‹ Exposition précise de la nouvelle doctrine médicale italienne, ou considérations pathologico-pratiques sur l'inflammation et la fièvre continueChapitre 10 sur 20 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Les pathologistes de l’antiquité , ainsi que ceux qui les ont suivis jusqu’à l’époque de Brown, ont toujours considéré l’inflammation comme un processus par accroissement d’action.

§ i3. Que Tinflammation considérée en ellemême soit un processus de stimulus augmenté , cette idée pathologique ( quoique rendue en des termes différens qui correspondent aux différentes époques de la médecine), cette idée, dis-je, est aussi ancienne quepeut l’être l’observation de cetétat morbide, le plus fréquent et le plus manifeste de tous ceux qui appartiennent à la pathologie. Cette opinion pathologique fut , à mon avis , inspirée autant par les phénomènes que l’inflammation présente , que par la nature des remèdes que l’expérience a démontré pouvoir être utiles et nécessaires pour la dompter , ainsi que par la nature des applications nuisibles qui l’entretenaient ou l’augmentaient. En examinant avec attention toutes les maximes qui sont relatives à l’éthiologie de l’inflammation, ainsi que les moyens que les pathologistes ont adoptés pour essayer l’explication de cet important phénomène morbide , nous y voyons que tous tendent à démontrer, dans la marche du processus phlogistique , ( quelles que soient les causes occasionelles qui en provoquent la formation , ou les circonstances dans lesquelles il se développe ) un accroissement d’action plus ou moins fort. Si l’on veut remonter

aux explications premières les plus informes des temps les plus reculés , ainsi qu’à une pathologie naissante et encore enveloppée de prestiges , ou bien que Ton veuille parcourir les doctrines humorales , ou celles des fermentations chimiques des lois hydrauliques ou mécaniques appliquées à l’étiologie de l’inflammation , ou que d’une autre part, on veuille considérer ces beaux traits de lumière aux moyens desquels les anciens solidistes prophétisèrent les doctrines que nous soutenons aujourd’hui ; ou bien les hypothèses staaliennes qui ne voyaient partout que la force médicatrice de la nature, ou celles qui postérieurement émanèrent d’une confiance mal placée ;tîous voyons que depuis Galien jusqu’à Darwin , ce ne fut que la même idée reproduite sous différens noms. Brown seul devait s’écarter de la règle générale , qui veut que, par inflamma tion, on entendeune augmentation d’action dynamique ou de stimulus ; parce que, selon sa doctrine, les formes, les résultats et les phénomènes n’étant d’aucune valeur, il n’attachait d’importance qu’aux causes externes pour décrire entièrement la marche et le génie d’un processus morbide ; l’organisme général étant pour lui le thermomètre exclusif de toutes les affections dynamiques dont pouvait être atteinte une partie, et la nature de chacune pouvant être différente en raison du génie de la dia* thèse, il fallait bien aussi soumettre à cette même loi jusque l’inflammation , malgré tout ce que par elle -même elle pouvait exprimer : il devait enfin selon lui exister une inflammation asthénique , ou

s’il m’est permis cle le dire, une inflammation sans inflammation ; sa théorie conciliait enfin dans une inflammation supposée asthénique deux choses de nature opposée : augmentation de mouvement dans la partie enflammée , et diminution d’action vitale ou d’excitation de l’organisme

§ 1 4- Nous aurons lieu par la suite d’examiner les circonstances dans lesquelles l’inflammation , selon les browniens, devient asthénique, et comment, par ce motif, ils la traitaient par des remèdes excitans; et nous tâcherons de soumettre à une anaiise rigoureuse les raisons qui ont pu servir à soutenir une pareille maxime. Ces motifs , par une vénération que je crois cependant juste, à cause du génie transcendant du médecin écossais, furent pendant long-temps plutôt servilement répétés que confrontés avec les résultats pratiques et les phénomènes de l’inflammation. De plus, s’il a existé quelques Causes qui aient pu former obstacle à l’avancement de la médecine et qui l’aient empêchée d’atteindre le degré d’amélioration dont elle est capable, ce fut à mon avis ( et beaucoup de personnes partagent mon opinion ) l’admission de l’inflammation asthénique. Mais persuadé, comme vous le serez vous-même bientôt , si la force d’inévitables inductions et le langage des faits peuvent être sentis par vous, comme depuis long-temps j’en suis pénétré : persuadé, dis-je, que l’inflammation, par sa manière d’être dans les parties oiielle se forme, indépendant ment des causes qui l’ont précédée , et des circonstances au milieu desquelles elle s’est développée ,

