‹ Exposition et histoire des principales découvertes scientifiques modernes (volume 5)Chapitre 18 sur 59 · Tl Taiil ajouter pourtant qoeceU» a · texte numérisé non relu

Tl Taiil ajouter pourtant qoeceU» a

iopl;islif m «uns importance, rv on » àéôAr

Il k soDiueltrp une bell« ^prenTC à ane pamllr

pli a'olTre aucune utilll^ pulirntHre.

M^ galcanopl.i<ilîquesapptii)ii^ aux images da-

» ont fourni fJ'.-iulrL-« résullals qui pnéseoleol un

l'i^l(^^fl. Atln decommuniquef-auiéprem-K des

irliculii-rs ou des eDeU plus vigoureux, on les a re-

|f, (uir l'Aotion de la pile, d'une raince courbe d'un

^BMStal richement coloré. Si l'on place ilans nne disso-

fÉ*or une pLiqiie pholographique, ea plongeant dans parles pAles d'une pile volt^Tque exlr^memcnl faipo b recouvre en quekpies inslanls d'un mince vernis CeU4 pellicule méliillique donne à l'épreuve des tons Dnlsonrt'nt diiplus lirureux efTel ; ils varient depuis ■te terdâtPC jusqu'au jaune intense. On obtient avec itn, enopt^ranl dans des conditions semblables, des Hireux, compris depuis le rose le pins pille jusevir. L'argent a été essayé dans le m<!me bnl; tétai, qui donne nu tableau une douceur et un Hit Irfts-agréables, lui relire une partie de sa vi-

2 Si DÉGOUVEETES SCIENTIFIQUES.

les regards des passants. Il ne s'agit pas, comme personnes se l'imaginent, d'images obtenues chambre obscure avec leurs couleurs naturelles, n simplement de couleurs appliquées à la main. Il s ficile de rien imaginer d'aussi barbare. Colorier ui che daguerrienne est aussi ridicule que de vouh miner une gravure de Reynolds ou de Rembra mérite essentiel des épreuves photographique! dans l'admirable dégradation des teintes et dans i monie si parfaite de la lumière et des ombres, défle à jamais le burin. Toutes ces qualités restent lies sous cet absurde empâtement de couleurs. Le ose corriger ce grand maître qui s'appelle le s substitue sa propre exécution à celle de la nature, donc la peine de créer un de ces merveilleux dess qu'une lourde main vienne le déshonorer par u geonnage indigne. Arrivons à quelque chose de rieux.

Rien n'est plus sérieux, en effet, rien n'est plus i promesses, rien n'est plus digne de l'appui des a arts, que les efforts que l'on fait on France depi sieurs années pour transformer une épreuve dagu< en une planche propre à la gravure. Il ne faut paî produits du daguerréotype, d'une perfection si i restent à l'état de type unique ; il faut que l'im] puisse les multiplier indéfiniment ; il faut perfectio procédés de gravure photographique actuellemc nus. Alors seulement le daguerréotype aura dit s nier mot, alors la photographie aura trouvé des i lions utiles, complètes, étendues, dans la prati( arts. Le jour où les planches daguerriennes pourr économiquement transformées en planches de § nous n'aurons plus rien à demander à la photO{ car nous obtiendrons sur le papier des images pj

rHOTOGiUPiiiE. las

; inallérablcs, d'une correction i-l d'une Ilnessp W, et qui présenteront l'innppréniable avantage de ïélrc multipliées indénninienl. Nous sommes loin ■d'avoir alleinl un si désirnble but ; cependant les s oblenusjusqn'icî, et que nous allons rapidement b", ïoal concevoir à cet égard de légitimes espé- ,

de transformer les pbques photographiques en !i l'usage des graveurs était si miturelle, que, dès ers temps de la découverte de Uaguerre, un grand de personnes s'occupèrent de ce problème. M. le Donné essaya le premier de le résoudre. Le pro- 11 employait était le premier qui pût s'olfrir à l'es- Gonsialait h traiter la plaque daguerrienne comme inche de cuivre dans la gravure à l'eau-rorte, , 1^ reconnut que l'acide azotique étendu de 4 parfis d'eau attaque les parties noires des images daguertiennes sans altérer les parties blanches, ou, en d'autres Itnnes. dissout l'argent de la plaque sans toucher au mercure. M. Donné se contentait de garnir les bords de la jii(pte d'une marge de vernis de graveur, et de verser sur i'épreuvelVau forte qu'on laissait réagirquelques minutes. Qoand ou juge-iit l'action sufHsante, on enlevait la marge te vernis «t on lavait à grande eau la plaque qui pouvait Etre immédiatement encrée et 'servir h l'impression. Mais l'krgcnt pur est un mêlai trop mou pour suFlire à un grand lini^ ; après quarante épreuves, la planche obtenue par n procédé trop élémentaire était épuisée. La gravure itiix d'ailleurs Tort imparfaite.

