‹ Exposition et histoire des principales découvertes scientifiques modernes (volume 5)Chapitre 25 sur 59 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

I* Inlrrulullcheilfg Arabes ru Irelii^mr siî-i'le, emploi durant les crulsades, — Ses térilablca elfels.

. : - i -^ ::. . . iv ^Jintûi? ue? reiaiiouf suivies; ces

• ■ : -1 :;.'-:i »-:"::' .ti niiiieL ôl ireizieme âêcle. après

. -.: - î.^- - ■'• »î- ni::»^ Tù»: niH jrrr SaTTasi US. qiii avaient ..il: - ♦ufrj- if— nt-*:aiipî-r m:-iTirimiref. iîi»pnît*Dl àleur . :. > — HlIî:!-- ; »r".r ir.nli. Jiin. m;':! t-L M.>ît. dès les

. t-: ii»:-::!!^?-'? ai 'suniiu:**:-? si:in:rii: k c'/rie époque un

- . : -" v< 1" :•: n<.in«:-ii. :L i:ff'. ouf chîe i'iiitroduc- . '. : L -:. >: j: ..;ii:r «:- sLJ-^iuiri-? Z't»* .:Dre> h prC'Toquer

".t >i. :•:■': t- :;ir.rr :i ;:s)î'l:!> :-iii:!f«'f ie ■ Aî-ie. mais ■.■'.■ :.i- ri.t-:.. r: ".:.. n-, -^: :»r:i:L.: lit.u'fl 1: y prend .: ■ '■: ''. : ri* ■: '.i.:-: 1. 1 1 ' i.Li . ; ii: !.? ^.fï ■>^. r.jrîits dr l'air.

• • • - t .i >j^ti:L^ : 1 =«.L . >l: -i*?- ' -t-:-! •: .: i î >, ïi e>\ dissous •-:• '.- ii^i ;...:•' j t? r^ izi'^u z^-z', .i I.::-* ces penles,

•' r^i: irrT*. T^^s .1.: irir.'-i C/iLï j'înierieurdu :. *ï ■*':. :.ij . -fiz ■:-: li .i^M.li: ::f. elle dis>olu-

•.. :*::,. L'-ii: ;-: . i zkz l 1- sur'jtix. t proouil de? i-^;;. ., .r^;,r^, •wi.'.ts. 1- ^-fi". Cr Tfvu-. ï! î: crs ItTres ;.',..: «rTi ;•::::•;: !- >il>f-::T r-^: -i si'..: le ie^^sivace «i IVau. ' ' ': oî.^ra'.o:,. ^rdii-r-é-e -ie :'.:v.r«s immémoTia] en (sii.tif. hjià'.sth .*: îaipéîrt di::s en ceiiain éLit de pureté. Aiij^i, ijiîr i*-. t«:iiips !<-> plus ie»:ult>. ir> Chinois euienl rrofifi;jiSsi[ji «r (U: ti- sel : iU ••bservèrent, \<ït lonséquent, h ;.ropri^ît/î rlonl il jouit de fuser sur leS charbons inran- «lirviMjK, rV-i-ii-fiiif fil* les fifire brûler avec un très-vif /•<'l;it I:; d';irtiv#.'r i.i (;oriibu<>tion avec une grande énergie. Il t'^i donc toul >iifi|ile que le» Chinois aient eu de bonne ht'Mvtî l'idée d'ujoulcr le salpC'tre à leurs mélanges couiliiistibles.

K papoues de Gi'EnBE. » i g

possible, seliiii MM. Reinniiii tl Fuvé. de (ixer mde l'époque à laquelle les Arabes emprunni aus Chinois h connaissance el l'emploi du salpëlre, It 06 U^Â Chinois eiix-mâmes avaienlnppfis lis'en servir. tlteulemL-n[ i^lnblî qu'avant l'année ISS5, dale du mneril nrabe dp la liibliolhf'que de Leyde que nous avons I plus haul, les composilionâ salpëtrées n'élnient p:)s On fn usage. Mais tous les inanuscrils uinhes posléiTsfc celle date renferment la dcscriplion d'un grand libre de recettes dans lesquelles le salpêtre enire ■ne «gent essentiel. D'après les forniules cnnlenues