conserve toujours îe caractère d’un excès de stimulus , je trouve que rien n’est plus absurde que la division, admise, même par un assez grand nombre de praticiens , de l’inflammation en sthénique et asthénique. Et j’ai à regretter qu’à la faveur du prestige de celte asthénie , la méthode curative excitante, si opposée à celle des meilleurs médecins de l’antiquité, sans avoir pu faire rétrograder ces dégénérescences de l’inflammation, auxquelles aucune méthode de traitement ne peut être utile quand une fois elles sont parvenues à un certain degré, ait cependant pu traverser un certain nombre d’années, et rendre incurables ces processus, qu’une méthode antiphlogistique aurait pu probablement dompter. Mais enfin la force de la vérité a peu à peu i déchiré le voile ; c’est pourquoi avant que de passer j à la démonstration d’un aussi grand nombre d’erreurs ü et de désordres aussi graves, il convient aujourd’hui 1 ( ce qui aurait paru ridicule il y a vingt ans ) de rechercher un prélude de sanction aux maximes du jour dans les idées mêmes des anciens pathologistes t et des praticiens, qui leur furent suggérées par la simple nature des choses et qu’ils ont justifiées par 3a pratique de l’art.

§ i5. Le raptus sang ai ni s quem una pars expré mit , et mittit in aliam , de Galien, indiquait un exil cès de stimulus et de mouvement dans la partie i frappée d’inflammation ; ainsi que le pulsus in in flammata saltem parte major , vehementior , cre r hrior , du premier pathologiste de la Grèce. Orii base-Aclzius et Paul d’Égi ne ignoraient bien comment

et pourquoi le sang se porte en plus grande quantilé, avec plus de force, et s’accumule dans une partie enflammée ; mais iis n’ont point ignoré que l’inflammation avait lieu quand « sanguis calidior « copiosius in aliqnam partem confluit .. . et vasa « urgeb et calorem præler naturam invehiù.» Willis et Sylvius de le Boe, tous deux de la secte chimique,, ne pouvaient pas dévier de leurs principes dans les explications pathologiques ; cependant ils déclare» rent aussi dans leur langage que les phénomènes de l’inflammation devaient toujours dériver plutôt d’un excès que d’un défaut de principes calorifiques. Et ce qu’ils voulaient dire par sanguis ejfervescens , qui ob orgasmon partis vascula minora trajiciat, était bien conforme à cette idée; mais ce que disait Syb vins, était encore bien plus en harmonie avec notre pathologie, quand il s’exprimait en ces termes : partes sanginms spifituosœ , acriures facbce, acrius in se mutuo insur gant , et effervescentiam calidam excitant ; ils exprimaient plus clairement et d’après de meilleurs principes la même idée ; ils indiquaient à la fois l’effet, c’esî-k-dire l’augmentation du mouvement et la turgescence de la partie, ainsique la cause provenant, de l’augraen talion d’action ou de stimulus, comme on doit le supposer, d’après la définition qui en a été donnée par de Gorther, stimulus in infiammatione existit , qui vitalem motum topicum et pecuiiarem versus datam partem instigat; ce qui peut comprendre encore l’épine d’Etmuller, qui avant lui avait été proposée par Yan Helmont , quæ inteinperiern calidam post se

trahit } concitatius movendo spiritum inflmim in partent adfectam tara per nervos quant per vas a : Etmuller ajoute à la suite de cette étiologie beaucoup d’autres réflexions , mais peut-être qu’à nous seuls était réservé le droit d’en faire ressortir la valeur, étant placés de manière à pouvoir démontrer tout le mal qu’a pu produire à la pathologie , ainsi qu’à la médecine , dans ces dernières époques, la fausse idée de prétendre que l’état de l’organisme en général pouvait toujours influencer l’action des affections phlegmasiques locales , indépendantes de lésions mécaniques,* causa inflamma tionis, disait Etmuller , non est sanguis , se ci irritatio seu spina : remarquez bien que cette épine n’avait pas un rapport absolu avec un corps lacérant ou piquant ni avec la division ou dilacération mécanique des parties enflammées ; mais Etmuller prétendait figurer dans l’épine une distension des vaisseaux ou une congestion sanguine, une acrimonie, une irritation, un stimulus interne ou externe, un transport ou une diffusion d’actions et de mouvemens morbides , qui déterminaient intérieurement ou extérieurement une inflammation par le concours des nerfs, des vaisseaux on des membranes. L’épine d’Etmuller ne renfermait -elle pas tout l’esprit de la pathologie d’Haller ? Cette manière de voir n’égale-t-el le pas celle que long-temps après Borsieri avança ? sœpe in flammationem nulla an tecedit infLammaioria sanguinis diathesis , sed tantummodo consequitur ? cette manière de voir n’est-elle pas parfaitement conforme à l’idée que

nous avons , même sur ce qui concerne les maladies dynamiques ou dyathésiques , de l’influence de l’affection, locale sur tout l’organisme , à l’opposé de Popinion trop générale de Brown, de l’influence de Porganisme sur les parties enflammées? De Gorter , Haller et Borsieri, ainsi que nous , ont été prévenus par les plus anciens pathologistes ; et aucun de ces grands hommes ne s’est plaint , et aucun ami de la vérité ne se plaindra, que sous le voile de différentes théories les maximes les plus récentes aient été professées beaucoup de siècles avant nous, puisqu’elles acquièrent par ce moyen un plus grand fonds de vérité et qu’elles confirment davantage l’exactitude des faits.

