‹ Exposition national, Salon de 1850Chapitre 8 sur 11 · ÉCOLE ÉTRUSQUE. - PORTRAITS · texte numérisé non relu

ÉCOLE ÉTRUSQUE. - PORTRAITS

Les imitateurs. — La parodie du beau. — M. Ingres complice de M. Delacroix. — La faction étrusque. — La secte des néo-grecs jugée par Pascal.— Le tableau sans litre, par M. Gérôme. —La police au Salon. — Les amours fantaslisques et les cauchemars de M. Picou. — M. Jobbé-Duvai. — L'archaïsme. — MM. Gendron, Félon, Zlegler et HamoD. — Lena ou la vrais donnée du porlrpif. — Les peintres de portrait.— MM. Fiandrin, Lehmann, Signe), Amaury Duval. —Les portraitistes agréables. — MM. Vernet, Ballhazard, Court, Perignon, Dubuffe. — Les portraitistes du mouvement. — M\I. Hébert, Vasiine Chaplin, Ricard, Courbet, Vetter, Richardof, Thabar, Tissier, etc. — Les vétérans de la nouvelle école ; MM. Boulanger, Gigoux, JeanroB, Pellenc, Decaisne, etc. — La miniature.

Dans les œuvres de l'art, il y a quelquefois tout un abîme de science entre le bien et le mieux: mais il n'y a qu'un pas du mieux au pire. Il suffit, pour qu'un art tombe dans un dévergondage funeste, qu'un esprit étroit érige en système les données les plus apparentes d'une école. Nous avons vu aussi, et à toutes les époques de l'histoire intellectuelle, le troupeau stupide et servile des imitateurs adopter sans contrôle ce qu'il y a de plus saillant dans le caractère d'un maître, sans remonter par l'étude aux causes de son originalité.

Ce procédé n'a que deux issues possibles : la parodie inintelligente d^^s qualités ou l'exagération des défauts. Triste et inévitable alternative où l'erreur crée des monstruosités q'-i'elle habille parfois avec

les oripeaux du bavoir-faire, mais plus souvent avec les liaillons de l'ignorance.

L'école de M. Ingres, si belle et si puissante, quand el'e ne sort pas des limites d'un idéal contenu entre la science et la poésie, telle enfin qu'elle se manifeste dans les œuvres de cet artiste éminent ou de quelques uns de ses disciples, n'est pas à l'abri du danger que je viens de signaler. Ce qui diUingU3 M. Ingrts des autres maîtres de notre temps, ce n'est pas, comme on le dit vulgairement, la pureté du dessin pris dans le développement le plus large de cette partie de la peinture ; c'est-à-dire en y comprenant la ligne, le mouvement, l'anatom eet le modelé.

Les pages les plus brillantes que nous ayons vu rayonner sous son pinceau suave laissent peut-être autant à désirer, au point de vue purement scienti lique, que les peintures, m»lns châtiées pourtant, de M. Delacroix. Les premières ont en élégance ce que les autres ont en venté de mouvement ; l'une et l'autre procèdent parla simplicité, mais toutes deux pèchent par l'inexactitude de la construction. Ce défaut est sans doute moins flagrant chez M. Ingres, parce que, dans tout dessin où la recherche tst excessive, les apparences peuvent être une arme suffisante contre un œil exercé; mais elles ne sauraient tromper un regard plus sévère. Le Luxembourg n'est pas bien loin du Palais National, et la muse de Cherubini est trop près de nous pour pouvoir mentir impunément.

M. Ingres porte donc la science du dessin trèshaut, si on le conapare aux autres peintres de l'école moderne, sans être pour cela un dessinatfîur complet. Le caractère prédominant de ce qui constitue son école consiste plutôt dans l'archaïsme de la forme.

Il cherche, à la suite de Fart antique, l'harmonie parfaite do toutes les beautés de la nature humaine ; il ne change rien aux modèles qui passent sous ses yeux, il s'efforce seulement de les représenter sous leur aspect idéalisé.

