PENDULES
1864 — 5,480,880 fr.
Montres et pendules représentent un total de 4,753,894 fr.
qui peut être aisément porté à 5 millions, puisque les déclarations sont toujours au-dessous delà >aleur réelle.
Dans cette exportation, Besançon, d'après sa production, doit avoir la plus grande part ; viennent ensuite les montres de Suisse, de sorte que Paris ne doit compter pour rien, quant aux montres. Mais pour les pendules, l'exportation lui appartient de droit, car c'est là que se trouve la grande fabrique vraiment universelle, puisqu'elle en envoie dans toutes les parties du inonde.
S i. — Angleterre.
On retrouve en Angleterre les mêmes divisions que dans les centres d'horlogerie suisse et français; seulement le travail y est différent. Les principaux centres de fabrication anglaise sont au nombre de quatre : Prescott, dans le comté de Lancastre; Londres, Liverpool, et enfin Coventry, dans le comté de Warwick. 11 existe en outre, dans une petite ville du comté de Southampton, à Christchurch, des fabriques de chaînes pour les fusées, qui fournissent l'Angleterre et plusieurs centres industriels étrangers.
C'est Prescot qui construit presque tous les blancs pour les autres fabriques, non-seulement pour les montres, mais aussi pour les chronomètres.
Les blancs de Prescott, qui ne sont pas à répétition, sont préférés à ceux de la vallée de Joux. Leur apparence est peutêtre un peu moins belle, mais les engrenages sont beaucoup mieux fails, les roues sont fendues au crochet et non à la fraise, comme en Suisse; la grosseur des pignons est mieux observée et le montage des roues sur les pignons s'y fait avec plus de soin. Quel que soit le centre anglais où parvienne le blanc, il y est traité à peu près de la même manière.
En général, la fusée est partout maintenue en Angleterre, et les blancs qu'elle reçoit de Suisse ont aussi la fusée, mais elle n'est pas taillée, les Anglais préférant exécuter ce taillage
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eux-mêmes. Il faut ajouter qu'ils sont très-habiles dans ce travail.
L'établissement des montres est conduit de même à Londres, à Liverpool et à Coventry, mais l'ouvrage offre cependant des différences notables.
L'horlogerie de Londres tient incontestablement le premier rang pour les pièces de luxe ; les produits en sont extrêmement soignés, et ne le cèdent en rien aux plus belles pièces de Genève et du Loele. Coventry fabrique au contraire une quantité énorme de montres de seconde qualité, comparables sous ce rapport, aux produits suisses, de la Chaux-de-Fonds. On y fabrique quelques blancs qui y sont terminés entièrement.
Liverpool tient le milieu entre les deux fabriques précédantes, et donne encore de très-belles montres pour l'usage civil, et même des montres de précision qui peuvent soutenir la comparaison avec celles de Londres.,
Les montres anglaises, a peu d'exeeplions près, sont toutes à fusée. On faisait beaucoup usage de l'échappement Dupleix autrefois; les Anglais, il faut l'avouer, l'ont toujours mieux construit que qui que ce soit, et ils en tiraient un bon parti. — Maintenant, ils emploient généralement l'échappement ù ancre, qui est plus commode à faire en fabrique et qui règle beaucoup mieux. Pour les montres ordinaires, il supporte une certaine médiocrité de construction, tout en donnant de meilleurs résultats que l'échappement Dupleix dans les mêmes conditions. En un mot, les échappements Dupleix et à cylindres sont devenus des exceptions.