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lieux où ils parlaient sont détruits : à peine trouverait-on aujourd'hui dans la Grèce trois mille hommes de guérie. » « Je ne décrirai point », dit Strabon *, « TÉpire et les lieux circonvoisins, parce que ces pays sont entièrement déserts. Cette dépopulation, qui a commencé depuis longtemps, continue tous les jours ; de sorte que les soldats romains ont leur camp dans les maisons abandonnées. » Il trouve la cause de ceci dans Polybe, qui dit que Paul- Ëmile, après sa victoire, détruisit soixante-dix villes de rÉpirc, et en emmena cent cinquante mille esclaves*.
(/(/., chap. XIX.)
Les Romains, en détruisant tous les peuples, se détruisaient eux-mêmes. Sans cesse dans Faction, TefTort et la violence, ils s'usaient, comme une arme dont on se sert toujours. (Id.f chap. xx, fragm.)
Les Romains, destructeurs pour ne pas paraître conquérants, ruinèrent Carthage et Corinthe ; et par une telle pratique ils se seraient peut-être perdus, s'ils n'avaient pas conquis toute la terre.
(Livre XXÏ, chap. xn, fragm.)
Je me trouve fort dans mes maximes, lorsque j'ai pour moi les Romains. (Livre VI, chap. xv, fragm.)