‹ Extrait du Projet de Paix PerpetuelleChapitre 164 sur 200 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

dédale immense où la mémoire et là raison se perdent . également.

Il faut faire trois codes : l'un politique , Tautrecivil i

et Fautre criminel; tous trois clairs, courts et précis

autant qu'il sera pos$ible. Ces codes seront enseignés \

non seulement dans les universités , mais dans tous les \

I collèges , et l'on n'a pas besoin d'autre corps de droit. ]

? Toutes les régies du droit naturel sont mieux gravées |

dans les cœurs des hommes que dans tout le fatras : de Justinien : rendez-les seulement honnêtes et verj tueux , et je vous réponds qu'ils sauront assez de droit. Mais il faut que tous les citoyens, et surtout . les hommes publics , soient instruits des lois positives de leur pays et des régies particulières sur lesquelles ils sont gouvernés. Ils les trouveront dans ces codes qu'ils doivent étudier; et tous les nobles, avant d'être inscrits dans le livre d'or qui doit leur ouvrir l'entrée d'une diétine, doivent soutenir sur ces codes, et en particulier sur le premier, un examen qui ne soit pas une simple formalité, et sur lequel, s'ils ne sont pas suffisamment instruite , ils seront renvoyés jusqu'à ce qu'ils le soient mieux. A l'égard du droit romain et des coutumes, tout cela, s'il existe, doit être ôté des écoles et des tribunaux. On n'y doit connôitre d'autre autorité que les lois de l'état \ elles doivent êti^e uni-^ formes dans toutes les provinces, pour tarir une source de procès ; et les questions qui n'y seront pas - décidées doivent l'être par le bon sens et l'intégrité des juges. Comptez que quand la magistrature ne sera pour ceux qui l'exercent qu'un état d'épreuve pour monter plus haut, cette autorité n'aura pas en eux

35o GOUVERNEMENT DE POLOGNE.

Tabus qu on en pourroit craindre, ou que , si cet abus a lieu , il sera toujours moindre que celui de ces foules de lois qui souvent se contredisent, dont le nombre rend les procès étemels , et dont le conflit rend également les jugements arbitraires.

Ce que je dis ici des juges doit s'entendre à plus forte raison des avocats. Cet état si respectable en luimême se dégradie et s'avilit sitôt qu il devient un métier. L'avocat doit être le premier juge de son client et le plus sévère : son emploi doit être , comme il étoit à Rome , et comme il est encore à Genève , le premier pas pour arriver aux magistratures j et en efiFet les avocats sont fort considérés à Genève et méritent de l'être. Ce sont des postulants pour le conseil y très attentifs à ne rien &ire qui. leur attire Timprobation publique. Je voudrois que toutes les fonctions publi<|ues menassent ainsi de l'une à l'autre , afin que nul ne s'arrangeant pour rester dans la sienne , ne & en fit un métier lucratif et ne se mit au-dessus, du ^i^ement des hommes* Ce moyen, remplirent parfaitement le vœu de feire passer les enfants des citoyens opulents par l'état d'avocat, ainsi rendu honorable et pas^^ger. Je développerai mieux cette idée dans un moment*

Je ^ois dire ici en passant, puisque cela me viràtà l'esprit, ' quil est contre le système d'égalité dans l'ordre équestre d'y établir des substitutiQus et des majorats. U fout que la législation tende toujours à diminuer la grande inégalité de fortune et de pouvoir . qui met tcop de distance entre les seigneurs et les simples. nobles, et qu'un progrès naturel tend toujours à augmenter. A l'égard du cens par lequel OQ

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