Réorganisation de l'année moscovite v^v V\oy^o. V ^\^t
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éditions oriffiaales (iliS et 1749) 1 G. Caiv\v:\^tv<is ^Ve V\c^vsi «^c^vx^^
i/ESPRIT DES LOIS.
La Suède ressemblait à un fleuve dont on coupait les eaux dans sa source, pendant qu'on les détournait dans son cours*.
Ce ne fut point Pultova qui perdit Charles*: s*il n^avait pas été détruit dans ce lieu, il l'aurait été dans un autre. Les accidents de la fortune se réparent aisément : on ne peut pas parer à des événements qui naissent continuellement de la nature des choses 3?
Mais la nature ni la fortune ne furent jamais si fortes contre lui que lui-même*.
Il ne se réglait point sur la disposition actuelle des choses, mais sur un certain modèle qu'il avait pris : encore le suivit-il très mal. Il n'était point Alexandre; mais il aurait été le meilleur soldat d'Alexandre.
Le projet d'Alexandre ne réussit que parce qu'il était sensé*. Les mauvais succès des Perses dans les invasions qu'ils firent de la Grèce, les conquêtes d'Agésilas^, et la retraite des Dix Mille, avaient fait connaître au juste la supériorité .des Grecs dans leur manière de combattre et dans le genre de leurs armes ; et l'on savait bien que les Perses étaient trop grands pour se corriger.
Ils ne pouvaient plus affaiblir la Grèce par des divisions : elle était alors réunie sous un chef, qui ne pouvait avoir de meilleur moyen pour lui cacher sa servitude que de l'éblouir par la destruction de ses ennemis éternels, et par l'espérance de la conquête de l'Asie'.
les lieutenants de Charles. Fondation de Saint-Pétershonrg îi l'embouchure de la ISi'îva, en plein pays ennemi (1705).