Quelques-uns de ses élèves, notamment M. Flandrin, imbus des vrais principes de son école, assez

savans eux-mêmes pour se les approprier, marchent dans cette voie rigide sans tomber dans l'imitation : ils se font une originalité puissante à la suite de leur maître, qu'ils peuvent égaler un jour. C'est ainsi que les écoles se forment.

Mais, loin des yeux du maître, dans les bas-fonds de l'art, il s'élève de temps en temps des factions, composét^s, la plupart du t-mps, de très jeunes gens, à peine échappés des bancs de l'école, et qui, sachant peu de chose, s'affublent, sans voir au delà, du masque du magiiter dérobé dans un coin de l'atelier.

Ces jeunes hérésiarques s'érigent alors en docteurs. Ils ne marchent plus que drapés dans un manteau sévère. Si la forme de la nature leur inspire une de ces saillies d-j jeunesse qui donnent tant de vivacité et d'humour à la poésie, ils l'émoussent et la cachent au plus vile sous les plis de leur robe de pédant.

Veulent-ils tromper sciemment le public eu sontils les premières victimes de l'ignorance, qui leur fait confondre la lettre morte avec l'esprit vivifiant? Je l'ignore. Peut-être sont ils de l'avis de cette secte dont parle Pascal, et qui p nsait qu'une opinion peut être soutenue en sûreté de conscience lorsqu'elle est défendue par quatre docteurs graves, et qu'un docteur, étant consulté, peut donner un conseil tenu pour probable par d'autres, encore qu'il croie certainement qu'il soit faux, si toutefois il doit lui être favorable et profitable.

Qu'en pensent MiM. Gérôm^, Picod, Burihe et Jobbé- Duval? C'est de leurs tab'eiux qu'il s*agit ici. Evide nm^^nt ces petits Etrusques invétérés sont éclos sous l'aile de M. Ingres ; mais l'infortuné professeur serait sans doute bien empêché de savoir ce que devient sa couvée ti de la suivre 1 1 où elle va s'embourber de gaieté de cœar. Semblable en cela à cette poule du tableau de M. Cherelle, qui glousse piteusement au bord de la mare où sa nichée d oisons s'ébat à l'aventure, au risque de s'abîmer dans la fange.

Prenons chacun de ces tableaux en particulier et voyons ce qu'ils veulent de nous et où ils nous mènent.

M. Gérôme a débuté, il y a quatre ou cinq ans, par

un tableau de deux jeunes Grecs faisant battre dès coqs. C'était de la pànture un peu grêle, avec de légers symptômes d'étisie, mais elle ne manquait pas d'élégance et d'une certaine distinction. Il n'y eut qu'un cri d'admiration dans le camp de la médiocrité. On saluait dans l'art de M. Gérôme l'équivalent en peinture de la réaction littéraire Ponsard- Augier.

Des g«ms remplis d'indiiïérence pour les belles œuvres'dj M Ingres se prirent à chanter la gloire de M. Gérôme, qui n'avait emprunté à M. Ingres que l'enveloppe de son art, 'sans s'inquiéter de ce que deviendrait cette enveloppe séparée de l'esthétique qui est comme le souffle qui l'anime.

De succès en succès, M. Gérôme est tombé jusqu'à V Intérieur yrecdu Salon.

Quelle misère et quelle honte ! Epargnez-moi celle de vous dire lu sujet de ce tableau. Du reste, cet titérieur étant de ceux où l'on n'ose entrer qu'en se cachant, même en Grèce, vous n'aurez pas l'indiscrétion d'exiger de moi l'aveu que je sais ce qui s'y passe.

L'architecture de cet intérieur n'est pas grecque, comme l'assure le livret; elle appartient aux derniers temps de l'antiquité romaine; elle est empruntée aux souvenirs de Pompeïet d'Herculanum. Lesornemens de ce temple mystérieux donnent une idée claire et complète de la nature des sacrifices qu'on y accomplit. C'est pousser loin l'oubli du respect de soi-même que d'exhiber au Salon, avec la garantie de l'Etat, une toile dont la reproduction gravée serait poursuivie par la police ; mais c'est attenter à la morale publique que d'ajouter à cette œuvre des détails d'ornement comme certains dessins de la mosaupie ou certaine peinture de la porte de droite.

