LEE
Fig. 8.
Je remercie MM. Hénon et Collet, mécaniciens du laboratoire, pour le soin qu’ils ont apporté à la construction de cet appareil.
Les clichés reproduits Planche I montrent la finesse des raies spectrales obtenues avec cet appareil.
La luminosité est grande, comme on le voit d’après les
indications relatives aux temps de pose.
Cristaux employés. — On emploïe avec succès, dans la méthode décrite, des lames de gypse et de mica. On peut utiliser également le quartz et la calcite, sous de grands rayons. La mauvaise qualité cristalline et la plasticité du sel gemme, nous y ont fait renoncer.
Mica.— La structure des micas a été étudiée aux rayons X en particulier par C. Mauguin. La maille élémentaire est un prisme clinorhombique; dans les plans de clivage ordinaires la maille adoptée est un rectangle centré, de côtés a et
b — av3, donc structure pseudo-équilatérale. L’axe c est normal à b, incliné sur a d'environ 160°. La valeur des constantes varie avec le type de micas. On a :
a 2 5À, b 2 où, cÆ 10À (a, c) -& 100.
IL est certain que de nombreux plans réticulaires ont des pouvoirs réflecteurs élevés ; on en trouve un grand nombre pas trop inclinés sur les faces de clivage, dont les constantes sont assez petites, et qui peuvent être utilisés dans la méthode considérée, En particulier le plan (o10) dans cette notation est normal à la face de clivage.
Nous avons souvent travaillé sur des plans pour lesquels :
RE x 2,00 4
Dans un article de Kikuchi (13) on trouvera quelques indications sur la structure de la muscovite et les constantes réticulaires d’un certain nombre de plans utilisables dans la
transmission. La notation de Kikuchi diffère de celle de C. Mauguin.
L'orientation du mica avant courbure se fait par rapport aux figures de choc et à la direction d'extinction entre nicols croisés.
L'existence de nombreux plans à pouvoir réflecteur élevé complique les diagrammes, puisqu'en effet peuvent paraître sur un même cliché une série de figures spectrales correspondant à divers ordres de réflexion pour un certain nombre de plans réticulaires en zone (l’axe de zone étant parallèle à l’axe du cylindre de courbure), ainsi que des figures plus ou moins obliques et floues correspondant à des plans obliques par rapport à l'axe de zone. La remarque est générale, mais la complexité est particulièrement grande pour les micas,
En outre, la ( structure mosaïque » est souvent marquée, même lorsque l’échantillon présente de bonnes qualités optiques (!).
Gypse. — Le gypse peut être employé avec succès même sous des courbures notables. Nous utilisons couramment des lames de quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur sous 20 cm. de rayon de courbure; mais on peut employer des épaisseurs beaucoup plus grandes sous de grands rayons.
La structure du gypse est bien établie (14) et a été déterminée aux rayons X par Onorato (15). D’après Des Cloizeaux la maille est un prisme clinorhombique à base rectan-
(:) D'une manière générale, les lames cristallines doivent être bien planes avant courbure et ne pas présenter trop d’éclats superficiels. Nous étudions leur qualité par les méthodes optiques ordinaires ; une analyse strioscopique donne souvent des informations précieuses. Dernièrement, M. Siecsaux (Ark. f. Mat. Astr. och Kys., 23-A, n° 12, 1, 1933) a établi un procédé interférentiel pour l'analyse des surfaces de clivage, qui peut rendre de grands services dans les méthodes où la perfection des faces est requise,
gle. Le plan de clivage ordinaire est le plan (a, c); best
perpendiculaire à ce plan.
On a :
== 049100 (ac) 0507 Di T10E0 C — 6,24
Nous travaillons ordinairement sur l’un ou l’autre des
plans normaux aux faces des lames : (oo1) ou (101) de la notation de des Cloizeaux (soit (100) et (101) de la notation de Herman Onorato) pour lesquels les distances réticulaires
sont respectivement 2,8 et 2,4 ne donc assez petites pour donner une bonne dispersion.
L'orientation du cristal se fait en se repérant sur les clivages secondaires, faciles à faire apparaître et à identifier.
Aspect général des spectres. — Si les hauteurs du cristal et du faisceau incident sont suffisantes, les clichés montrent des raies parasites obliques et floues dues aux plans réflecteurs qui ne sont pas parallèles à l'axe de courbure. On fait disparaître ces taches, au moins dans la région moyenne de la plaque, en diaphragmant la hauteur du faisceau avant le cristal.
Dans ce cas, si les rayons incidents tombent sur les normales aux faces sous des angles compris entre w, et u,, on observera tous les rayons réfléchis sur l’un des systèmes de plans réflecteurs parallèles à l’axe de courbure, qui correspondront aux longueurs d'onde, présentes dans le faisceau, et comprises entre
et
avec la condition
[ mi
+ et 24 étant les constantes relatives à ce système de plans, et n l’ordre de réflexion.
En pratique, le nombre des plans réticulaires qui peuvent intervenir est limité, et seulement quelques-uns ont en général des pouvoirs réflecteurs suffisants pour que les spectres correspondants apparaissent avec une intensité notable. La complexité du spectre s'accroît lorsque l’on fait osciller le spectrographe pendant les poses, ou quand le faisceau incident est largement divergent. On peut débrouiller les diagrammes par une étude semblable à celle des diagrammes de rotation complète, dans la méthode de Bragg appliquée à l’analyse cristalline ; l’axe du cylindre de courbure joue ici un rôle analogue à celui de l’axe de rotation.
En outre, on observe très souvent aussi des raies blanches qui sont dues à divers mécanismes de réflexions simultanées
sur deux systèmes de plans distincts.