VILLE DE PARIS. - INTRODUCTIONS CONSTATEES EN 1 878 ET
LES ALIMENTS
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logrammes de volaille et gibier, 16 millions de kilogrammes de beurre, 18 millions de kilogrammes d’œufs, plus de 22 millions de kilogrammes de poissons de mer et d’eau douce, entre h et 5 millions de kilogrammes de moules et coquillages, plus de 2 millions de kilogrammes d’huiles comestibles.
La table est abondamment servie. Le progrès étant analogue dans les autres pays civilisés, on peut dire que jamais l’humanité n’a plus et mieux mangé.
Elle ne manque pas non plus de boissons.
Pour ne parler que de la France, nous avons, pour les gourmets, les vins de Bourgogne, ceux de Bordeaux, le champagne; pour la consommation courante, les vins du Centre et du Midi; de la bière (il est vrai, en petite quantité); des cidres et des poirés en abondance (dans la Bretagne, la Normandie, la Picardie).
La France, en dépit du phylloxéra, est toujours, pour la quantité et la qualité, la première nation vinicole. La qualité de nos vins est due autant à l’habileté de nos vignerons qu’à l’excellence de nos cépages. Une vigne qui tombe pour longtemps dans d’inhabiles mains est compromise, sinon perdue. Le moindre malheur qui puisse lui arriver est de se voir déclassée. 2,600,000 hectares de vignobles, produisant en moyenne 21 hectolitres 1/2 à l’hectare, ont donné, de 1868 à 1877 inclusivement, un rendement de 56, 388, 000 hectolitres pour la France continentale seulement; nous avions encore, au début de cette période, l’Alsace et la Lorraine , dont 3oo hectares étaient
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couverts de vignes. La production était tombée, en 1873, à 35,770,000 hectolitres; en revanche, l’année 1875, dont la qualité a été médiocre, n’a pas donné moins de 83,632,ooo hectolitres. Voici les chiffres de 1878 et 1879: 1878, hectares plantés 2,342,488, rendement par hectare 2 1,0 5, total d’hectolitres récoltés 49,256,893; 1879, hectares plantés 2,3 00,6 49 , rendement par hectare 11,22, total d’hectolitres récoltés 2 5,8o6,2 43 (l).
La France tire de son vin une eau-de-vie sans rivale, dont la production s’élève à plus de 38 0,0 00 hectolitres. Elle tire de la mélasse, de la betterave et de différentes substances farineuses une quantité d’aicool dépassant 1 million d’hectolitres. Elle produit, en cidres et poirés, 1 million d’hectolitres et davantage.
La production de la bière ne dépasse pas 7,800,000 hectolitres. La production reste faible et subit même depuis quelques années une dépréciation, tandis que la consommation, au contraire, s’accroît rapidement. L’importation a atteint 3oo,ooo hectolitres, dont 2 3 0,0 00 provenant d’Alsace. Ce résultat n’est pas uniquement dû à la supériorité des bières importées. Notre bière indigène est d’excellente qualité, très appréciée par les consommateurs. Si elle prend si peu d’extension, cette situation fâcheuse tient exclusivement à nos lois fiscales; l’industrie de la bière n’est traitée