alcalins pour l'opération de la dorure, et fait ainsi avancer la question d'un grand pas. Aussi M. de lluolz comprit-il que, sous peinô d'être devancé, il devait se hiUer de se mettre à l'œuvre. Il dit donc adieu h son atelier de teinture et s'empressa de chercher dans Paris quelque réduit propre à servir à ses travaux.
Il trouva ce qu'il cherchait dans les combles d'une petite maison de la rue du Colombier : c'était une pauvre mansarde ouverte à tous les vents ; mais cette mansarde avait autrefois servi de cuisine, il y avait encore une che-
^L DORURE LIIIXIOUE. |87
^H| une Inblc, et cela pouvnit à la ripriieur piissor l^a lilboraloire, car les grandes di^coiiverlcs de uoire npi ni sf. sont pas loules accomplies dans les Tastueuic ■ntoires de nos savaols eD renom. Noire expérimentaitae mil alors, nvec une patience et une lénacilé sans tMple, Il passer en revue toutes les substances de In iBie. nlln de reconnaître celle» qui se prâleraietil le Mn aux opérations de la galvanoplastie inilustriclle. lin ta s'écoula dans ces travaux cïécutës ^ans relâche. I iMHil do ce lt>mps. le problème était résolu dans ses Ikts les plus étendues. Non-seulement, en eflet, M. de nh découvrit un grand nombre de composés chimiques nprea ji^argenter et h dorer les métaux par la pile, mais Irotm encore les moyens d'obtenir à volonté la précipiliea galvanique de presque tous les métaux les uns sur I autres. Il alla plus loin que Spencer et Jaeobi, car oonlUtncntil put précipiter avec économie l]or sur le cuivre, tgeal sur l« pbtine, etc., mais il parvint aussi h réaliser, r im métal donné, la précipitation de la série de tous
Milres métaux. Ce dernier résultat dépa^^sait de beauiplcs priivisinns que la science permettait de concevoir etle époque.
\yanl ainsi atteint le but qu'il s'était proposé, M. de dIx n'anit plus que deux choses à faire : présenter au bRc et à l'Ac^adémie le résultat de ses travaux, chérir des capitaux pour exploiter son invention. Le 9 août H, il lai h l'.\radémie des sciences un mémoire dans IDd il exposait les détails de sa découverte. Comme il ^SNiit d'une grande question scientifique et industrielle Bt riionneor devait njaillir tout entier sur la France,
Dltmas se chargea de faire comprendre au monde savant r et les conséquences du travail de M. du ItuoU. lembre suivant, ce chimiste lut Jt l'Académie des rapport étendu dans lequel il exposait les
188 DiCOUVERTBS SCnEimPlQUES.
découvertes de M. de Hiiolz. Le rapport de M. Dumas, qui iixtHl «avec une précision remarquable l'état de la qneip lion de la dorure au double point de vue scientifiques industriel, fut un événement dans la science, et doDOt aux travauxdeM.de Ruolz un retentissement considérable. Sur la seconde question, M. de Ruolz rencontra plus de difficulté. On hésitait à avancer cent écus pour une alEsiire qui, quelques années après, donnait des bénéfices éfiO^ mes. Heureusement, le fabricant qui autrefois lui avait ouvert ses ateliers de teinture, M. Cbappée, vint cncorek son aide. Les capitaux furent trouvés, et Texploitation iodustrielle allait commencer sur une échelle convenable, lorsqu'il survint un véritable coup de théâtre: Au moment où la fabrique allait lancer dans le public ses premiers produits, il fut signifié à M. de Ruolz d'avoir à suspendre toute fabrication. On lui exhiba un brevet pris ea France par un Anglais, M. Ëlkinglon, et ce brevet reDfe^ mait la description de procédés de dorure presque en loul semblables à ses propres procédés. M. Ëlkington exploitait depuis plusieurs années à Birmingham, un nouveau procédé pour dorer le cuivre sans mercure, procédé que nous décrirons plus loin, et qui consiste simplement à plonger dans la dissolution alcaline d'un sel d'or les pièces à dorer. Mais comme ce moyen de dorure s'appliquail uniquement aux objets de cuivre, M. Ëlkington avait dirigé ou fait diriger, sous ses yeux, de nouvelles rechereheJ <lans le but de parvenir à dorer tous les métaux par la pile. H avait résolu ce problème avec le môme succès que notre compalriole et avant lui, car le brevet d( dorure galvanique exhibé à M. de Ruolz par les représen tanls de M. Ëlkington était antérieur de huit mois au brève de M. de Ruolz. Le brevet de M. Ëlkington pour ladorun galvanique par la cyanure d'or demandé en France l« 39 septembre 1840 avait été délivré à M. Ëlkington le 8 dé
DOEURE CHIVIQDE. 18 9
cembre 1840, tandis que le brevet de M. de Ruolz pour le néme objet, demandé le SI juin 1841, avait été délivré le li octobre 1841. Quant au procédé de dorure au trempé^ il élait bien acquis à H. Elkington, et M. de Ruolz n aurait jamais songé à le lui disputer, car la création de cette industrie en Angleterre par H. Elkington, remontait à Tannée 4837, et l'auteur l'avait importée en France^ car il avait établi à Paris un atelier où cette opération s'exécutait quoique sur une petite échelle.