§ 16. Le grand Sydenham, sans entrer dans la subtilité des recherches , et se renfermant simplement dans le fait , se rattacha également à la même idée d’augmentation d’action ou de stimulus, comme condition de la phlogose; sans avoir égard ni à sa forme ni à son origine ( que ce soit 3a pleurésie ou la peste ) , il ne considérait en elle que l’ascension du sang , quelle que fût la partie où elle avait lieu. Les tentatives delà médecine mécanique ethydraulique se rapprochèrent de cette même idée d’augmentation d’action et de mouvement dans les parties enflammées ; tels furent les efforts que firent Bellini, Pitcarné et Hoffmann pour expliquer comment le sang, stagnant dans une portion des extrémités vasculaires engorgées , devait avoir un cours plus rapide dans les vaisseaux libres, par une distension proportionnée des fibres, un accroisse-

ment d’aitrition , un développement plus grand de calorique ; idée très-analogue à celle de Carl-Musi* tanus qui, ayant plus égard à l’action vitale qu’aux lois de l’hydraulique, s’exprimait ainsi: sanguine coagulato in vasis cap ilia rihus arteriosis motus inter cipiiur , vas in furorem agitur , spiritus fit inso îens et hostilis ,pulsatio et caîor provocanhur , et inflamrnatio producitur. Cette idée de Fobstruction des vaisseaux, comme cause de l’ascension pli logis tique, et de l’accroissement du mouvement, prit tant de faveur sous la plume d’Hermann Boerhave , et fut tellement prise en considération , que les écoles d’alors n’adoptèrent pas d’autre langage, soit pour démontrer l’inflammation , ou expliquer la fièvre qu’elle produit. De Gorther seulement , l’un des plus distingués parmi les disciples du professeur de Leyde , osa s’opposer aux explications du maître , en faisant dépendre , comme je l’ai dit plus haut , l’inflammation d’un principe plus exact , c’est-à-dire du stimulus qui est augmenté, dans la partie où elle se forme, de l’action vitale ou nerveuse , ainsi que du mouvement. Le disciple de I Boerhave ( a sagement observé Winterl ) a été vaincu par la force de la vérité , lorsqu’il rejeta l’idée de l’obstruction des vaisseaux comme cause constante et nécessaire de l’inf animation ; « irrita- « tiones nervos probatum est , calorem , ruborem, ; « tumorem , palpitationes , cireumquaque et a re- « motissimis partibus dérivât! ones facere versus -« stimulum , maxime si nervus circa ganglion irri- « tetur. Solam puncturam vr iis lymphatici illud

a rubro sanguine replere, stimulum verbo per toîc tara massatn difï’usum, febrim ardentem in toto « corpore facere observationes demonstrant. » Et même avant de Gorther, Jean-Baptiste Senac l’un des flambeaux de l’anatomie pathologique de France, avait déclare que «Inflammatioex stimulo nascitur , « stimulo alicui parti applicato cordis actio per con- « sensum intenditur ; obstructio autem perse non « mutât actionem cordis, nisi quatenus irritare parce tem valeat.» D’autre part l’illustre Boissier de Sauvage, rejetant comme insuffisantes les explications hydrauliques et mécaniques, eut recours aux principes deStahi pour expliquer comment le cours des fluides étant ralenti de quelque manière que ce soit dans une partie quelconque, qu’il y ait congestion, ou qu’il y existe une puissance étrangère nuisible, le principe animal y augmentait le mouvement et l’action d’où résultait l’écartement de tout obstacle au cours des fluides, à l’ordre naturel et à l’économie de la vie. Dans cette explication, bien que la cause d’où il dit provenir l’augmentation d’action et de mouvement dans la partie enflammée soit déduite d’un principe tout-à-fait abstrait , on y rencontre pourtant encore l’idée d’une augmentation d’action et de stimulus, qui correspond aux phénomènes de l’inflammation.

