‹ Exposition précise de la nouvelle doctrine médicale italienne, ou considérations pathologico-pratiques sur l'inflammation et la fièvre continueChapitre 6 sur 20 · L’AUTEUR A SES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

L’AUTEUR A SES ÉLÈVES

Ceux de vous , Messieurs , qui sont les plus avancés dans la carrière, n' ignorent pas plus les points principaux de ce traité sur V inflammation que ceux qui ont déjà fixé votre attention sur la douleur et la réaction

vitale . Les uns et les autres coïncident avec mes Leçons

sur la nature et les différences essentielles des maladies, dont fai V usage, depuis quatre ans, de faireV ex position dans mes leçons pratiques, et que successivement jyai V intention de publier . Si f ai différé jusque aujourd'hui à le faire, c'est premièrement parce que j'ai cru qu'il était convenable de ne produire ce travail qu après un mûr examen, et afin déclasser mes idées dans un ordre meilleur; en second lieu , parce que le sujet a pris, en m'en occupant, un accroissement qui a dépassé de beaucoup les limites dans lesquelles, au premier aperçu, je croyais pouvoir le restreindre. Mais la cause principale du retard fut, je dois l'avouer , autant la difficulté d'une pareille entreprise à, une époque ou il existe en médecine un si grand nombre de controverses et de questions indécises, que V irrésolution dans laquelle j'ai toujours été quand il a fallu soumettre mes travaux à la sévérité de la critique publique. Puisse cet aveu servir de réponse à ces hommes impatiens qui croient, plus que je ne puis me le persuader , qu'il soit si facile de donner de la publicité à ses idées , même sur des choses utiles; qu ' ils se persuadent qu'il èst toujours indiscret et peut-être inhumain de provoquer sans cesse un écrivain à la publication d'un ouvrage que lui-même ne

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juge pas suffisamment élaboré . fai d'autant moins à me reprocher ce retard, qu'il n'a pu préjudicier en * rien à V instruction des élèves à qui tous mes travaux sont consacrés. Vous le savez, Messieurs ,je ri* ai point eu de secrets pour vous, vous fûtes toujours les confldens des bases les plus importantes de mes maximes; je ne vous ai laissé ignorer ni les argumens qui me fournissaient le moyen de les soutenir, ni les doutes qui me forçaient d'en modifier quelque s-une s ou à les laisser indécises. Tout vous fut communiqué au fur et à mesure que V observation ou la méditation me faisaient faire quelques progrès ; c'est aussi par ces motifs que je vous dédie ces Considérations pathologico-pratiques , avec d'autant plus de confiance que depuis quatre ans vous en voyez vous-mêmes faire une application utile dans nos leçons de clinique .

C'est précisément au lit du malade que j'invite nos adversaires ; qu'ils se rendent en ces lieux où la vérité du peu de maximes que j'ai soutenues a été reconnue non-seulement par l'école, mais encore par des médecins experts et d'illustres étrangers. Les résultats d'une méthode curative à laquelle j'ai cru pouvoir me permettre de donner le nom de Nouvelle doctrine médicale sont connus de beaucoup de personnes*, les archives de l' Université en sont les dépositaires, ce sont enfin des faits de notoriété publique. Le langage pathologique que j'ai adopté , quoiqu'il soit simple , pourra bien ne pas convenir à quelques-uns , peutêtre les théories qui ont été émises paraîtront-elles insuffisantes pour beaucoup de personnes , malgré qu'elles nous aient paru découler naturellement de

V observation et des faits. Quoi qu'il en soit , les résultats pratiques doivent rester sans réplique , si les cures qui ont été faites d'après nos principes ont été cou ronnées de succès . Si ce dernier argument ne parait pas suffisant pour prouver la précision de la doctrine , demandez à ses antagonistes quel doit être le but de la médecine y ou plutôt s3 il en existe un autre .

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