• cm Imités, le feu grégeois emplojré chez les Sarrasins A fcnné de la réunion de diverses subslauces grasses Hûoeuses, .-luxquelles venaient s'ajouter le salpêtre el Kufrt. D'antres ree.elte8 prescrivent un mélaD^^e de frtt de charbon et de salpôtrc dans toutes les proport> (maginables. On trouve m<?me indiqué parmi ces niért» le mélange de iû 'j, de charbon, 12 '/, de soufre IS de salpêtre qui forme noire poudre i^ canon, lareas donne les formules suivanles pour préparer les X qu'il appelle /euj|'o/onM(l) :

■tuile de pélrote, une livre ; moelle de cuuna fiTiila, six t»; touTre, une livre; graisse de bélier, uni; livre; hujle île Ebcnthine, iguantité indélenninée.

iLafciu vulanln, dit encore Harcus, peuvent èlru faits de s manières :

1 1* On prend luie partie de coloptiaiie, autant du souTri', el a parties de salpêtre ; on dissout ce mélange pulvérisé dans Uledo lin ouUe lumium: un place ensuite celle compoïilicin

1] Lu fiui volanit Juni parle Marcus étalent des Mpétea de fusées Wiiloguc* lux iiairu. Un n'un ruiult puinl usage (.ohiiiid arme de inw; un t'en «ervall Hulcment dans lea teut d'urliDi'». On vvrrn

• loin Mpmdant que c'mI par l'ul>«eivaliun de leurs ettets que l'on a "mdull iilui laid i inmijlner le» première* «rme* à Teu desilnép!i ft 'Cl dM[ûvj«rllle«,

MO DécOUVERTBS SCIENTIFIQUES.

dans un roseau ou dans un bâton creux, et Ton y met le fen Aussitôt il s'envole vei^s le but et incendie tout.

u 2° On prend une livre de soufre pur, deux livres de charboi de vigne ou de saule^ six livres de salpêtre ; on broie ces sub slances avec beaucoup de soin dans un mortier de marbre. Oi met ensuite la Quantité que Ton voudra de cette poudre dans m fourneau destiné à voler dans l'air ou à éclater. »

Les Grecs du Bas-Eropire avaient surtout appliqué le fei grégeois à la guerre maritime ; les Sarrasins n'en Grenl guère usage que dans les combats sur terre. Mais ils pe^ fectionnèrent beaucoup ce genre d'application, et ce n'esl pas sans étonnement qu'on lit dans l'ouvrage de MM. Rei* naud et Favé la longue énuméralioD des instruments, dei machines, des engins de toutes sortes qui constituaient l'arsenal du feu grégeois. Chez les Arabes, les mélanges inceiH diaires étaient devenus l'un des principaux moyens d'attaque; on avait étendu leur emploi à toutes les armes, à tooi les instruments de guerre. Les Sarrasins attachaient le fea grégeois à leurs lances, à leurs boucliers ; ils le lançaient avec des flèches et avec des machines. Le nombre de ces machines était d'ailleurs très- considérable et leur mécanisme très-varié. On employait les arbalètes à tour^ qui lançaient à l'ennemi le mélange enflammé; les maehinesi fronde, destinées à jeter divers projectiles remplis de lei grégeois, tels que des pots de terre, des marmites de fei et môme des tonneaux. II y avait encore les lances à feu e les flèches à feu, dont les formes et les dispositions va riaient beaucoup ; les massues à asperger, espèces de tor ches armées à leur pointe de feu grégeois brûlant, don on couvrait son ennemi en brisant sur lui la massue : o employait encore des tubes à main, qui lançaient en avai un jet de matières enflammées à la manière des fusée; En un mot, selon MM. Reinaud et Favé, a chez les An bes, le feu considéré comme moyen de blesser direct<

POUDnEB DE OISBBB. 1)1

ment sDnoDnenii, était devenu l'afceol principal (]'alla([Uf, bt l'on s'«n servait pciit-élre de cent manières dilTéren-

Il Uaaulre moyen ({u'ontemployé les Arabes pour jeteric WMrdre et In terreur dans les armées, consistait à lancer iboDtre les bataillons ennemis des cavaliers moulés sur Mb clievaox enveloppés de flammes. Nous ^lppo^teron^ pi on passage de l'ouvrage de MM. Reluiiud et Favé qui pqilique les moyens employés chez les Orientaux pour ce Heure d'alluqiie.