Où se demande avec étonnement pourquoi le jury a laissé pénétrer ce tableau et celui de M. Biardau Salon. Il n'y a pas do croix d'honneur ni de médadle qui autorise un artiste à forcer l'entrée de l'exposition avec des œuvres de ce caractère.

M. Gérôme s'est trompé rie porte et d'épopie : le bâtiment provisoire de l'exposition u'e^t pas la gale-

rie de bois du PaUis -National, et depuis vingt-cinq ans au moins la galerie de bois a changé de nom et de destination.

Laissons donc ce mauvais tableau qui est en même temps une méchante peinture, et passons au Souvenir d'Italie, du même auteur.

Ici M. Gérôme reprend son ancien caractère. Ce tableau, qui représente une jeune Romaine et son entant, accostés dans la montagne sans doute par une diseuse de bonne aventure, est une étude sérieuse d'une nature élégante. Mais par une erreur qui appartient, du reste, à toute la secte dont M. Gérôme est un des personnages influens, ia sévérité du dessin gît dans la sécheresse et même dans l'exactitude de la ligne; raiiis du modelé il n'en est pas question. Ce n'est pourtant pas ignorance ou impuissance de la part de M Gérôme, car nous retroavon?, daus bacchui et l'Amour ivres, c^s qualités qu'il semble se l'aire un devoir ou un système de repousser dans ses deux autres ouvrages.

La figure de Bacchus est d'un modelé charmant; le sujet se compose avec beaucoup de grâce et on n'y rencontre rien de plat ni de maigre comme dans les tableaux précédens.

Y a-t-il donc deux natures ou deux volontés en M. Gérôme . une qui le tient enchaîné dans le plus triste parti pris ; et une autre — la bonne celle-là — qui le pousse vers les hauteurs embaumées, où fleurit la poésie? Qu'il y reste donc puisqu'il a eu le bonheur de les atteindre, et nous ne regretterons pas les paroles un peu dures que nous lui avons adressées, si nous avons le bonheur qu'elles lui inspirent le dégoût de son Inténeur grec,

A côté de M. Gérôme voici M. Picou, dont les premiers essais annonçaient un esprit heureusement doué, et qui à force de caresser la triile marotte de sa secte en est venu à la négation de tous les élémens admis de la peintui'e, tels que : la lumière, l'effet, le coloris, le modelé, en un mot, tout ce qui donne la vie à l'art.

Prenons en bloc toutes ses toiles : Quand V Amour arrive^ Quand l Amour s'en va, l'Efprit des nuitf^

Tentation, Esquisse, MarguerHei] l'amour (st le foulfle vivifiant qui anime toute cette poésie que l'artiste a voulu renvirf^rsensible à nos yeux, l'amour qui est la vie, la beauté, l'hymne éternel de la nature, et M. Picou vient l'exprimer avec de pâles formes, presque effacées, indécises et lointaines comme un songe.

Ces tableaux m'ont donné l'idée de ce que peuvent être les rêves monstrueijx qui brûlent l'imagination de ces pauvres jeunes malades sans sève et sans force, mais altérés de volupté, qu'étreint et que ronge quelque monomanie des sens. Des images perceptibles h peine, qui fuient avant que le regard ait pu les cmbraàser, des formes insaisissables planant dans des espaces imaginaires, voilà tout ce que ])résente cette peinture qui ne se rattache à aucun ordre d'idées poétiques ou morales.

