Comiiiis centurialis
8. Création du tribunat de la plèbe en 494. 1/e pouvoir du tribun consiste uniquement, à l'origine, à porter secours {jus auxilii) aux plébéiens menacés par l'arbitraire (les consuls, et par suite à s'opposer absolument aux décisions des magistrats contraires à leurs protégés.
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par tribus*; et quand il donnait son suffrage, il était assemblé et formé d'une de ces trois manières.
Dans la première, les patriciens, les principaux, les gens riches, le sénat, ce qui était à peu près la même chose ^, avaient presque toute l'autorité; dans la seconde, ils en avaient moins ; dans la troisième, encore moins.
La division par centuries était plutôt une division de cens et de moyens qu'une division de personnes. Tout le peuple était partagé en cent quatre-vingt-treize centuries' qui avaient chacune une voix. Les patriciens et les principaux formaient les quatre-vingt-dix-huit premières centuries; le reste des citoyens était répandu dans les quatre-vingt-quinze autres. Les patriciens étaient donc, dans cette division, les maîtres des suffrages.
Dans la division par curies^, les patriciens n'avaient pas les mêmes avantages : ils en avaient pourtant. 11 fallait consulter les auspices, dont les patriciens étaient les maîtres; on n'y pouvait faire de proposition au peuple, qui n'eût été auparavant portée au sénat et approuvée par un sénalus-consulte. Mais dans la division par tribus il n'était question ni d'auspices ni de sénatuseonsulle, et les patriciens n'y étaient pas admis '^.
romain, à la fois géograpliique, religieuse, héréditaire et civile.
Mais il n'est pas absolument certain que la plèbe tout entière fût admise dans les comices par curies; il semble bien, en tout cas, que ces assemblées donnassent un avantage décisif aux patriciens.