‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 117 sur 324 · DE LA SECTE STOÏQUE · texte numérisé non relu

DE LA SECTE STOÏQUE

Les diverses sectes de philosophie, chez les anciens, pouvaient ôtre considérées comme des espèces de religion*. Il n'y en a jamais eu dont les principes fussent plus dignes de l'homme, et plus propres à former des gens de hien, que celle des stoïciens; et si je pouvais un moment cesser de penser que je suis chrétien, je ne pourrais m'empécher de mettre la destruction delà secte de Zenon' au nombre des malheurs du genre humain.

Elle n'outrait que les choses dans lesquelles il y a de la grandeur : le mépris des plaisirs et de la douleur.

Elle seule savait faire les citoyens; elle seule faisait les grands hommes; elle seule faisait les grands empereurs.

Faites pour un nioment abstraction des vérités révélées; cherchez dans toute la nature, et vous n'y trouverez pas de plus grand objet que les Antonins^. Julien même,

1 .Onorros civilos : l'entre Marins et S\ lia ; 2* entre Ci^ar et Poin|K^e ; 5* entre les triumvirs et les meurtriers de César; 4' entre Octave et Antoine; 5'aprt'sla mort de Néron; 6* après celle de Commode ; 7* sous Valéi'ien et Gai lien.

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