A quel monde appartiennent, je vo is prie, Crs filles du tableau intitulé Marguerites! Le sujet fait supposer que l'amour les anime, et rien en elles ne saurait révéler ce qui fait le charme de la jeunesse et de la bi auté. Quel sang circule donc sous cet épiderme incolore? Quels muscles soutiennent ces chairs tla>ques et molles? L'auteur voudrait il alléguer que l'effet de lumière qu'il avait en vue justifie le ton général du tableau et la décoloration des figures? Il n'y en a pas une, — et cependant elles forment des groupes répariis sur plusieurs plans, — il n'y en a pas une <|ui montre, par un rappel de lumière, que le jour vient de loin et suivant des rayons obliques.

M. Picou a été mieux inspiré dans sa grande toile consacrée à 1 1 mture. On ne peut pas nier qu'il y ait dans cet ouvrage des qualités sérieuses, de celles qui font les vrais peintres.

M. Jobbé-Duval est moins exagéré que M. Gérôme dans son Imérieur grec^ ou que M. Picou dans ses six petits tableaux; mais il n'en appartient pas moins à la secte des Etrusque^ ou peintres qui font des images plates, monochromes et d un galbe qui dérive non de la nature, mais d'un système préconçu.

Dtnix de ses tableaux surtout attirent l'attention : Le Printemps ci le Jeune malade. Dans le sujet du Pt intemps, la composition ne manque ni de grâce

ni d'élégance; mais tout cela, composition, dessin et couleur, est d'un froid désespérant. Est-ce donc là l'image du printemps dont le poète a dit : « Printemps, jeunesse de l'année I jeunesse, printemps de la vie ! » Non, cette fdle qui n'est ni jeune ni belle, ces enfans bouffis, ce ciel pâle, cette verdure terne, ne peuvent donner l'idée des radieuses régénérations de la nature.

Dans h Jeune malade, il y a plus de manière que de grâce véiitable, plus d'afféterie que de sentiment; cependant il y a toute une révélation poétique dans le mouvement du jeune homme replié sur lui-même avec une tendre et pudique hésitation. Cette figure est heureuïcment trouvée et rendue avec une distinction parfaite. La jeune amante n'est peut-être pas assez belle selon le type antique, mais elle exprime un sentiment plein de candeur et de douce mélancolie. Quant aux deux figures du père et de la m.ère, elles sentent l'étude académique, la pose du modèle et toute celte manipulation d'atelier qui ne doit jamais paraître dans une œuvre bien conçue. En sommp, ce tableau présente une composition sage, élégante, assez habilement agencée, et à laquelle il ne manque que le véritable accent de la vie.

La poésie de cette œuvre, au rtbours de celle de Chénier, qu'elle essaye d'expliquer et qui respirait la vie, l'avenir, l'espérance, n'est qu'une poésie de ruines et de catacombes.

Résul?e-t-il de tout cela q^ue ce soit un mal de se traîner péniblement dans le chemin glissant, rapide, des recherches archaïques ? Non, certes. Il y a là, comme aussi dans les routes plus larges et plus riantes, une poésie aimab'e qui souiit à l'artiste et qui ne s'éloigne pas des lois de la vérité absolue.

Ainsi, M. Félon et M. Gen Iron, l'un dans sa Vénus, l'autre dans sa Fn$e, comme W. Hamon dans ses Rondts, M. Nègre dans sa Danaé, comme M. Bezard dans son Allégorie, M. Ziegler dans sa Pluie d'aé et sa Léda, se préoccupent vivement de l'archaisîTie, mais sans tomber dans le système ou dans

— cela manière; "la recherdie des formes y t'ait toujours gagner une nuance plus fine ou un accent plus ferme à la vivacité de l'expression. La Léda de Si. Ziegler en donne un exemple frappant : ce fragment est d'une élégance de dessin et d'une finesse de modelé qui le rendent infiniment précieux comme morceau d'étude, et font en outre merveilleusement ressortir les sentimens que l'artiste a voulu peindre. Le désir, l'anxiété d'un premier amour s'y mêlent à une candeur charmante.

Cette télé peut servir à se former l'idée des conditions qui font un bon portrait, dans l'acception philosophique de ce mot, c'est-à direen prenant le portrait au point de vue de la ressemblance physique et morale d'une individualité.