il était évident qu'un procès allait s'engager, et que les capitaux des actionnaires français étaient menacés de disparaître avec ceux de l'entrepreneur anglais ; au milieu de tout cela, quelque frelon de l'industrie se serait jeté sur l'invention tombée à terre pendant la lutte. Il ne faut jamais désespérer des gens d'esprit. MM. Elkington et de Ruolz comprirent vite le péril ; au lieu de se quereller, ils se tendirent la main, et se décidèrent à exploiter en France leur invention en commun.
C'est pour cela que quand on passait, il y a peu d'années, sur le boulevard de l'Ambigu, on voyaità gauche du théâtre, s'étaler sur une belle grille celte inscription : Maison Elkington et de Ruolz ^ qui témoignait de la prudence et du bon esprit des associés.
C'est encore pour cela qu'au mois de juin 1842, le prix de 12 000 francs, fondé par Montyon pour l'assainissement des arts insalubres, fut partagé entre MM. Ëlkinglon et de Ruolz (i).
M«iintcnant, si vous nous demandez ce que c'est que M. Elkington, c'est tout simplement un industriel anglais, qui avait eu la bonne inspiration d'acheter d'un chimiste de son pays, M. Wright, les procédés de dorure décou-
(1) 11 faut ajouter que M. de la lUve obtint un prix de 4 000 fr. pour aïolr préparé la découverte, et pour avoir « appliqué le premier les forcée électriques à la dorure des rnélaux.»
190 DéCODYERTES SaERTIFKKrES.
verts par ce dernier. Aujourd'hui M. Elkington inonde rAngielerre et le nouveau monde des admirables produits de son industrie, et il est en train de faire, dans son établissement de Birmingham, une fortune de nabab.
Nous avons suffisamment parlé des inventeurs, passooi maintenant à l'invention.
La nouvelle industrie de la dorure chimique se compote do. deux branches distinctes : la dorure par t mmerston et 11 dorure par voie galvanique. La première, qui a été imaginée rt mise en pratique en Angleterre par M. Elkington déi l'année 1836, ne donne qu'une couche métallique d'ooe excessive minceur; elle ne peut s'appliquer qu'au cuivre et à ses alliages, et sert exclusivement pour le filigrane de cuivre elles objets d'ornementation qui ne doivent pas (Mre soumis à des frottements habituels. La dorure galvanique, due aux recherches simultanées de MM. Elkingtoa et de lluolz, s'applique à presque tous les métaux, elle donne des couches de toute épaisseur, et sert pour les objets destinés à de longs usages. Exposons rapidement les procédés de chacune de ces dem branches de la dorure chimique.
Toutes les fois que l'on plonge dans la dissolution d'nn sel métallique un métal qui est plus oxydable que celui de la dissolution, ce dernier est précipité; il se dépose sur le métal immergé, qui lui-môme se dissout alors dans le liquide. Que l'on place, par exemple^ une lame de cuivre dans une dissolution d'azotate d'argent, la lame de cuivre se recouvrira d'argent métallique, en môme temps une portion de cuivre, passant à l'état d'azotate, entrera en dissolution dans la liqueur pour remplacer l'argent précipité. Le môme fait se reproduirait avec toutes les dissolutions des sels d'argent; il y aurait toujours précipitation de l'argent et dissolution d'une quantité correspondante de
DORCDE CIIIMIOUR.
