PAYS-BAS
Puisque le livret a cru devoir séparer les écoles en autant de divisions qu'il y a, sur la carte d'Europe de nationalités différentes, faisons comme le livret, en dépit de la tendance que nous aurions eue à associer les Pays-Bas à la Belgique, et toutes les principautés de l'Allemagne à la Prusse.
Les Pays-Bas donc, c'est-à-dire la Hollande, le Limbourg, etc., n'apportent pas, à beaucoup près, à l'Exposition universelle, un contingent aussi fort que la Belgique; cependant il faut accorder à leurs artistes quel-
ques-unes des qualités des Belges. La tendance qui est le mieux représentée est celle qui s' attache surtout à l'imitation des anciens maîtres de l'école. — Ainsi Miéris, PaulPotter, Terborg, Yan der >Veriï, Gérard Dow, etc., sont refaits cent fois et plus ou moins pâlis, ce qui offre peu d'intérêt, quoique certains tableaux de ce genre aient un mérite réel.
Mais ce qui réussit le mieux aux Hollandais, c'est la peinture de marine. En ce genre, ils n'ont point d'autres maîtres que la nature, qui leur fournit incessamment des modèles. Aussi leur supériorité est-elle incontestable. On retrouve vraiment sur leurs toiles la mer du Nord et ses houleuses marées battant les grèves du rivage sous un ciel gris ; les vaisseaux opulents et fiers qui gonflent leurs voiles sous l'effort du vent et fendent les vagues de leur carène puissante. Ici il n'y a point de manure : c'est la mer telle qu'elle se montre à ses familiers, tous les jours et sous tous ses aspects. Or donc, presque toutes les marines hollandaises sont bonnes, et parmi les meilleures, citons colles
de MM. Deventer, Meyer, Schotel et AVoldorp.
La sculpture hollandaise n'envoie que trois échantillons, dont deux sont à citer. Ce sont deux terres cuites de M. Yerdonck, deux statuettes, dont l'une représente un Garde de nuit d'Amsterdam, et l'autre un Crieur de la loterie royale des Pays-Bas. Ces deux figures sont deux études d'une vérité minutieuse et spirituelle à l'excès. Cela ressemble aux terres cuites de Graillon, mais c'est plus fort que Graillon, et pour être juste, il faut appeler M. Verdonck le Callot de la sculpture.
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BADE. — NASSAU. — WURTEMBERG. — SAXE. - BAVIÈRE. — HESSE. — VILLES ANSÉATIQUES,
MM. Kraus. — Frértéric de Kaulhach — Durk— Richard zimmermann. — zwengaûer. — Bohn. — Paul Mùllêr,