Les portraits exposés cette année n'offrent pas dans leur ens' mble les élémens d'une étude spéciale sur ce genre de peinture. Il n'y en a pas qui soient précisément des morceaux capitaux de l'art de peindre. Il suffit pour en donner une idée de les rattacher aux différentes catégories de peintures que nous avons faites dans nos feuilletons précédens.

Pour commencer par ceux qui dérivent à un degré plus ou moins rapproché de l'ordre d idées qui nous occupait tout à l'heure, nous citerons les portrait-s dtî deux frères, par M. Flandrin. Ils appartiennent à l'école intelligente de M. Ingres, mais ils ne nous ont pas paru aussi complets que 1 s ouvrages du môme genre qui ont contribué à la ju?«te réputation de leur auteur. La fermeté du dessin, la justesse même et le modelé y laissent quelque chose à désiier.

Suivant le même principe, mais avec un parti pris plus systématique, nous trouvons des ouvrages de MM. Lehmann, Sigîiol, Borione, Guignetet Amaury- Duval. Ceux de M. Lehmann n'ont aucune apparence de ce qui fait l'animation et la vie. Son dessin comme celui de M. Amaury Duval est savant, mais dur ; OM ne se rend pas compte de la lumière qui éclaire les figures. Dans le portrait de femme du dernier, les cheveux semblent être de velours , le nez se détache comme une lame tranchante sur l'ombre de la joue. L'un et l'autre ont un grand caractère de

distinction, mais ch'^z M. Amaury Daval le modelé est mieux ob>ervé et plus fin.

Parmi les artistes qui joignent les séductions de la brosse à une prodigieuse facilité dVxécution, et qui opèrent en dehors de toute préoccupation d'école, il faut citer d'abord M. Vernet qui se joue des difficultés, et qui, s'il ne rend pas toujours la vraie nature, nous en montre une du moins très probable. Puis viennent MM. Perignon, E. Dubuffe qui est en grand progrès, Bahhazard dont les œuvres sont à la fois élégantes et étudiées , Court , iMoreaux et Q lesnet.

Ceux qui se rattachent par un sentiment exclusivement puisé dans létude de la nature à cette pléiade de jeunes talens qui ont fait, avec quelques artistes plus illustres déjà, l'objet de nos appréciations sur le mouvement de l'art, sont plus nombreux encore.

A la tête de ceux-ci nous devons placer, en raisun de l'impression qu'ils ont produite, MM. Hébert, Ricard, Ghaphn, Courbet et Vastine. MM. Heb rt et Vastine ont fait l'un et l'autre le portrait de leur mère, cela explique l'amour avec lequel ces ouvrages sont traités; mais indépendamment de cette circonstance il est incontestable que leur peinture a toutes les qualités de l'art le plus élevé. M. Chaplin, M. Ricard et M. Courb. t sont dans une voie très larga et très belle dans laquelle ils sont suivis avcc succès par MM. Tissier,Tabar, Aiffre, Verdier, Besson, Schanne, Guiibert, Richardot, Veiter et Dury.

M. Constant Pellenc a exposé un portrait fort remarquable, où le dessin, comme l'impression exacte de la nature, sont pleins de fermeté Nous devons en dire autpnt de MM. Cossmann, Jalabert et Patania, qui se recommandent aussi par des ouvrages remarquables.

M. Bouîang.'r, M. Gigoux, M. Decaisne, M. Jeanron, depuis longtemps connus et appréciés, méritent autant d'éloges pour leuri portraits que pour les ouvrages plus impoi tans qu'ils ont exposés.

Enfin, et pour clore cette série, ajoutons que les

miniatures de MM. Pommeyrac, Millet, Fontenay, de mesdames Haillecourt, Herbelin et Lescuyer, ainsi ^ue les pastels dïi M. Vidal, jouissent toujours de la même faveur, acquise et justifiée par de longs succès.

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