iocipe établi, il esl facile de cnni prend relliéo*! ■ DOtivenii proc(i<l£ de dorure pnr voiebiimide^l s le commerce sous le tinm de dorure panm If dorure au Irempà. L'opéralion s'elTectce enï pnbjels lie cuivre dans lu ilissolulion d'iii ||it auKsilât sur le cuivre un diïpOl d'or mé<^ Mépens d'une parlif corrt^spondunte du mëJ ! tmmergiïe. On comprend que la couctiBj I doit élra excessivement mince, car le dâ-| i l'aclion du cuivre sur la dissolution d'o tsse clés que l'or recouvre exactement lai Wt ainsi à l'abri de l'aclion chimique de l« 1
principe de la dorure par immersion; quant itiques, ils sont de la plus grande simplicilé. d'or .sur laquelle on opi>re <>st du cliiorura lit bouillir pendant deux heures avec nna
de bicarbonate de polasse; l'acide cari [C, et le chlorure d'or se transforme en Ibc, se! qui a la propriété de céder l'or
péralui'c-de l'ébullition. Ce liquide étant ■tllanl dans nue bassine de Toute, on j plonge brrr (préalablement bien nettoyés et décapés V en les suspendant ji une tige de métal que lent h la main. L'objet est doré en quelques ta n'est plus curieux que de voir les pièces, logées dans le liquide, et qui sortent du bain Rnsilàt d'une couche d'or du plus bel éclatw [4orô est lavé dans une cuve d'eau, et séchi; k' is, selon une pratique en usage dans l'orfélUe nouvelle méthode, In ilorure d'un kilo*-' lames Irûs-minccs ne coûte que de par l'ancien procédé elle coOtail .ncs pour les objets estampés; de pluB*
uro ■m&^^
19t DiCOUVERTES SCIENTIFIQUES.
quand les pièces élaient minces ou délicates, elles résislaient difficilement à l'action du mercure. 1
La dorure au trempé^ qui ne peut s'effectuer qu'avec le cuivre ou ses alliages, ne donne qu'un vernis d'or d'une . ténuilé excessive. Passons à la dorure par voie galvanique, qui s'applique à presque tous les métaux et permet d'obtenir une dorure k toute épaisseur.
La dorure électro-chimique est fondée sur les mêmes principes que la galvanoplastie. En ce qui concerne It Ihéorie, nous n'aurons par conséquent rien à ajouter aux explications données plus haut à propos de la précipiUlion galvanique des métaux. Bornons-nous à indiquer les moyens pratiques qui permettent de mettre ces procédés à exécution.
La pièce à dorer est attachée au pôle négatif d'une pile vollaïque, et lés deux pôles de la pile plongent dans h dissolution du sel d'or; celle-ci est réduite sous l'influence du courant, et l'or vient se déposer au pôle négatif, c'està-dire sur la pièce à dorer. Comme .l'or de la dissolution s'épuise au fur et à mesure de k marche de la pile, on a la précaution d'attacher au pôle positif ixne lame d'or, c'està-dire ce que l'on nomme en physique un anode soluble. Le cyanogène qui se porte au pôle positif de la pile, au lieu de se dégager, rencontrant l'or métallique, be combine avec lui et forme du cyanure d'or qui se dissout dans la liqueur. Parce moyen ingénieux et simple, le bain est maintenu au même état de saturation^ sans qu'il soit nécessaire de toucher à l'appareil.
Le succès de l'opération tient surtout à la nature des dissolutions d'or employées. 11 ne suffit pas, en effet, d'obtenir un dépôt d'or métallique, il faut qu'il adhère as^ez fortement au métal pour subir l'action du brunissoir. U faut encore que le dépôt conserve son adhérence, môme
B sulfure d'or, ri^'Ussiraienl L^galemeiil. e galvanique préiientc cM avantage ciipilut, .s'appliquera tous les métaux usuels, par eitemple, se dore avec unu telle facilité, e (oui le vermeil du commerce s'obtii'nt auir ce moyen. On varie àvoloolé l'épaisseur de l'or; sur la même pièce on obtienl h la fuîs t\c le l'or poli. En faisant des réservei k l'uîde d'un eut déposer allernaliveaienlsurlaniâmc pièce .d'or ou d'argent, et l'un réalise ainsi de:; mé- Imenienl réiiiarquables sous le rapport de
et le lailon se dorent aussi bien que l'argent. aujourd'hui avec ce dernier alliage desohjets et de décoration qui sont d'une élégance et {tesse exquises.
le fer se dorent par celle mélliodeavec une itc. Tout le ruonde sait qu'une foule d'objets que les couteaux de dessert, les instruments , les ustensiles de laboratoire, les armes, les ! lunelicsel une foule d'objets de fer et d'aciaK
1 9 4 * DÉCOUVERTES SCIElfTtFrQUES.
venablement choisies, M. de Ruolz est parvenu à obtenir par les mômes moyens des dépôts d'argent, de platine, de cuivre, de plomb, de cobalt, de nickel, de zinc, etc.
