LA FOULE
Mardi 6 aoûl.
Dimanche 18 août.
Mero'edi 11 septembre.
Jeudi {^ septembre , .
Samedi 14 septembre. .
Dimanche 1 5 septembre.
Mercredi 18 septembre.
Samedi 21 septembre. .
Dimanche 29 septembre.
Mercredi 6 noDem6rc.
Représentation de gala à l'Opéra, en Fhonneur du Shah de Perse.
Banquet des Maires do France au Palais de l'Industrie.
Représentation àcVOde triomphale par Mi»«» A. Holmes :
lo Par invitation ; 2o Pour les enfants des écoles ; 3° Gratuite.
Concours international des Musiques municipales d'harmonie et civiles étrangères au Palais de l'Industrie.
Représentation de l'Orfeî triomphale ;ia profit des victimes d'Anvers.
Inauguration du Monument du Triomphe de la République, place de la Nation.
Distribution des récompenses et 5»
grande fête de nuit à l'Exposition.
6« grande fête de nuit à Toccasion do la clôture de l'Exposition.
Nous ne saurions mieux terminer ce chapitre qu'en reproduisant quelques appréciations étrangères sur l'Exposition. Elles montreront mieux que tout ce que nous pourrions dire l'impression générale qu'a laissée dans l'esprit le grand concours paciUque de 1889.
M. Stockbauer, qui avait été envoyé par le Gewerbe Muséum {Musée commercial, de Nuremberg) pour étudier l'Exposition , a publié son rapport. Nous en extrayons les intéressants passages suivants :
« Tout visiteur de l'Exposition de Paris peut résumer son impression dans un seul mot : Grandiose. Tout est grandiose : le plan, l'exécution, les résultats obtenus, les constructions et la masse des visiteurs.
« Tout Paris est à l'Exposition et, cependant, on n'est pas gêné. Personne pour vous obliger à déposer
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votre canne ; pas de surveillant qui gêne dans l'admiration prolongée qui vous arrête ; pas d'écriteau qui vous oblige à vous conformer aux ordres de la direction. Tout est beau et admirable, et de longtemps le souvenir en restera à ceux qui ont vu et qui ont constaté avec quelle merveilleuse exactitude et régularité tout fonctionne dans cette Exposition.
« Partout des surprises ! Et c'est avec un sentiment de tristesse qu'on pense au rôle qu'aurait joué l'Allemagne, si elle avait pris part à l'Exposition. Il faut espérer que beaucoup d'Allemands seront venus à Paris pour comprendre quel immense abîme nous sépare encore de la France, en tout ce qui concerne l'art et le goût. On me dira que nous ne sommes pas les seuls. Que ceux auxquels cette consolation suffit se consolent! Pour mon compte, je constate que la France a essayé d'atteindre et a atteint un but idéal : faire comprendre au monde sa grandeur et sa puissance, et montrer les admirables travaux de ses habitants. »
Dans le Nouveau Temps de Saint-Pétersbourg, M. Souvarine, son rédacteur en chef, rend un hommage presque enthousiaste au grand succès matériel et moral de l'Exposition ; il constate la force réelle de la France « par suite de l'unité de son peuple, par suite de son esprit profondément national, sa civilisation, sa discipline intérieure, son travail assidu, son amour pour la gloire et la patrie, ses immenses richesses... etc. »
Enfin, M. Palmer, dans le Herald, s'exprime ainsi :
« J'ai fait une étude attentive de l'exposition de Paris. C'est la plus merveilleuse exhibition que le monde ait jamais vue. Quiconque y va en revient frappé de la
prodigieuse habileté des Français. C'est beaucoup mieux que TExposition de 1867. Les bâtiments ont été construits au point de vue de la solidité comme s'ils devaient durer toujours. L'espace n'est pas immense, mais on en a tiré le meilleur parti possible.
« ... Nous avons l'habitude déparier de notre supériorité en matière de machines; mais, dans cette ligne, les Français ont une exposition merveilleuse, beaucoup plus que vous ne pourriez le supposer. Dans les branches les plus élevées de Tart industriel, tel que les beaux tapis, Tameublement, etc., les Français sont presque suprêmes. »
Nous pourrions multiplier ces citations toutes en notre fav^eur. Partout on a bien voulu nous* rendre un hommage dont nous pouvons tirer quelque (ierto.
L'Exposition de 1889 aura contribué positivement à nous faire mieux connaître ; elle nous aura conquis des amitiés qui, nous le souhaitons, resteront durables.
11 serait si bon de nous voir tous fraternellement unis sous rigide de l'amour du travail et de la civilisation, aujourd'hui le véritable maître du monde.