‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 142 sur 324 · QU IL FAUT ABREGER LA PROCEDURE · texte numérisé non relu

QU IL FAUT ABREGER LA PROCEDURE

Los formâmes de la justice sont nécessaires à la liberté : mais le nombre en pourrait être si grand qu'il choquerait le but des lois même qui les auraient établies, les affaires n'auraient point de fin, la propriété des biens resterait incertaine, on donnerait à l'une des parties le bien de l'autre sans examen, ou on les ruinerait toutes les deux à force d'examiner.

Les citoyens perdraient leur liberté et leur sûreté ; les

1. La Franco, l'Autnche, l'Anglcterrc (ou peul-iilre la I*russe).

2, Il ne faut pour cela que faire valoir la n<)uv«'lle invention des milices établies dans presque toute l'Europe, et les porter au même excès que l'on a fait les troupes réglées.] — I^s troupes réglées sont les régiments de iiffne, qui se recrutaient par voie

€/e recrutemeat yoloniàira. Les

milices (organisées en France en 172<)) étaient recrutées par voie de tirage au sort parmi les hommes de seize à «luarante ans. Elles sont l'origine du système militaire actuel. Montesquieu a été singulièrement prophétique dans ce passage : il n'y a rien à y ajouter.

rien à en retrancher pour qu'il soit aujourd'hui admirablement vrai.

accusateurs n'auraient plus les moyens de convaincre, ni les accusés le moyen de se justifier*.

(Livre XXIX, chap. i.)

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