En remplaçant le cyanure d'or par du cyanure d'argent, et dissolvant ce cyanure d'argent dans du cyanure de po* tassium, on obtient un bain qui, sous l'influence décomposante de la pile, argenté les métaux avec la plus grande facilité. On conduit l'opération comme pour la dorure, et on attache au pôle positif un anode soluble composé d'oM lame d'argent qui, se combinant au cyanogène, au fureté mesure que le cyanure d'argent se décompose au sein de In liqueur, forme ainsi de nouveau cyanure d'argent qui se dissout dans le bain sans qu'il soit nécessaire de toucher à Tappareil.
L'application de l'argent sur le cuivre, le laiton et le maillechort, se fait avec une telle facilité, qu^elle remplace maintenant tous les anciens procédés d'argenture légère. Ce nouveau procédé d'argenture a diminué dans une proportion notable la fabrication du plaqué, et fait complètement abandonner le procédé d'argenture à la feuille.
L'argenture a pris, dan3 les ateliers de M. Christofle, une très-grande extension (1); la vaisselle argentée constitae un des produits les plus importants de la nouvelle indostric électro-chimique. Cette industrie, exploitée aujourd'hui sur une très-grande échelle, constitue une desbranchesles plus florissantesdu commerce deParis. M. Elkington possède en Angleterre un établissement plus considéiaUe encore. Les avantages remarquables à plusieurs titres qo^
(i) Les procédés de MM. de Ruolz et Elkington pour la domre àt$ métaux pnr la voie galvanique ont été acquis en France par M. Cbristofle, qui a fondé à Paris un établissement des plus importants pour l'application des nouveaux procédés de la dorure chimique. Il faut ^' ter, cependant, que par suite de l'expiration des bcavets, les procédés de dorure et d*argenture par la pile sont tombés aujourd'hui dans le domaine public. *
iiiui)je, Bsi tuiiuoiiiic uj i-i:iiuiii:tir. BBqoIe ne s'est pas borné à l'application gnlvnniqne [ précieux; étendant ses prori5<lés & tous les imuels, il a ri^ussi h cuivrer, à zînguer, à élnmer, ler divers métaux.
bîcalion du cuivre, de l'étain, du plomb, du nickel loball, ne semble pas présenler jusqu'ici, dans les nlilité bien manifeste, et no peut servir que dans
■ cas spéciaux et limités; mais l'application gdlvac est une opéralion induslneilc d'une in/;on-
ftvaleur. On fabrique, depuis plusieurs années, sous ■raproprc de fer galvanisé, divers objets de lAle, de
■ de fer. pccouvcrta de ^inc, par la simple imnier- 1 ces objets dans un bnin de zinc fondu. Ce fer zio-
I de propriétt'^s (^iiiinemmcnl utiles, trop peu con-
-op peu appréiriées encore des industriels de noire
enveloppe de zinc qui recouvre le fer préserve ce
koxydable de toute altération par le contact de l'air
hau,cl l'expérience a depuis longtemps démontré
s eilraordinnires que présente le fer galvanisé,
l'de sa durée et de sa résistance aux agents
I9C DÉiourrms «JumuFiorg.
tal; déposé en coaehes minces, il respecte les contours el les moindres détails des pièces métalliques. Le fer aiosi traité présente l'arantage de se conserrer à Fabiî delà rouille pendant de longues années, et il rend, sous ce rapport, d'immenses services dans les arts.
