‹ Extrait du Projet de Paix PerpetuelleChapitre 130 sur 200 · SUB · texte numérisé non relu

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GHAPITBE I.

État de la question. .' .

Le lahkaa du gouvernement de Petogne £ût par ILieomite de Wielhorskî, et ksj^éfl^ûons qu'il y 91 joules, oont des piéœs katmetives pour fqpiîoaaqiie yondra fbnaer un pbm régulier pour la nefootede ce gouvemeuieut. Je ne connob persomie plus ea état de tracer ne plan que ini^néme^ qui joftQit.'aïux eounoisflaiices gcDérales ffiie ce travail exige toutes cdles du local et des détails particuliers , impossibles à donner par écrit, et néanmoins nécessaires à sa^ww pour apfMPoprier une «nslifiution an peuple auquel on la destine. Si Ton ne connolt à fiond la nelM^n pour laquelle on tmvaîlle , louvrage qu ou fera :pcmr idle , quelque exoeUent qu'il pnssse être :eia' kû-Aiémo $ péchera toujours par lapplicalion, et jbÂen plus on* eoce lorsqu'il s'agira d une nalÂon déjà tout instituai , dont les ^ùjte , les moeurs, l^s pr^ugés et los vices » sont trop emoidnés pour pouvoir être /aisément étouf* fis par des semences noiivj&lles. Une bonnç institutioa pour la Pologne ne peut être JWvrage que des Polom»s , ou de quelqu'un qui ait hifsà étudié sur les lieuiç

aSo GOUVERNEMENT DE POl-OGNE.

la nation polonoise et celles qui Ta voisinent. Un étranger ne peut guère donner que des vues générales, pçur éclairer non pour guider Tinstituteur. Dans toute la vigueur de ma tête je n aurois pu saisir Fensemblç de ces grands rapports. Aujourd'hui qu'il n^e reste à peine la faculté de lier des idées , je dois me borner, pour obéir à M. le comte Wielhorski et faire acte de mon zélé pour sa patrie, à lui rendre compte des impressions que m^a faites la lecture de son traT vail, et des réflexions qu'il m'a suggérées.

En lisant l'histoire du gouvernement de Pologne , on a peine à comprendre comment un état si bizarrement constitué a pu»subsîster si long^temps. Ungi*and corps formé d'un grand nojmbre de membres morts „ et d'un petit noiùbre de membres désunis, dontious les mouvements presque indépendants les uns /des. autres, loin d'avoir une fin commune, s'entre-détrui-» sent mutuellement, qui s'agite beaucoup pour ne rien faire , qui ne peut faire aucune résistance à quir conque veut l'entamer , qui tombe en dissolution cinq ou $ix fois chaque siècle, qui tombe en paralysie à chaque effort qu'il veut faire , à chaque besoin auquel il veut pourvoir, et qui, malgré tout cela , vit et se conserve en vigueur; voilà, ce me semble, un des j plus singuliers spectacles qui puisseiKt frapper un être pensant. Je vois tous les états de l'Europe courir à leur ruine. Monarchies, répii^liques , toutes ces na-r tions si magnifiquement instituées, tous ces 'beaux gouvernements si sagement pondérés, tombés en déi crépitude, menacent d'une mort prochaine; et la Po* logne, cette région déj>euplée , dévastée^ opprimée.

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