■ t'initosion (lesTnrtnres donna lieu, dii>eiil MH. Reinaud lI I^Té, chri k's inu»ulmans de l'l^'yi>te£t Aé U Syrie, à l'emplni tua antre mufeo ijui joua un nJle important, et dont les tiailL'ï ■nbn d'nri militaire parlent assez au long. On sali que, des la j/b» haute antiquité, les Indiens IJrenI usage do substances ou de BPrapositions incendiaires pour Taire peur aux ûléphanls, qui Boraposaient jadis dans l'Inde une partie principale des armées. Bn anîmaui etTnijrés rëpandaieiil le dcâordrc autour d'c-ui, cl IHvIqucrois iln'en fallait pas davantage pnurdi^cider du sorld'une

ride bataille. Ce moyen était si bien coDun,qnc lorsque, apréi' cun([uâles d'Aletandre les clé|ihanls ngurêrenl dans lea sr- Itarin occidentales, on l'employa chezIesKomains.Lesmusulmans Itgjpte et de Syrie, vivemcol pressés par 1rs armées de Houla- JBU, eurent recours à des moyens analogues pour elTi-avcr les Ehe*nux de l'armée ennemii', cl mfme pour brûler les tavalieis. des nrlifïbiers armés de massues â asperger t-laienl chargés de répandre la terreur et le trouble par le bruJi qu'oLcagiunnaît la Mmbtislion, et par la menace de répaudi !■ uhl' nuliii c lintlaiite lut le ehcHi et lu cavalier; riuclquul-.n? li~ ^miii.!- pi niaient loaaraitiieIledesllacons.devi!iTerempli-ilriii,iiif:i-iÈii-i[idiaireK fn'on lançail sur l'ennemi. Le bout du m n- i Lut i mluii de soufre. Au Miumrul voulu, on mettait le feu au soufre; le flacon, eu lumbaut. 6L- brisait, elle cbeval avec sou cavalier étaient envelofipi's de lliimmes. En mâme temps on unagina des vêlements impprmi'ables (lour garantir les cbevaui: consacrés à ce tervlce.

< plici^r A« un iNMinel de Ter garni d'un khesmanati c ^u«p tu arrotsens de naphte. Tu prendras i la mi

t i isrtrjvr. remplie de colophane en poudre, : -.r .h -a: -. , de *. . \ii t-t u^. J v i « . < 1 ,\ ç de ltai

* '.'jTv F'-'-^tf .irrvvj Jeni^'h'o et j'iacé >ur la le •- i:-,> :*::>ce>... Le cheval >era i'\êl'i d'une mani

ur: e *;■, i^ -.:::?•: Je p^'il lui enveloppera la croupi ' .*•. u : : i. u>U' .:ii c. rps ju?.ju'au jarret. Il sera a 4 fu2<iî-,. .. Ti: [ :endrj> une lance carnie des

!cu;-e r.u.e et do plu^îeul^ fujées. LVlricrsera

• r.:t :ho>e pr.»pe i produire un cliquetis, ou d i-.t.:;e?. Ije vavAlier. en s'avan^^ant, mettra le t meni. Tu mArchtra>. aoconi paginé de deux h<

* \r'M< dt* nj»ir. et p-*!lanl des masses à asperger 1 «.-u: ete décrites. Partout où ta te présenteras, ]

• dn la fuue. D'à cavaliers ainsi équipes feraient I ^ li'iubreusf. *■

MM. Reynaud et Favé donnent, d'après 1 rii«*t:ii, d'autrts détails sur ce procédé de g

. ' . , .VjniVre de cjuvhr le chacal et le cavalier. -

. - , feutre ei Ton y applique une préparation proie

, : ; , . A fi'utre sert de doublure (ou de revêtement exlé]

Page 1