§ 37. A cette époque, la doctrine de l’irritabilité d’Haller prenait du crédit , et préparait ainsi la voie aux idées plus simples de la vie dans l’état de santé et de maladie, ainsi que de l’influence vitale dans la production des maladies, comme Baglivi

l’avait déjà démontré et soutenu. La voix d’Haller retentit d’une manière uniforme dans toutes les écoles de l'Europe, où l’étiologie de l’inflammation fut reconnue appuyée du stimulus , par qui l’action des vaisseaux dans les parties qui en sont affectées est augmentée d’une manière morbide, d’où dérivent les vibrations insolites des artères , la distension et la chaleur; quoiqu’il soit juste pourtant d’avouer que de Gorther et Senac avaient précédé le professeur de Gottingue dans l’explication de l’étiologie de l’inflammation. Depuis cette époque Bordeu,dont les idées seront toujours précieuses relativement à l’activité et à l’indépendance du processus inflammatoire soutint avec énergie, que l’action des fibres augmenté© par le stimulus était la cause unique de l’inflammation. « Il semble, disait Bordeu , que « lorsqu’une partie s’enflamme , elle devient un or- « gane particulier , quia son action, la circulation « et toutes ses fonctions indépendantes , à certains « égards , de ce qu’elle reçoit de la circulation gé- « nérale ; peut-être même ce qu’on appelle l’arrêt « ou l’engorgement du sang, qu’on a regardé comme « la cause de l’inflammation, n’est- il que l’effet « d’une disposition particulière qui survient à une << partie, dont les nerfs ont une certaine action un peu « violente, et qui est, à proprement parler, la cause « de l’inflammation. » Fabre souscrivit entièrement à cette explication ; et le célèb re Hunter regarda en général l’inflammation comme l’effet d’une action augmentée; cependant les distinctions qu’il établit dans la suite, en traitant de \ ’inflaramaticn dé-

générée en gangrène, entre l'accroissement de Faction morbide des fibres enflammées et la diminution de la puissance vitale, auraient pu laisser quelques doutes sur la fermeté de ses principes, s’il n’avait pas déclaré, comme nous l’observerons en son lieu , que l’on devait éviter l’emploi des remèdes excilans dans les inflammations gangréneuses , puisque par leur action ils pourraient faire prendre au processus gangréneux un terrible accroissement. Cullen seul s’éloigna de cette simplicité , dans l’explication de l’inflammation , en cherchant à retirer de l’oubli , par la théorie du spasme, les doctrines de Stahl et d’Hoffmann. Mais ce spasme , à bien le considérer, ainsi qu’il est représenté dans la pathologie de Cullen, n’est qu’une condition qui précède le développement de l’inflammation, lequel développement ne doit toujours être attribué qu’à la réaction, par laquelle l’action fibriliaire est morbidement accrue , ainsi que le mouvement des vaisseaux. A pareille époque, deux Italiens qui se sont rendus recommandables par l’étude de l’inflammation, Fiorani et Borsieri pensèrent également que la formation de l’inflammation ne devait pas avoir d’autre origine que celle d’un accroissement de stimulus ; deux autres hommes illustres, Azzoguidi et Caldani , défendirent cette étiologie très-simple, contre les suppositions mécaniques et hydrauliqnes.

§ 18. Jusqu’ici la pathologie de l’inflammation s’appuyait donc d’un principe qui était généralement le même; elle se basait donc sur le même fait, Tac-

croissement d’action et de stimulus, quoique déduite d’élémens divers, et démontrée par quelques-uns à l’aide d’un langage différent. Jusque-là le processus phlogistique était considéré en général , et dans quelques circonstances qu’il ait été rencontré , comme l’expression d’un stimulus augmenté au moins dans la partie qui était affectée d’un pareil processus ; et jamais il n’entra dans l’idée des pathologistes’ de soupçonner que l’inflammation , considérée en elle-même, puisse se faire ressentir par Peffet d’une diminution d’action, ou par défaut de stimulus. Brown , ainsi que je l’ai déjà indiqué , peut être considéré comme le premier, et le seul parmi les chefs de sectes, qui, soumettant aussi l’inflammation aux deux dia thèses opposées, se soit avisé de la déclarer, non-seulement possible, mais encore existant dans un très-grand nombre de cas, et exprimant une diminution de stimulus et d’excitation ; d’où naquirent les distinctions d’inflammations sthénique et asthénique , adoptées jusqu’à l’époque de l’établissement de la nouvelle doctrine italienne. Nous verrons, dans le chapitre suivant,

1 quels ont été les illustres pathologistes qui , malgré i les préceptes de Brown, ont soutenu l’ancienne et générale étiologie. Nous y verrons encore sous quel masque , et par quelle subtilité , enveloppée d’une apparence de raison, on chercha à soutenir la phlogose asthénique , et comment les proneurs de cette opinion, qui ne se rattachent à rien autre chose qu’à la classification brownienne, invoquent en vain l’appui des faits , puisque le peu qu’ils en

peuvent citer , de quelques maîtres de l’antiquité , reste dans l’équivoque. En exposant les fondemens de Pétiologie que nous soutenons, et en répondant aux objections qui jusqu’ici ont pu avoir été faites, nous tâcherons de donner un plus grand degré de solidité à un des principaux points de la nouvelle doctrine.

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