‹ Exposition Ferdinand HodlerChapitre 4 sur 25 · C.-A. Loos · texte numérisé non relu

C.-A. Loos

Un des plus beaux symboles créés par un artiste, je l’ai vu dans une gravure d'Outamaro; c'est, pendu au mur d’une chambre Japonaise, un miroir grand comme la main où se reflète tout le Fousi-Yama.

De même il est des hommes en qui l'univers se concentre et qui en offrent une image fidèle, mais ayant cependant un ton particulier. Hodler est ainsi, et il résume moins son temps dans ce qu'il a de passager que la permanence d’un ordre général, immortel et secret. C’est un organisateur ; mieux, c’est un constructeur ; il l’a toujours été, mais il a procédé par étapes. Il s’est d’abord approché des choses et les a observées et reproduites avec une rigoureuse fidélité, — et c’est cette première époque dont le « Lecteur », le « Paysan qui médite », tels « Saules », telles « Routes » et tels portraits sont les témoignages. Puis il a groupé les faits dans un ordre qui tient à son instinct plutôt qu’à sa raison ; ordre qui est à lui, symétrique d’abord, et qui, bientôt, de simple devient complexe, et de géométrique va devenir rythmique. Et après les « Las de Vivre », « La Nuit» et l’« Eurythmie », c'est « Emotion », le « Jeune homme regardé par la Femme » et « Le Jour ».

Il possède lui aussi, le miroir divin d'Outamaro... Que dis-je ? Il est devenu lui-même le miroir d'Outamaro. Comme Pascal

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