‹ Extrait du Projet de Paix PerpetuelleChapitre 183 sur 200 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

parviendroit enfin â vivifier toutes les parties de la Pologne, et à les lier de Élenière à né faire plus qu'un même corps, dont lé vigueur et les forces seroient au moins décuplée^ de ce qu'elfes peuvent être aujourd'hui, et cela avec l'avantage inestimable d'avoir évité tout changement vif et brusque, e% le danger des révolutions.

Vous avez une belle occasion de commencer cette opération d'une manière éclatante et noble , qui doit faire le plus grand effet. Il n'est pas possible que, dans les malheurs que vient d'essuyer la Pologne , les confédérés n'aient i*eçu des assistances et des marques d'attachement de quelques bourgeois, et même de quelques paysans. Imitez la magnanimité des Rololûns, si soigneux, après les grandes calamités de leur république, de combler des témoignages de leur gratitude les étrangers , les sujets, les esclaves, et même jusqu'aux animaux, qui durant leurs disgiftces leur avoieht rendu quelques services signalés. O le beau début, à mon gré, que de donner solennellement la noblesse à ces bourgeois et la franihise à ces paysans, et cela avec toute la pompe et tout l'appareil qui peuvent rendre cette cérémonie auguste, touchante , et mémorable ! Et ne vous en tenez pas à ce début*. Ces hommes ainsi distinguis doivent demeurer toujours les enfants de choix de la patrie. Il fiiut veiller sur eux , les protéger, les aider , les soutenir, fussent-ils même de mauyais sujets. Itfaut à tout prix les faire prospérer toute leâr vie, afin que, par cet exemple mis sous les yeux du public^ la Pologne montre à l'Europe entière ce que doit attendre d'elle

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dan^ ses «uccès quiconque osa Tassister dans sa dé^ tresse.

. Voilà quelque idée grossière et seulement par forme d exemple de la manière dont on peut procé* der, pour que chacun voie devant lui la route libre pour arriver à tout, que tout tende graduellement , en bien servant la patrie, au3& rangs les plus honorables, et que la vertu puisse ouvrir toutes les portes que la fortune se plait à fermer.

Mais tout n est pas fait encore , et la partie de ce projet qui me reste à exposer est sans contredit la plus embarrassante et la plus difficile; elle ofire à surmonter des obstacles conti^ lesquels la prudence et Texpérience des politiques les plus consommés ont toujours échoué. Cependant il fne semble qu'en s^gpposant mon projet adopté, avec le moyen très simple que j'ai à proposer, toutes les difficulté^ sont levées, toi|0 les abus sont prévenus, et ce qui sembloit foire un nouvel obstacle se tourne en avantage dans Fexécution.

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