TROCADÉRO - ESPLANADE DES INVALIDES
Esquisse générale. — A travers Tenceinto de TËxposition. — Champs-dc-Mars : Les palais, le grand dôme. — La rue centrale. — Les promenoirs, les restaurants. — Dans le parc. — Histoire de rhabitation. — A droite do la tour. — Les pavillons étrangers. — En bordure do l'avenue de Suffren. — Le grand globe terrestre. — Chine, Inde, Maroc. — La rue du Caire et ses curiosités. — A gauche de la tour. — Auditions musicales téléphoniques. — Un théâtre en acier. — La maison du gaz. — En bordure de l'avenue do La Bourdonnais. — Sur la berge : Le pétrole. — Panorama transatlantique. — Quai dOrsay. — Palais de l'alimentation. — Agriculture. — Sections étrangères. — Sur TEsplanade. — Les ministères. — L'hygiène; économie sociale. — Les palais de l'Algérie, de Tunisie. — L'exposition des colonies. — Théâtre annamite. — Le tour du monde en un jour.
INGT-DEUX portes donnent accès dans Tenceinte de TExposition avec 31 guichets la semaine et 39 le dimanche. On a donc le choix; les gens pressés vont au plus court et passent par la porte de TEsplanade, mais les personnes qui veulent se faire immédiatement une idée de l'ensemble des constructions duChamp-de-
, tin*e <!• l'nao des Toum <lu Trocadiiro.
6i CAUSERIES SCIENTIFIQUES.
Mars doivent passer par les hauteurs du TrocadOro. Le regard embrasse d'un seul coup les palais, les jardins, les pavillons. Au premier plan, la tour EilTel comme un arc de triomphe colossal; k travers ses
arceuux gigantesques apparaît dans le fond, tout baigné de Inmière, le grand dôme monumental de 60 mètres de hauteur du palais des Expositions diverses ; à gauche, à droite, encadrant le parc, les palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux avec leurs coupoles de 54 mètres de hauteur aux émaux de bleu turquoise
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et de topazG. Au centre, au milieu des arbustes et des Heurs, les fontaines monumentales et leurs puissantes gerbes qui s'émiettent daus l'air en fine poussière d'eau; de toutes parts, des palais d'Orient, des pavillons, des chalets, des kiosques, à moitié enfouis dans des massifs de verdure; partout des m4ts dorés, des
oriOammes, des drapeaux, des vélums rose et blanc, jalonnant les grandes* allées. Quand le soleil luit et se reflète sur toutes ces surfaces éclatantes aux mille couleurs, l'effet eat saisissant. On n'aperçoit de loin que des lignes d'or ou d'argent, des perspectives d'azur et d'émeraude, des masses de pierreries étincelantes. On dirait d'une ville des Mille et Une Nuits sortie de 'erre au coup de baguette d'une fée. Le regard est
étonné et chamni;. C'est h la fois grandiose et coquet, imposant et gai. C'est, du reste, la note gaie qui sem-
ble être, cette fois, l'un des caractÈres dominants de rKxposition : hardiesse et gaieté.
Descendons les pentes du Trocadéro, 11 faut franchir une passerelle pour gagner le pont d'iéna. On a dû laisser libres partout les grandes voies de commu-
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nication ; aussi a-t-on construit, pour relier les diverses pai'ties de l'enceinte, six passerelles : deux pas-
serelles sur l'avenue de Versailles, deux sur la tranchée du quai d'Orsay, une au carrefour de l'Aima, une au carrefour de Latour-Maubourg.
Le pont d'iéna traversé, on passe sous la tour Eiffel,
et, en longeant le parc et les fontaines, on parvient au -grand dôme d'entrée des l^xpositions diverses. Une galerie très beile, de 30 mètres de largeur, coupe en quelque sorte tout le palais dons sa grande largeur; elle va aboutir par un beau vestibuleàlagaleriedes machines.