M. de Ruolz a lait, dans ces derniers temps, uoe très* b^'lle application des procédés électro-chimiques en obtenant par la pile un dépôt d'alliages métalliques. Si Ton lait un mélange, dans des proportions convenables, de sulfate (le zinc et de cyanure de cuivre, on obtient, par la pile, lin dépôt simultané de cui\Te et de zinc, et ces deux métaux, au moment de leur précipitation, s'unissent pour donner naissance à du laiton. Par des movens semblables, on peut obtenir un dépôt de bronze avec des dissolutions de sels de cuivre et d'étain. Cette découverte, qui présentait, aui points de vue théorique et pratique, de nombreuses difûcultés, est aujourd'hui mise à profit dans l'industrie pour recouvrir d'une enveloppe extérieure de cuivre des objets de fer, et réunir ainsi à l'économie de l'emploi du fer l'avantage de présener de l'oxydation ce métal si altérable.
xNous avons exposé l'étal présent de la galvanoplastie et le rôle que jouent, dans l'industrie actuelle, les procédés de la dorure et de l'argenture électro-chimiques. On comprend sans peine tous les services que ces moyens nouveaux promettent & l'ensemble des arts, l'impulsion neuve ot féconde qu'en recevront le commerce et l'emploi des métaux précieux, enfin les avantages qu'ils assurent ^ l'éronomie usuelle et domestique. L'importance industrielle de Téiectro-chimie et des opérations qui s'y rattachent est évidemment destinée à s'accroilre beaucoup dans l'avenir. Resterait-elle d'ailleurs renfermée dans ses limites actuelles, la $4 Ivanoplastie n'en serait pas moio^
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PonuHE i:iii«iocE.
Itre rangée parmi les «ii^couTCrlcs les plus inléde poire époque, par le oonibre, la variélé, Té- Undue, lit nouveauté tie ses applications. Malheureuse- •Nat, eo luule chose humaine, le mal se houve Irop soiinnl placé k cAté ilii hien. Eu matii^re d'industrie, dos ■fcftes oc peuveul s'ugnindir et s'étendre sans fournir en mimelcmps ji la Traude des ressources nouvettesjuBque-lâ iKoanues. La galvanoplastie, qui promet r l'bunianilé dloc 0(1 le stables avanla^ies, apporte eo même temps avec fUc la nicnnci- d'imminents périls. Il y a rarement bénéfice klaire une vérité. Avouons donc, sans détour inutile, que b galvanoplastie, la dorure et l'argenture chimiques, mettent uno arme nouvelle et une arme terrible aux mains du conlreraclcur, du faux monnayeur et du faussaire. SiDS entrer dans d'autres explications, il est facile de eemprciidre dans quelle situation se Irouvenl placés dé- Hrmais la société, \c commerce cl l'industrie, en présence tua art qui permet de copier en quelques instants, et ncc la plus parfailo exactitude, toutes les surfaces en Klief; qui, avec l'objet resté seulement quelques minutes *nlre les mains 'du contrefacteur, permet d'en obtenir le moule, et avec ce moule de reproduire l'original avec nnelldétité si entière, qu'il est impossible fi l'œil le plus Biercé de distinguer le n)Oi!Mc de la copie; d'un arl, en* lu, qai permet de durer, d'argenter, do plaliuer toute iDitiére métallique ii toute épaisseur, sans altérer en rien tuforoies. et dont les produits s'obtiennent sans bruit, Has dépense, sans appareil extérieur, sans secours étran- Rtret dans l'emplacement le plus exigu. Les institutions deli société civilisée se trouvent donc eu face d'un présent danger, et d'un danger d'autant plus sérieux, que lutqu'àcc moment personne n'a paru comprendre ni sa gnurilé ni son étendue. Aussi est-il urgent que le gouvernement, l'administration et le commerce, se mettent en
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DÉCOUVERTES SOENTIFIQUES.
mesure pour ne pas être surpris un jour par quelque 1er* rible réveil. De son côlé, la science ne doit pas rester inactive, et elle possède et elle doit perfectionner les moyens de conjurer ces périls. Qu'elle s'applique donc à prévenir ou à détourner les effets de l'arme redoutable que le crime peut-être s'apprête à mettre enjeu, et qu'ainsi il lui soit donné de guérir elle-même le mal qu'elle a pu causer. Si, d'après la grande et juste image des Écritures, l'arbre de la science porte dans ses rameaux les fruits du bien mêlés aux fruits du mal, développons les geimes heureux, et sachons élever hors de la portée de la main du crime les . ^ fruits empoisonnés.
