ITALIE
Toscane. — fitardaigne. — Etafs-Pcntîflcaux. Dcnx-îiiciles.
Mous l'avons dit dans notre préface , ritalie, si fière autrefois de la gloire de ses artistes, s'efface aujourd'hui devant les nations du nord. Au premier rang jadis, elle occupe aujourd'hui le dernier. De pâles copies des anciens maîtres, des peintures de missel d'après Fra-Angelico, ou d'insigniliantes peintures sans cachet de goût ni d'école, voilà ce qu'elle envoie à l'Exposition universelle. Faut-il citer comme le meilleur
parmi ces tableaux médiocres de l'Italie, un Rêve de Parisina? mais le nom de l'auteur nous échappe.
La sculpture est plus riche, sans l'être beaucoup. Citons le groupe à'Erigone et Bacchiis, de M. Lanzirotti, oii on remarque une étude consciencieuse de la nature, mais peu de goût et point de grâce. La statue à' A bel mourant, de M. Jean Dupré, qui est une excellente académie, mais on remarque trop que le moulage sur nature a fait les frais d'étude. La Femme voilée, de M. Gandolfi est le meilleur ouvrage qui appartienne en propre à l'Italie ; c'est un groupe triste, mais bien agencé et bien expressif qui révèle un vrai talent de statuaire.
Faut-il attribuer à l'Italie et aux États- Romains les statues que MM. Bonnardel, Gibbson et Wolff reprennent à la France, à l'Angleterre et à la Prusse ? En ce cas, comptons Ruth comme un des bons envois de ritalie.
France.