A droite et à gauche de cette rue centrale débouchent lesdiversesgaleriesparallélesdestlxpoâitionsdiverses, mobilier, vêtement, utc. A l'origine, le palais des Industries diverses devait être isolé complètement du palais des Machines par un long jardin de 30 mètres de largeur. Mais les exposants du groupe des industries mécaniquesont réclamé tant de place, — 77,000 mètres
carrés, quand on leur avait réservé seulement 3i,000 mètres, — que l'on s'est décidé à sacrifier en leur fa-
veur toute la partie du jardin comprise entre la grande rue centrale et l'avenue de La Bourdonnais ; on a, de même, destiné toute la partie opposée du jardin jus-
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qu'à l'avenue SufTren au matériel des chemins de fer. Le palais des Machines s'étend dans toute la lar^ur
duChamp-de-Mars parallèlement à l'Écolo-Hilitaire ; il a en longueur 430 mètres de développement, 145 mètres en largeur et 45 métrés' de hauteur. C'est une
-des constructions les plus admirées de l'Exposition.
Nous y reviendrons; mais U nous faut aller vite
pour tout voir dans une seule et première ^îsite.
CAUSERIKS SCIKKTIFIQUES.
sont installés des carés et des restaurants. Nous retrouvons des ' galeries analogues, des promenoirs, des
cafés, des restaurants de toutes les nations tout le long soit du palais des Beaux-Arts, soit du palais des AiU
libéraux. Nous ne pouvons que traverser, sans noua y arrêter, dans cette course rapide les galeries des deux palais latéraux qui nous ramènent à la Seine. Biliaire defkabitalion. — Nous retournons au pont
d'Iéna. En avant de la tour, parallèlement au quai, se trouve la série des habitations de M. Gh. Garnier, rappelant les principales phases de la construction depuis les temps primitirs jusqu'à nos jours; c'est l'histoire de la maison. Citons, en commençant par la gauche du pont d'Iéna : quatre abris sous roches, les troglodytes, les cabanes de l'époque du renne, de l'âge du
bronze; les habitations lacustres, etc.; l'habitation égyptienne, les constructions d'Assyrie, de Phénicie; la maison étrusque, les habitations hindoue, persane, grecque ; la maison romaine dans laquelle est placée une verrerie; la maison Scandinave, la maison moyen âffe où l'on a installa un salon d'honneur pour lu Pn--
sident de la République ; puis une constmction byzantine, les pavillons slave, russe; les maisons du Soudan, de la Chine, du Japon, etc. La plupart de ces habitations ont leurs hôtes nationaux et sont entourées de jardins. Les maisons gauloises ont leur chêne ; les maisons chinoises, leurs bambous, azalées, le thé, les cyclonias; les constructions d'Amérique, les incas et atzéques, leurdatura arborescent, l'aloi^s, etc. On fera le
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tour du monde en une heure dans ce petit coin du Champ-de-Mars.
Construetiom adroite delatour. — Danslejardin situé
entre la tour et l'avenue Suffren, h droite du Champde-Mars, on s'arr6te successivement devant le pavillon de la Compagnie de Suez, devant celui du Brésil auquel est annexée une serre pour l'exposition des plantes de l'Amérique du Sud ; devant le riche pavil-
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Ion de la République Argentiae, devant le beau bâtiment mexicain qui sera ultérieurement transporté au Mexique. Cette construction massive renfermera un musée archéologique. Los Mexicains ont dépensé
plus d'un million pour ce bâtiment tout en fer. Ensuite on passe devant l'exposition de Bolivie avec son dôme de 12 mètres de hauteur. On y trouve une collectionfortbelled'échantillons minéralogiques et la reproduction d'une galerie en exploitation de plomb argentifère; enfin une volière peuplée des oiseaux qui habitent les forêts du haut Pérou ; au delà, le papillon
HO CAUSERIES SCIKNTIFIQUES.
de TËquateur, le pavillon du Venezuela, du Chili, etc. ; à c6té, en bordure, le palais des Enfants, d'abord des-
tiné à contenir tous les jouets et à représenter tous les divertissements imaginables. Mais le bâtiment changea
Fia. 51. — Pavillon rlo la République Arj^omine.
vite de destination : on le transforma en théfttre, puis à côté on éleva un second théâtre. C'est Ik ()ua chaque
Jour la foule se presse au grand Théâtre parisien pour applaudir les gitanas et auTlif^âtre international pour
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applaudir la troupe du Khédive. Dans ce coin on a installt^, outre de grands bazars, difTéreo tes attractions,