‹ Extrait des notes d'un voyage d'exploration à la mer Morte, dans le Wady Arabah, sur la rive gauche de Jourdain et dans le désert de PalmyreChapitre 5 sur 18 · PAR HOMS, HAMAH, MAR GIRGIOS ET CHEIKH AYASCH · texte numérisé non relu

PAR HOMS, HAMAH, MAR GIRGIOS ET CHEIKH AYASCH

DE TRIPOLI A CHEIKH AYASCH ET KALAAT EL HOSSN.

De Tripoli à Cheikh Ayasch la route traverse une immense plaine cultivée et n'offre rien de particulier. Le trajet exige 6 heures.

Sortant de Tripoli par la porte du Nord, on arrive (2 heures 25) au Nabr el Bered, que l’on franchit à gué ou sur le pont. Depuis le Nabr el Bered, la route suit le bord de la mer pendant environ 43 minutes, puis se dirige vers Tell Kuleyat, qu’elle laisse à gauche (1 heure 40), traverse la rivière Akkar (50 minutes), et conduit au Wély de Cheïkh Ayasch (50 minutes).

Le meilleur lieu de campement est à environ cinq cents mètres dans l'ouest du Wély, près du Nahr el Kebir et au bord d’une source abondante.

Partant de ce point, on traverse à gué le Nahr el Kebir et lon se dirige obliquement vers le pied des montagnes. Pénétrant (1 heure 20) dans un ravin, la route suit le bord d’un ruisseau qu’elle abandonne bientôt pour monter vers un plateau vaste et aride. On arrive de la sorte (2 heures 40) au bord d’une grande plaine, dans laquelle on descend pour remonter ensuite au nord par un ravin, vers Kalaat el Hossn (1 heure), que l’on aperçoit une heure avant dy arriver.

DE KALAAT EL HOSSN A MAR GIRGIOS ET HOMS.

Sortant des souterrains qui donnent accès dans l'intérieur du château, on prend, à gauche de la porte, un sentier étroit et souvent difficile. Sa direction générale est au nord 60° ouest. Par des pentes rapides il conduit au fond du ravin, et bientôt, par une petite montée, au couvent de Mar Girgios.

Ce trajet exige 50 minutes.

Le couvent de Mar Girgios (Saint-Georges) est en grande vénération dans tout le pays, aussi bien auprès des Ansarieh que des Chrétiens. Il est le but de nombreux pèlerinages. Les moines grecs qui l’habitent sont hospitaliers.

De Mar Girgios à Homs la distance est de 8 heures pour des chevaux. On doit compter 9 heures ou 9 heures et demie pour des mulets chargés. ;

Quittant le couvent, on descend au fond du ravin, que l’on suit jusqu’à la plaine (46 minutes), resserrée en cet endroit, Traversant vers l’est cette partie de la plaine, on passe (41 minutes) le lit desséché en été du Nahr Rawib, qui sort des montagnes au nord et court vers le sud, puis on arrive au pied des versants qui bornent la plaine à l’est. Pour éviter les terrains marécageux, on devra les suivre jusqu’au moment où la route entre franchement dans la montagne. On laisse à gauche, sur un tertre, le village de Zeïbleh (20 minutes), puis (13 minutes), sur les dernières pentes, le Wély de Cheikh Soliman Sagga. Enfin on arrive (50 minutes) auprès d’une mare qui indique l'endroit où l’on va quitter la plaine pour entrer dans les montagnes.

La route, à partir de ce moment, traverse les derniers contre-forts qui inclinent vers le sud, et vont mourir dans une plaine dont les pentes septentrionales du Liban forment la limite sud. Elle franchit plusieurs ravins, puis conduit (1 heure 40) sur un plateau d’où l'on aperçoit le lac de l’Oronte dans le sud-est, et Kalaat el Hossn au nord 75° ouest.

Après avoir traversé un dernier ravin, on laisse à gauche, à une certaine distance, le village de Zweïreh, et l’on aperçoit devant soi un piton boisé, remarquable par sa forme et son élévation. C’est le Tell Blakst (B0 minutes).

Le village de Tell Blaksi se voit à environ 2 kilomètres au nord 52° est du Tell; celui de Ramel Hanz à la même distance au sud 75° est.

En approchant de Tell Blaksi on aperçoit très-distinctement la citadelle de Homs au sud 84° est.

Partant de ce point, la route suit d’abord le fond d’un vallon large et peu profond, qu’elle quitte bientôt (20 minutes) le laissant se diriger vers le nordest, tandis qu’elle continue directement vers Homs.

Une pente douce, au milieu d’une plaine aride et couverte de pierres basaltiques, permet d'arriver au village de Dalaboz (50 minutes) et de là (1 heure 50) à l’Oronte, que l'on franchit sur le barrage d’un moulin.

À partir de ce moment la monotonie de la route cesse entièrement, et l'on traverse des jardins d’une végétation remarquable où l’eau courante abonde et où l’on oublie volontiers l’aridité du pays que l’on vient de parcourir. On arrive de la sorte à Homs (50 minutes), où il est facile d’obtenir de planter sa tente dans l’un des jardins qui touchent extérieurement les murailles nord de la ville.

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