CHAPITRE XI
De la mort dû corps politique:
TellQ est la pente naturelle et inévitable des gouveniements les mieux constitués. Si SpsLnet^t Rome ont péri, quel état peut espérier de durer toujours? Si nous voulons formée un établissement durable , ne songeons donc pointa le rendre éterneK Pour réussir , il ne faut pas tenter riâipossible , ni se flatter dé donner à Touvtage des hommes une solidité que les cko^ ses humaines ne comportent pas.
Le éorps politique, aussi bien que le corps de rhomme , commence à mourir dès sa naissance , et porte en lui-même les causes de sa destruction. Mais l'un et Tautre peuit avoir une constitution plus ou moins robuste et propre à le conserver plus ou moins loiïg-temps. La constitution de l'homme est l'ouvrage de la nature ; celle de l'état est l'ouvrage de l'art. Il ne dépend pas des hommes de prolonger leur vie , il dépend d'eux de prolonger celle de l'état aussi loin qu'il est possible, en lui donnant' la meilleure constitution