La plèbe
G. Le trihunat militaire, au-
LE PEUPLE ROMAIN
qu'il aurait part à toutes, excepté à celle d' entre-roi^, 2" On décomposa le consulat, et on en forma plusieurs magistratures. On créa des préteurs* à qui on donna la puissance de juger les affaires privées; on nomma des questeurs' pour faire juger les crimes publics; on établit des édiles à qui on donna la police*; on fit des trésoriers*^ qui eurent l'administration des deniers publics; enfin, par la création des censeurs, on ôta aux consuls cette partie de la puissance législative qui règle les mœurs des citoyens et la police momentanée des divers corps de l'État^. Les principales prérogatives qui leur restèrent furent de présider aux grands États du peuple', d'assembler le sénat et de commander les armées.
o" Les lois sacrées établirent des tribuns qui pouvaient à tous les instants arrêter les entreprises des patriciens, et n'empêchaient pas seulement les injures particulières, mais encore les générales*.
4" Enfin les plébéiens augmentèrent leur influence dans les décisions publiques. Le peuple romain était divisé de trois manières, par centuries^, par curies*^ et
lifnm constdari imperio que de 4HA367.
1. Lois liciniennes (leges Licinine Sejrtiae), qui déclarèrent les plôliéiens éligibles au consulat, et probablement à toutes les magistratures (367). Si Vinlerrex demeura patricien, c'est sans doute à cause des fonctions religieuses allachées à cetle charge.
t. Tite-Live, décade I, liv. VLJ — Cliap. xLii. Création d'un prétour, qui pu in Urbe diceret, en ô(>(>. Sur toutes ces magistratures, voyez le Manuel des Institutions romaines de M. Bouché-Leclercq.
5. Quaestores parriddii. ( Pompon i us. li'g. 2, § », If. de Origine juris).] — Digeste, I, ii, 2, 22'. En réaliti* les questeurs semblent dat<.'r (b' r('|H)que royale. Les quaestores sont, .sous la responsabilité des consuls^ des enquêteurs et des
accusateurs, et, en uiêmc lonips, ont l'administration du trésor public.