M. Piitenu a résolu la question avec beaucoup plus de iQCcÂS. Voici un court aperçu du procédé curieux qu'il a imaginé pour la gravure des plaques daguerrîennes. On cfiiiimence par soumettre la plaque k l'action d'une liqueur ■i^éremcnl Hcide qui attaque rarg<'nt, r'esl-ii-dire les car-

28 4 d£G0UVSBT£S SGlEMTIFIQnBS.

lies noires de l'image, sans toucher au mercure qui f les blancs. On obtient ainsi une planche gravée d'une gr perfection, mais d'un très-faible creux. Or, la cond essentielle d'une bonne gravure, c'est la profondeui trait; car si les creux sont trop légers, les particules ( cre, au moment de l'impression, surpassant en dimeo la profondeur du trait, l'épreuve, au tirage, est nécei rement imparfaite. Pour creuser plus avant, on frotl planche gravée et peu profonde d'une huile grasse s'incruste dans les cavités et ne s'attache pas aux sail On dore ensuite la plaque à l'aide de la pile voUaïque. vient se déposer sur les parties saillantes, et ne pénètre dans les creux abrités par le corps gras. En nettoyant suite la planche, on peut l'attaquer très-profondément Tcau-forte, car les parties saillantes recouvertes d'or respectées par l'acide. On creuse ainsi le métal à vole Enfin, comme la mollesse de l'argent limiterait singuli ment le tirage, on recouvre la planche d'une couch cuivre par les procédés galvanoplastiques. Le cuivre, lai très-dur, supporte donc seul l'usure déterminée le travail de l'impression. M.Fizeau a obtenu de cette nièrc des gravures offrant beaucoup de qualités.

La question de l'application de la photographie à la vure a fait récemment un pas considérable et qui pei d'espérer beaucoup pour l'avenir. On a eu l'idée, en 4 de reprendre le premier projet de Joseph Nicpce, qui • sislait, comme on l'a vu plus haut, à produire une in sur un vernis impressionnable à la lumière (le bitum< Judée), étalé sur une plaque d'acier, et à traiter en! celte plaque par un acide, après en avoir fait dispara à l'aide d'un dissolvant approprié, les parties résine non impressionnées par l'agent lumineux. Ce procéd gravure photographique est en ce moment l'objet d( rieuses études. Comme les gravures «linsi obtenues ont

irminôes, d'ôlve reloiichL'c nii burin par iporte rie pcrfeclionncr, fi ce point de ïiie, d'éviter, s'il est possible, loiile intenenins l'esiîciilion de laplnnche d'acier. Nous jlillciirs entrer ici dniis d'autres dil'lnils, car lidi^rons daiiR celle notîne c'est In pholoelle-mi^me , pluldt que ses applicalions jeis (I).

irons seulemcnl, h ce propos, que la gr.v

lîquc avait diijJi été essayée en Angleterre,

jinnées, par un procédé qui ne donna pas

résullnts, mais qui avait, comme tentative

I caractère fort intéressant, M. Grove étail

r les épreuves pholofcraphiques par im

plus hardi que le précédant, c'est-à-dire

in d'un rouriinl éleclrique. Si l'on altfirhf

rrienne au pôle négalii' d'une pile vollaï-

func liqueur raiblement acide, en plaçant

lelame.de platine, l'acide attaque l'argent

gfav« en creii'c le dessin, l'ne plaque ainsi

(peine se distinguer de l'épreuve daguer-

'examine h la loupe, on y retrouve les dé-

kS et les plus délicats de l'impression lu-

t& par la lumii^re peut donc être gravé par llcftt surprenant, tout est merveilleux dans îons nouvelles qui, chaque jour, apparaislus. Lalumièrc est domptée, le fluide élre- BTfilour obéissant; de la lumière on fait un

-pUu de d«tRlli nr ce aujot, le <-lii|iUrc inllluli! : | "" 'logrûpliîi li I arl île la grarm-f, dan» le livre ({\ie ,

e ■■ lei ajiplieatioiti imiivrllei dr la KÏenrfù l'inn tt&S, eervMt d'InInidncUao t l'Aimêr Kimlifiqur,

2Sd DÉGOUVERTeS SCIENTIFIQUES.

pinceau et de rélectricîté un burin. Partout la roaioi l'homme est bannie. A la main tremblante de rartisle^j regard incertain, à l'instrument rebelle, on substitue forces inévitables des agents naturels. C'est ainsi que les arts, toutes les industries, se trouvent aujourd'hui le coup de révolutions dont il est impossible de calci portée ; c'est ainsi que les puissances aveugles de la menacent de remplacer partout la main et presque l'ii gence des hommes. Rien n'est plus propre à marquer grandeur actuelle des sciences, è faire de\îner le immense qu'elles sont appelées à jouer dans l'avenir.

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