lA PHOTOGRAPHIE
n y a bien des motifs di?ers pour aimer, pour admirer eeUe ioveution brillante de la photographie, qui sera IliODDeur de ce siècle et la gloire de notre patrie. Mais parmi les titres si nombreux qui la désignent à nos hommages, il en est un qui frappe surtout : c'est le témoignage éclatant qu'elle a fourni de la puissance et de la haute portée des sciences physiques de notre époque. Si Ton demandait quelque preuve irrécusable de la valeur des méthodes scientifiques actuelles et des résultats auxquels peut conduire leur application bien entendue, il ne faudrait pas chercher cette preuve ailleurs que dans la découverte de la photographie et dans la série admirable de ^es perfectionnements successifs. Où trouver, en effet, un plu«i merveilleux enchaînement de créations fécondes ? Il y a trois siècles, un physicien napolitain, Jean-Baptiste Porta, imagina la chambre obscure. En plaçant une lentille convergente au-devant de rorifice percé sur l'une des I»arois d'une boîte fermée de toutes parts, on obtenait, ^urun écran placé à Tintérieur, la reproduction exacte de toutes les vues environnantes. Dans cet espacé étroit veniient se peindre, avec une fidélité et une précision extra- 'Tdinaires, le spectacle chcingeant, les aspects variés du paysage extérieur. Mais ces tableaux si parfaits n'étaient H'i'une fugitive empreinte qui s'évanouissait avec la clarté
309 DfCOUTEBTES SCtUTUIQUES.
dujoar. Trois siècles dorant, on les considéra d*un o d'envie, avec le regret de n'en pouvoir fixer la trace éph mère : le petit nombre de physiciens qui, dans ce lor intervalle, avaient essayé d'aborder un tel problème avaient reculé tout aussiUl^t, effrayés et comme hoDteox d leur audace. Plus tard, la chimie naissante Tint s'exerce à son tour sur cet objet difficile : llUustre HumphryDar tenta de mettre à profit, pour fixer les images de la cbam brc obscure, la modification chimique que les composé d'argent subissent au contact des rayons lumineux. M gré les ressources de son génie si pénétrant, Da^y fo contraint d'abandonner l'entreprise. Tout espoir sous o nipport semblait donc à jamais perdu, lorsque tout àcoo] un bruit étrange circula parmi les savants. Un horom* s'était rencontré qui a^ait résolu le problème extraordi nairc de fixer à jamais les dessins de la chambre obscure Cet homme, cet artiste habile s'il en fut, c'était Daguerre Jamais la science n'avait remporté une aussi brillante vie loire, jamais preuve aussi merveilleuse de son pouvoi nï'lait venue s'offrir à l'admiration de tous. Personne o'i oublié le concert d'acclamations enthousiastes qu'excit l'annonce de cette découverte imprévue. Tout n'était pa: dit néanmoins^ car bientôt la rapide série des perfectioD nements apportés à l'art photographique vint ajoute encore à l'admiration qu'avaient provoquée ses débuts Quand les produits du daguerréotype furent connus pool la première fois, c'est à peine si l'on osait s'attendre à 1^ voir s'enrichir de quelques progrès importants. G^ étrange problème de fixer l'image des objets extérieur par l'action spontanée de la lumière paraissait alors résol d'une manière si complète, qu'exiger des perfectionne ments nouveaux semblait, à cette époque, une injustice < comme une offense envers le génie de l'inventeur. Cepcn daut les améliorations progressivement apportées à I
Eue, d'abord si légère el si Tugace, que le sourile Efanl aurait 8uril pour l'enlever, Tut bienliU ilxéc Bamèrein.-illér«ble. LemiroilemeDt métallique, qui lot de chuniie ù ces images, disparut eu grande iet k> trait acquit en même temps une netteté innble. Grâce aux procédés éieciro-chimiques, l'or, ■e ou r.irgent, dOposés en minces pellicules, prélêm tons stiduisanls à ceii tableaux. BienlAI les plaques ■iennes, transformées en planches propres à la grabnnirent de tDUlliplîer à volonté ces types inimila- Blfn, cet art déjà si merveilleux est entré dans une Bouvélle. Le vœu, tant de fuis exprimé, d'obtenir papier les images photographiques, a été rempli pGntierbonbeur,et la découverte de procédés irré- Bles pour l'exécution de la photographie sur papier Le marquer noire dernier \>:\s dans celle carrière kions inattendues, ttien n'est plus propre à donner le exacte de l<i haute portée de nos sciences pliysi- ■c cette rapide et brillante série de créations suc- ■qui, ea quelques années, ont conduit la photi^ra-
vers qu'elle a reçus depuis son origine, indiquer son c(al présent, signaler enfin les derniers problèmes qu'elle doil résoudre, tel est l'objet que nous avons à remplir pour celle Notice.