‹ Extraits de l'esprit des lois et des œuvres diversesChapitre 148 sur 324 · V\Aèov\vi \\îAV\V\vç\\^ ^ UacLie · texte numérisé non relu

V\Aèov\vi \\îAV\V\vç\\^ ^ UacLie

Alexandre.

CHARLES XIP

Ce prince, qui ne fit usage que de ses seules forces, C^ détermina sa chute en formant des desseins qui ne pouvaient être exécutés que par une longue guerre ; ce qu3 son royaume ne pouvait soutenir.

Ce n'était pas un État qui fût dans la décadence qu'il entreprit de renverser, mais un Empire naissant*. Les Mosco\ites se servirent de la guerre qu'il leur faisait, comme d'une école. A chaque défaite, ils s'approchaient de la victoire'; et perdant au dehors, ils apprenaient à se défendre au dedans*.

Charles se croyait le maître du monde dans les déserts de la Pologne, où il errait'», et dans lesquels la Suède était comme répandue, pendant que son principal ennemi se fortifiait contre lui, le serrait, s'établissait sur la mer Baltique, détruisait ou prenait la Livonie®.

1. Les deux cliapitres que nous donnons d'abord se suivent dans V Esprit des Lois et n'en forment qu'un en réalité, puis(|ue la fin tout entière du premier annonce et prépare le second. Nous donnons le texte des éditions de 1758 et de 1767, faites après la mort de Muntc^squieu, mais d'après ses notf's et ses corrections. Dans les

les deux chapitres sont interverlis.

t. Guerre c«nlre la Russie en i700.

3. Défaite des Russes à Narva, en 1700. Nouvelle défaite sur la Duna, en 1701.

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